exposition – du 10 juin au 28 juin 2026
mercredi – jeudi – vendredi de 16h à 20h
samedi – dimanche de 16h à 19h
vernissage le 10 mercredi 10 juin à 18h

Images traversantes, captées à grande vitesse, fixées dans l’immédiat par quelques gouttes de pluie.
Ici et là.
Sur la rétine, comme une petite torpille visuelle.
Le dessin : un habillage de ce résidu d’image, lesté par le crayon d’un peu de drame ajouté.
La couleur, pour la prochaine fois…
Anne
« C’est surtout quand mes yeux se ferment qu’ils voient le mieux ».
Catherine
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portfolio





les travaux d’Anne





les travaux de Catherine




éditorial – les passagères du monde
nos vies
Nos vies défilent selon la cadence des événements, les éblouissements se présentant et le silence réconfortant des nuits. Sans le savoir, nous sommes des points fixes ancrés sur un paysage face à un mouvement dont nous ne percevons pas le déplacement.
La préoccupation du lendemain guide nos pas et le quotidien s’inscrit dans la répétition des gestes, des amours, des haines et du désarroi.
Voyageurs, voyageuses immobiles, nous traversons nos existences, locataires d’une planète se déplaçant à une vitesse phénoménale dans le vide. De fait, nous ignorons les grandes lignes et l’empreinte de ce voyage, de tous les voyages, jusqu’à leurs destinations incompréhensibles.
C’est peut-être une des raisons de l’existence de l’art.
Ce moment particulier de création est l’instant où une personne humaine s’arrête et observe, consciente de son immobilité et de la fragilité du regard posé sur ce qui est autre, différent, beau, étonnant ou vivant.
Catherine Meyer et Anne Ramseyer ont réalisé cet acte d’attendre, de voir, puis de restituer les perceptions emmagasinées ou saisies par un appareil photographique ou par les traits nerveux d’un crayon déposés sur le papier. Assises dans le wagon d’un train, attrapant brièvement le défilement des paysages, la vibration statique des gouttes de pluie sur la vitre, le maussade ou la limpidité de l’air, elles dévoilent le singulier et personnel de chacune face à ce décor que l’on nomme le monde.
Ce monde est ce qui se voit, depuis la fenêtre, une montagne plus haute que les autres, une rue et ses lampadaires, une histoire rapportée par un ami et le silence propice à l’émergence de l’imaginaire.
Ce monde est multiple et sensible, il arrache le cœur dans les décombres des pays en guerre, apaise les âmes lorsqu’une main se tend, ruine l’avenir par l’intransigeance et la gloire des propriétaires, mais le monde reste le monde.
Je ne sais pas si la beauté sauvera le monde, comme l’affirment certains, par contre, je sais que la beauté existe et que ce miracle doit se partager, fût-il une petite parcelle oubliée ou une miette tombée sur le sol.
Nous accueillons au Cargo, durant le mois de juin, les travaux de Catherine et de Anne, deux passagères du monde.
biographies
- Catherine MeyerNée et et vit à La Chaux-de-Fonds « C’est surtout quand mes yeux se ferment qu’ils voient le mieux ».
- Anne RamseyerJe vis à Neuchâtel où je suis née en 1956 Depuis 2020, en liberté et en affinité avec les arts Enfance joyeuse, joueuse. Parents artistes. Sur le chemin de l’école… jusqu’au pupitre ; et des élèves qui dessinent.
les affiches et communicaton
format A0

format A3



