18 novembre 2018 à 11h – Atelier Grand Cargo (dix représentations jusqu’au 18 novembre)
distribution
écrit et mis en scène par Yves Robert
interprété par Blaise Froidevaux

écrit et mis en scène par Yves Robert
interprété par Blaise Froidevaux

écrit et mis en scène par Yves Robert
interprété par Blaise Froidevaux

écrit et mis en scène par Yves Robert
interprété par Blaise Froidevaux

écrit et mis en scène par Yves Robert
interprété par Blaise Froidevaux

écrit et mis en scène par Yves Robert
interprété par Blaise Froidevaux

écrit et mis en scène par Yves Robert
interprété par Blaise Froidevaux

écrit et mis en scène par Yves Robert
interprété par Blaise Froidevaux

écrit et mis en scène par Yves Robert
interprété par Blaise Froidevaux

écrit et mis en scène par Yves Robert
interprété par Blaise Froidevaux

écrit et mis en scène par Yves Robert
interprété par Blaise Froidevaux

30 juin 2018 à 22h15 – place devant le Grand Cargo
Un film écrit, réalisé et interprété par Guillaume Galienne. Avec aussi André Marcon, Françoise Fabian…
Le premier souvenir que j’ai de ma mère, c’est quand j’avais quatre ou cinq ans. Elle nous appelle, mes deux frères et moi pour le dîner en disant » Les garçons et Guillaume, à table ! ».
La dernière fois que je lui ai parlé au téléphone, elle raccroche en me disant » Je t’embrasse chérie ». Disons qu’entre ces deux phrases… il y a quelques malentendus!



Pour moi, Rolf Blaser n’est pas un homme à se laisser connaître dès les premières minutes. Certainement qu’il promène un monde bien à lui lorsqu’il traverse une rue, un jardin, une forêt ou le trottoir d’en face.
Si je parle du trottoir d’en face, c’est que nous avons été voisins durant plus de vingt ans. Moi dans le havre de mon appartement familial, lui avec son atelier souvent illuminé jusque tard dans la nuit.
De ma cuisine je discernais les fenêtres opaques de son lieu de travail éclairé par les flashs photographiques ou la douceur d’un éclairage régulier.
Ce qui se passait à l’intérieur restait un mystère, mystère qui s’ébréchait légèrement lorsque Rolf chargeait dans un véhicule une série de toiles emballées et destinées à la vente ou aux expositions.
En réalité, je ne connaissais de son travail que les œuvres exposées et jamais je n’avais pénétré dans son antre – c’était un voisin discret.
Malgré cela, on peut rapidement s’apercevoir que sa tranquillité dissimule un humour ravageur, un sens pointu de la dérision et un regard sur le monde exempt de toute innocence. Rolf est un caractère, un oeil acéré.
C’est avec un immense plaisir et une grande curiosité que j’ai enfin accédé à son atelier dans le but de préparer avec lui et Catherine Meyer l’exposition à l’Atelier Grand Cargo.
J’ai retrouvé dans les œuvres l’impression que l’homme m’avait laissée – l’absence de tricherie, l’intégrité, une ironie piquante et une place au rire, fut-il amer.
Le portrait que nous avons choisi pour l’affiche est loin d’être sombre.
Il restitue l’image d’un homme de notre temps fait de chairs et d’ombres, parfois de lumières et de transparences, de vie, de dépits et certainement de malice.
Ce visage est devant un fond rouge comme exposé à la curiosité du spectateur – comme le reflet de la propre interrogation de Rolf Blaser sur la marche du monde – peut-être est-il aussi chargé de la troublante ressemblance entre le portrait et le peintre.
Le travail de Rolf Blaser ne me laisse pas indifférent. Je ressens une impressionnante qualité, une précision du geste, le sens de la lumière et l’expression d’une humanité sensible.




Grâce à cette collaboration avec les CMC, nous rencontrerons deux musiciens, nous prendrons connaissance de leurs univers et nous chercherons à percevoir ce qui constitue leurs sensibilités artistiques.
Nous vous proposons de nous rejoindre dans l’aventure de la curiosité.

Bone music
C’est suite à leur découverte des Roentgenizdat lors de l’exposition «L’Utopie au quotidien. Objets soviétiques 1953-1991» présentée au Musée des Beaux Arts de La Chaux-de-Fonds que Florian Weiss et Nicolas Gurtner initient le projet «Bone Music», touchés et interpellés par cette fascinante page de l’histoire soviétique. Et, avant tout, par la force de volonté d’hommes et de femmes prêts à se mettre en danger pour accéder à l’écoute d’une œuvre de musique en particulier :
Les reproductions d’enregistrements illégaux étaient gravées clandestinement à partir d’originaux arrivant à St-Petersbourg. Ceci à l’aide d’anciennes machines servant à graver les vinyles. Le support quant à lui, le papier radiographique, était volé dans les poubelles des hôpitaux ou acheté puis découpé au format voulu et percé en son centre.
Distribués par quelques individus, les enregistrements étaient ensuite diffusés via les cercles familiaux ou d’amis. L’entreprise était extrêmement risquée, puisque les contrôles étaient fréquents et les peines sévères.
Il était donc tentant pour les deux musiciens de proposer la mise en contraste de ce que pouvait être l’expérience d’écoute d’une personne vivant en URSS à cette période avec leur propre expérience où l’accès à la production musicale mondiale est quasi absolu…
La musique de ce spectacle sera composée autour d’extraits audios, retravaillés, issus des enregistrements prohibés. Ces extraits feront partie intégrante des compositions et seront diffusés simultanément au jeu des musiciens.
Musiciens, qui, afin de mêler leur son à celui des enregistrements fatigués, useront d’un soutien électronique pour moduler les sonorités de leurs instruments respectifs.
La performance sonore sera soutenue par un visuel, et une scénographie auxquels sera portée une attention toute particulière.
Cette première collaboration avec l’Atelier Grand Cargo se déroulera sous la forme d’une résidence de quatre jours où le fruit du travail des deux musiciens sera présenté au public dans le lieu même de sa création.