Dans un bar d’habitués, quelques clients s’attardent, échangent, refont le monde.
Ici les classes sociales et les générations se mélangent pour former un drôle de désordre. Le serveur prend part aux situations qui oscillent entre ennui et chaos.
Les personnages sont racontés à travers des dialogues absurdes, des monologues intimes et de scènes musicales complètement déjantées.
Camille Mermet, Clémence Mermet, Victor Poltier et Yves Robert
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en quelques mots
La Cie du Renard Bleu développe un projet théâtral au Grand Cargo qui sera présenté du 29 mai au 7 juin 2026 au théâtre ABC – La Chaux-de-Fonds et du 17 au 19 juillet 2026 au MRVT – Val-de-Travers.
Vous entrez dans une petite pièce, une chambre qui a l’air abandonnée. Une lueur bleutée éclaire l’endroit, on perçoit de la poussière dans l’air comme des petites étoiles qui flottent tout doucement dans le silence presque complet. Et puis une voix qui commence à vous raconter.
Une lecture à deux voix autour du livre Sous tes yeux les poches sont des bassines par la comédienne Dominique Bourquin et l’auteur du livre Dejan Gacond.
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à propos
Sous tes yeux les poches sont des bassines est un hommage à Markus Jura Suisse, cet érudit complètement dingue qui se baladait avec un sac rempli de couennes de fromages et qui acheta 147 fois le même livre pour le donner à ses connaissances.
Dominique Bourquin et Dejan Gacond interpréteront à deux voix ce texte publié en mai 2025 et réimprimé en septembre 2025 chez Label Rapace.
dates & horaires
vendredi 20 mars 2026 à 20h30
samedi 21 mars 2026 à 19h
l’affiche
un extrait
« Tu es le plus dandy des clodos aujourd’hui. Une veste brune en cuir, un pull fin à longues manches blanc, certainement en coton, au milieu duquel une écharpe noire nouée en mode cravate se balance avec candeur. Les cheveux soigneusement attachés qui laissent ton immense front se dégager. On devine un crâne épais qui protège un cerveau solide. Tes yeux bleus coupants. Qui lacèrent le réel de leur clairvoyance limpide. Qui arrachent des lambeaux de ciel étoilé. Sous tes yeux les poches sont des piscines, des bassines. Elles ont récupéré au fil des ans toutes les larmes de joie et de tristesse. Elles sont la mémoire aqueuse de tes perceptions. »
en résidence du 12 au 24 janvier 2026 – Atelier Grand Cargo – La Chaux-de-Fonds
en représentation le 21 janvier 2026 à 15h30 à l’Atelier Grand Cargo
à propos
Bouboule et Quatzieux n’ont aucune raison d’être amies. L’une est en échec scolaire et ne songe qu’à manger; l’autre est premier de la classe et soigne à l’excès son vocabulaire. Pourtant, ils ont un point commun qui les rend inséparables. Tous les deux ont le même tortionnaire. L’affronter, ils n y songent pas. Alors, ils l’évitent en se cachant dans un container, mais jusqu’à quand durera leur calvaire ?
résidence du 10 au 14 février 2025 – Arts de la rue
Notes d’intention
À partir de textes contemporains, pour des petites jauges, de nuit, sur un coin de trottoir, sous un lampadaire, un texte/un comédien, l’envie de jouer n’importe quand, n’importe où, sans convocation du public, sans autorisation, sans avoir sécurisé la zone. Jouer dans les interstices des événements, culturels ou non.
Les clochards disent ce qu’ils veulent, ils n’ont plus rien à perdre…
Mille nuits, ou regarder les grenouilles nager d’Yves Robert raconte l’histoire d’un homme qui attend depuis 999 nuits son amour dans la rue et qui parle de la ville, de la vie… une révélation ! Yves Robert est un auteur de théâtre suisse, il a eu plusieurs vies : techniscéniste (c’est comme ça qu’on appelle les régisseurs en Suisse), créateur lumière, metteur en scène… Il dirige un lieu, Le Grand Cargo à la Chaux-de-Fonds, dédié à l’écriture, au jeu et aux arts plastiques. Caché dans un quartier un peu abandonné, il se bat sans un sou pour aller rencontrer « d’autres publics » … Chacun de ses mots semble simple, accessible, mais à plusieurs, ils deviennent d’une poésie folle.
résidence du 24 au 30 juin 2024 – installation – vernissage vendredi 28 juin à 18h
Installation Sociale Poétique
Après avoir suivi pendant sept mois un parcours culturel et artistique organisé par l’association La Marmite, une quinzaine de personnes bénéficiaires de l’aide sociale présente la création collective qu’ils et elles ont réalisée avec l’artiste chaux-de-fonnier Lucas Schlaepfer. Aller à la rencontre de la culture, mener un processus de recherche et de création avec un ou une artiste, collaborer à la réalisation d’une forme artistique et la présenter au public sont les étapes clés des parcours mis en œuvre par La Marmite depuis huit ans. Mouvement artistique, culturel et citoyen, La Marmite agit pour l’accès à l’art et la participation culturelle ainsi que l’affirmation de la créativité, de la sensibilité et des savoirs de tous et toutes.
l’atelier avec Lucas Schlaepfer
Entre les sorties culturelles, le groupe a travaillé avec l’artiste Lucas Schlaepfer à la conception d’une création collective. Échanges et réflexions sur le thème du parcours, mais aussi sur des questions liées à l’identité ou au regard porté par le monde extérieur sur les personnes bénéficiaires de l’aide sociale ont donné naissance à une installation mécanique et interactive. Le groupe bénéficiera d’une semaine de résidence artistique au sein de l’Atelier Grand Cargo afin de terminer l’installation de sa création collective. L’œuvre fera l’objet d’un vernissage et sera visible durant trois jours.
horaires
Vernissage : Vendredi 28 juin à 18h00
Exposition visible les 29 et 30 juin de 10h00 à 17h00.
les sorties culturelles
La Marmite s’est associée au TPR – Centre neuchâtelois des arts vivants, au Théâtre du Passage, au Centre de culture ABC, au Musée des Beaux-Arts du Locle et au Centre Dürrenmatt pour proposer un parcours autour de la thématique de l’équivoque. Accompagné·es par les médiatrices Sylvie Pipoz et Ailén Bilat Giorgis, les 15 participant·es ont eu l’occasion d’assister à deux spectacles, de visionner un film, de visiter une exposition et de rencontrer un collaborateur de musée.
partenaires et soutiens
Avec le soutien de la Ville de La Chaux-de-Fonds, la Ville de Neuchâtel et le Service de l’action sociale du canton de Neuchâtel.
résidence du 3 au 8 juin 2024 – théâtre – texte de Pascal Nordmann
Pascal Nordmann à propos de Radio Fil-Info
Le contexte. Depuis quatre ans, de virus en invasions, de désastre en légères améliorations, de déluges en sècheresses, d’élections en démissions, l’auteur Pascal Nordmann commente l’actualité à raison d’une chronique chaque samedi.
L’action. Aujourd’hui, Pascal Nordmann, animateur de Radio de l’Air du Temps, reçoit Pascal Nordmann de Radio Fil-Info, dans les studios de l’air du temps. Une petite heure d’interview, interrompue par des dépêches d’actualité venues des quatre coins du monde.
Un contenu. L’occasion de se poser quelques questions sur le temps qui passe, les bouleversements de l’ordre des choses, mais aussi et surtout sur la manière d’informer de la marche du monde, de l’ordre des choses et des glissements de la tectonique du désastre.
Un constat. L’œil qui regarde, la bouche qui relate, ne sont jamais objectifs, c’est le grand malheur de l’information ! Mais Radio Fil-Info ne travaille qu’avec la réalité. Le réel, pur et simple, tel qu’en lui-même, livré entre vos deux oreilles. Radio Fil-Info met du sens là où il n’y en a aucun.
Interprétation. Durant cette heure de studio, l’acteur Pierre Barayre (Théâtre Hirsute, Montpellier), véritable caméléon, incarne une bonne vingtaine de personnages. Le premier Ministre d’Haïti, la reine d’Angleterre, un petit pois, dix-huit chiens romains, un accordéon, le grand reporter Yoseph Yessel, un peintre et une souris, la voix de l’ombre, Pascal Nordmann et Pascal Nordmann, ainsi que de nombreux autres.
Un chaos bien ordonné. Un chaos bien ordonné a besoin d’un grand ordonnateur précis, calme, tête froide et âme libre, sourcilleux lorsqu’il s’agit du réel. Le poète, écrivain et metteur en scène Yves Robert (Atelier Grand Cargo, La Chaux-de-Fonds) assume cette tâche avec sérénité et brio.
Radio Fil-Info et la vie devient une pomme dans laquelle vous pouvez croquer.
en amuse-gueule
Fil spécial par satellite, 3 juin 2023. En avion. Une cuillère à café, la Reine des abeilles et l’histoire humaine se rendent à New York en avion. ‘Je m’en vais offrir mon aide à la cafétéria des Nations unies.’ dit la cuillère à café. ‘Je vais exiger l’interdiction des substances qui déciment mon peuple.’ dit la Reine des abeilles. L’histoire humaine n’a encore rien dit. ‘Et vous?’ ‘Oh moi, j’irai boire des verres dans une boîte. Je chercherai quelqu’un avec qui passer la nuit. Il se peut que j’abuse quelque peu. On me ramènera à l’hôtel au petit matin.’
formation – Conservatoire du 12ème arrondissement et études universitaires (psychologie, lettres classiques et droit). Détenteur du CAPA (certificat d’aptitude à la profession d’avocat) obtenu à l’Université Paris 12. Titulaire du DE et du CA (diplôme d’état et certificat d’aptitude pour l’enseignement du théâtre)
parcours – Il est engagé en 1979 comme comédien- animateur par l’Atelier Théâtre de la Cité, organisme de gestion du Théâtre de Saint-Maur, implanté dans la salle des fêtes de la mairie. Il crée en 1985 la Comédie de St-Maur, qui deviendra la compagnie Pierre Barayre avec laquelle il joue et/ou met en scène plus d’une cinquantaine de spectacles à ce jour. En 2002, la ville de St Maur confie une résidence à la Compagnie Pierre Barayre au Théâtre d’Arsonval dont il devient directeur artistique, avec pour mission d’animer la salle avec une programmation originale, de pérenniser les ateliers théâtre qu’il avait créés en 1987 (200 élèves de la primaire à l’âge adulte) et d’organiser un spectacle par saison en plein air au Parc de l’Abbaye du Vieux Saint Maur avec les élèves préparant les concours des écoles nationales et régionales d’art dramatique de sa classe « Rêves en Chantier ». En 2006 il s’installe avec sa compagnie qui s’appelle désormais Théâtre Hirsute-Compagnie Pierre Barayre en Languedoc-Roussillon.et signe une convention d’animation en lycées et collèges avec la Scène nationale de Sète et du bassin de Thau. En 2009 il entre en compagnonnage avec le théâtre SortieOuest à Béziers. Sa compagnie a reçu le soutien de la commune de St-Maur, du département du Val de Marne, de l’ADAMI , l’aide à la création de la DMDTS pour un projet, l’aide au projet de la DRAC Languedoc Roussillon, l’aide à résidence du conseil général de l’Hérault en 2009 et signé une convention de partenariat pour 2010 et 2011 avec le département de l’Hérault. Parallèlement à ces activités il est chargé de cours à l’université Paul Valéry III Montpellier et antenne de Béziers en licence Arts du Spectacle, anime l’atelier théâtre adultes de SortieOuest, l’atelier artistique du lycée Henri IV de Béziers, le studio théâtre de la Scène Nationale d’Albi, l’option théâtre du lycée Bellevue d’Albi et celle du lycée Jean Moulin de Pézenas, de même que la classe à horaire aménagée Théâtre du collège de St-Juéry. Enfin il anime différents stages et ateliers dans le cadre de dispositifs départementaux ou régionaux.
Écrit en 1931 Tentative de description d’un dîner de têtes est un texte que ses anciens amis du groupe surréaliste n’auraient pas désavoué. À la fois irrévérencieux, drôle et grave, Jaques Prévert nous embarque dans un récit ou les scènes s’enchaînent et se superposent sur un mode quasi cinématographique. Un récit où l’auteur, non seulement nous raconte une histoire, mais il nous la raconte en la faisant voir. Comme à son habitude il joue avec le sens des mots, en invente, les contractes, emprunte au langage parlé, ironise et n’est pas en reste d’intention satirique. Bien qu’encré dans son époque par ses références, le texte résonne encore aujourd’hui comme s’il avait été écrit hier, et à y réfléchir, 1931 n’est-ce pas hier ? Et à encore y réfléchir, Jacques Prévert on croit le connaître, et pourtant… Dans ce récit il nous parle d’un monde qui se trouve être le nôtre encore aujourd’hui – et c’est comme si tout recommençait, comme si rien n’avait changé…
« Quand quelqu’un dit : Je me tue à vous le dire ! Laissez-le mourir. » J.Prévert
résidence du 8 au 19 janvier 2024 – Mathilde (marionnettes)
à propos de Mathilde
Mathilde choisit d’enregistrer ses souvenirs, les considérant comme des repères temporels immuables. Cette démarche devient une manière pour elle de lutter contre la disparition progressive de sa mémoire, une tentative de préserver des fragments de son passé qui s’évanouissent lentement.
Face à la fragilité de la mémoire qui s’estompe, elle se confronte à la question fondamentale de ce qui reste lorsque les souvenirs s’effacent, de quels souvenirs choisit-on de conserver.
Avec humour, tendresse et legerté, le spectacle dresse des fragment de la vie de Mathilde, ses souvenirs d’enfance, de ses éclats de rire avec son mari, ou encore de son histoire d’amour estivale avec une amie, l’histoire de cette femme se dévoile.
résidence du 8 au 13 avril 2024 – artiste de rue – seconde partie / sortie de résidence samedi 13 avril à 11h
à propos
Compagnie : ALORIZON – En résidence d’écriture : Du 25 au 31 mars et du 8 au 13 avril 2024
Lectures : Les 30 mars et le 13 avril – Rendez-vous à l’Atelier Grand Cargo – Cornes-Morel 13 / 2300 La Chaux-de-Fonds
Maintenant, il ne reste plus que quelques traces et détritus de cette histoire. Je balaie les souvenirs que chacun, chacune laisse sur son passage. Il y a des souvenirs qu’on aimerait pas chasser, qu’on aimerait garder au fond de nous. Laisser la propreté pour plus tard et se laisser bercer par les histoires que nous racontent les rues.
théâtre – tout public – projet de déambulation
coproducteurs / partenaires
29 avril au 3 mai : création, La Roseraie, Bruxelles (à confirmer) / Novembre 2024 : création, Le Lieu, Gambais, France
résidence du 1er au 5 avril 2024 – artiste de rue, acrobate et comédienne
informations provisoires…
p a r a d e d ’ i n t i m i d a t i o n a i g r e-d o u c e
c’est des éclats sous les pieds
une rangée de voitures amputées de leurs rétroviseurs
c’est le regard avant le poing
des morceaux de cristal contre un mur
c’est le son d’une bonbonne avant les yeux qui piquent,
le bruit d’une allumette avant le feu
c’est le pavé juste avant une vitre en verre
c’est le dernier kapla sur une tour instable
c’est l’odeur de la baston.
C’est une rencontre urbaine de quatre danseuses, circassiennes, comédiennes et celleux qui se sont retrouvé·e·s-là. Un gang de meufs polymorphe qui te regarde droit dans les yeux et qui t’invite à valser, capable de tout détruire sur leur passage sans jamais rien casser.
Une recherche artistique à partir de la question: Se défendre, c’est violent? et de la possibilité de s’accaparer la violence comme moyen d’action, de riposte. Et spécifiquement sur le moment « juste avant » d’y répondre. Ce laps de temps où rien ne s’est encore passé alors tout peut encore arriver.
résidence du 25 au 31 mars 2024 – artistes de rue – première partie
extrait
Maintenant, il ne reste plus que quelques traces et détritus de cette histoire.
Ces résidus deviennent témoins d’une résistance. Je balaie les souvenirs que chacun, chacune laisse sur son passage.
Il y a des souvenirs qu’on n’aimerait pas chasser, qu’on aimerait garder au fond de nous. Laisser la propreté pour plus tard et se laisser bercer par les histoires que nous racontent ces rues.
J’entends encore cette musique, qui résonnait dans tout le quartier ce mercredi soir. Je me souviens de ces bruits de bouchons qui éclatent et s’envolent. De ces rires clairs qui s’enivrent de joie.
Je les vois encore danser jusqu’au bout de la nuit.
du 22 au 25 mars 2024 résidence – Atelier Grand Cargo – La Chaux-de-Fonds
prose horizontale
Un masseur et des comédien.ne.s
Pour me confronter à la matière – car c’est l’élément central dans mon travail – j’ai choisi d’inviter un masseur sur scène avec des comédien.ne.s.
Quatre interprètes s’engagent dans une exploration à la fois physique et spirituelle. Ils sont accompagnés par un masseur, qui ne manque pas d’esprit non plus.
Mon texte « Prose horizontale » sert de base. Il est sans cesse nourri par le flux et le reflux des pensées et de la réalité de l’instant.
le travail a été nourri par les rencontres passionnantes suivantes
en résidence à la Comédie de Genève
Marie-Laure Amram – oncologue
Claudia Longchamp – spécialiste des démences séniles et d’Alzheimer
Solange Müller-Pinget – psychothérapeuthe
Sabine Pinget – fasciathérapeuthe
Thomas Richter – physiothérapeuthe et masseur
Delphine Rosay – praticienne de théâtre
par écrit, zoom, rencontre et téléphone
Eric Bonvin – formé initialement en anthropologie sociale et culturelle, psychiatre-psychothérapeuthe, formé en anthroposophie, hypnose et homéopathie et Directeur des hôpitaux du Valais
Jules Zimmerman – spécialiste en créativité
représentations
du 17 au 21 avril 2024 au Centre de culture ABC, Temple allemand – La Chaux-de-Fonds
résidence préparatoire le 10 février 2024 – théâtre
à propos
Que se passe t’il quand un designer d’esprit rencontre un praticien de la méthode action type ?
Entre neuro motricité, parole musique, un projet de show ?
De spectacles ?
D’expérience ?
Quoi qu’il en résulte une éveil ou un réveil va sonner pour le public. Jean-Charles Liechti et Nathanaël Morier croise leur chemin, leur passion, leur inspiration pour un projet commun unique et novateur. 1ère étape – rassembler les idées et le Grand Cargo sera le lieu d’incubation.
résidence du 23 au 28 janvier 2024 – résidence et deux concerts
à propos
« Sondage » combine humour, musique jazz, et une narration captivante pour célébrer la vie, l’amour, et la liberté. La pièce met en lumière la quête universelle de connexion et d’authenticité dans un monde dominé par les apparences et les attentes sociales. Ce travail s’établit avec des compositions originales du groupe.
en savoir plus…
« Sondage » est une comédie musicale jazz centrée sur Lady Bee, une chanteuse en quête d’amour et d’acceptation, confrontée aux attentes sociétales et à ses désirs personnels. Elle traverse diverses situations humoristiques et rencontres romantiques, ponctuées de chansons de jazz issues du répertoire de Broadway des années 1940-1960. La pièce est animée par un quartet composé de Lady Bee à la voix, Charles-Edouard Von Bourdon au saxophone, Jean-Baptiste de la Touche à la guitare, et Sammy Lasticot à la contrebasse, formant les « Epileptics ».
Le spectacle débute avec Lady Bee se préparant pour un rendez-vous, mais une série de mésaventures la retarde. Elle exprime ses frustrations et espoirs à travers des chansons telles que « Perhaps », « No Moon at All », et « Makin’ Whoopee ». Les interactions de Lady Bee avec plusieurs personnages masculins, notamment Jean-Baptiste et Sammy l’Asticot, révèlent les complexités des relations modernes.
Le spectacle explore des thèmes comme l’autonomie, la liberté personnelle, et les rôles de genre. Vers la fin, Lady Bee réalise qu’elle peut définir ses propres termes pour l’amour et la vie, un sentiment capturé dans la chanson « Love Me or Leave Me ».
représentations
samedi 27 janvier à 20h
Attention, au vu du peu de places encore disponibles
résidence du 13 au 15 décembre 2023 – Arts de la rue
Parce que la météo de décembre est ce qu’elle est… le Cargo offre durant trois jours un havre à Manu Moser et Élima Héritier pour la préparation de l’un des trois monologue clandestins de la série : sauvageries théâtrales nocturnes
Ça cause d’amour, d’humanité, avec empathie et simplicité. C’est direct, sans filtre, sans pudeur, sans vice et sans jugement.
Sur un bout de trottoir, un humain, presque une ombre, parle. Le corps abandonné raconte et discourt.
Et voici exposés, quelques morceaux de vie : amour, perdition, solitude, beauté, immigration, destruction, écologie, rêves et espoirs… Tout y passe.
Les clochards disent ce qu’ils veulent, ils n’ont plus rien à perdre…
Nora Rupp (1981), vit et travaille à Lausanne en suisse. Elle a étudié la photographie à l’École d’Arts Appliqués de Vevey. Depuis plus de dix ans, Nora Rupp développe et expose divers projets photographiques.
Depuis plus de 22 ans, j’explore l’autoportrait dans ma pratique photographique. J’utilise mon corps comme un outil pour me confronter à moi-même, à mes mécanismes, et questionner la condition des femmes dans notre société. Cette résidence est l’occasion pour moi d’explorer une nouvelle direction en questionner le regard que je porte sur mon propre corps de femme.
cinéaste Né en 1978 à Lausanne (Suisse). Formation à l’École de Théâtre Lassaad, Bruxelles. Formation comme réalisateur à l’IAD (Institut des Arts de Diffusion), Louvain-La-Neuve. Travaille en tant que cameraman, monteur, réalisateur, animateur et régisseur de théâtre à Lausanne
Cette résidence est l’occasion de travailler l’écriture et le recherche d’une forme pour mon film « Lettre à mes filles », essai cinématographique autour des séparations dans ma famille, et les absences des pères ainsi que la nouvelle relation que je tisse avec mes filles suite à ma propre séparation.
avec Jade Bärtschi, danseuse et AxelFernandez, comédien
à propos deMovimiento
MOVIMIENTO est une œuvre artistique d’émerveillement en cours de développement, conçue comme une maquette expérimentale en vue de sa version finale d’une heure.
Cette performance pluridisciplinaire mêle poésie, danse et théâtre pour explorer les cycles et les mouvements perpétuels de la vie, tout en abordant des sujets aussi bien adaptés à un public avisé que populaire. En explorant les mécanismes de l’univers, le spectacle nous transporte dans les méandres de la perception, pour marier l’ordre et le chaos.
Jade Bärtschi débute la danse en 2005 au Giant Studio à Neuchâtel et intègre la troupe à 7 ans. En 2011, elle intègre la compagnie de Jeune Talent de Résodanse Station, coaché par Maurizio Mandorino. Entre 2015 et 2018, participe à de nombreux stages intensifs à Londres, Le Havre et New York où elle apprend aux côtés de Seku Heru, Tony McGregor, Jana Hicks ou encore Max Stone. Touche à tout, elle maitrise des styles de danses urbaines et également académiques, notamment le contemporain. En 2018, elle intègre la prestigieuse école CobosMika Company en Espagne, qu’elle quitte prématurément à la suite d’un surentraînement. Pendant 4 ans, elle acquiert une conscience du corps et de l’esprit en développant ses connaissances en médecines alternatives et ancestrales, en philosophie et diverses sciences métaphysiques. En 2022, elle réintègre la compagnie de Résodanse Station afin de continuer à développer ses capacités au côté de Raphaël Berkane. Elle souhaite, entre puissance et douceur, mettre en lumière l’hyperempathie qu’elle vit quotidiennement.
Axel Fernandez Acteur, réalisateur, scénariste, monteur et metteur en scène, multitâches hispano-helvète qui voit le jour à La Chaux-de-Fonds en 1993. Il fait ses débuts au théâtre à 12 ans dans Candide de Voltaire mis en scène par Catherine Pauchard au Théâtre Populaire Romand et y suit des cours pendant 3 ans. Il part en 2012 étudier l’art dramatique et le cinéma à Paris, finissant diplômé du Cours Florent, puis de l’Actors Factory. Il joue au théâtre dans le Rocky Horror Picture Show, Cabane de Floriane Facchini, à la TV dans Modern Family, L’alerte de Moïra Pitteloud, et dans de nombreux court métrages tel le très récompensé Blind Date à la Juive d’Anaëlle Morf. Il suit des stages de clowns, d’anglais, puis d’écriture dramaturgique avec la script doctor Pascale Rey qui sélectionne son court métrage La Gomme pour être présenté en janvier 2023 lors d’une projection à la SACD à Paris. Cinéphile, autodidacte, il écrit et réalise une trentaine de court-métrages, sketchs et vidéos, certains récompensés et visibles en accès libre sur internet. Actuellement, il travaille sur le prochain spectacle de Juliette Vernerey en tant qu’assistant à la mise en scène. Créateur hyperactif, il souhaite développer des narrations qui se veulent divertissantes et universellement humaines.
le 6 octobre 2023 à 19 h – texte Pascal Nordmann – avec Pierre Barayre, Bernard Colin et Violaine Vérité
à propos des danseurs
L’écriture de Pascal Nordmann contient les envoûtements des torrents de montagne, une eau claire qui s’élance dans le vide et affronte les rouleaux de la cascade. On est surpris de sa vivacité et encore plus, on est ému par son étrange limpidité dévoilant que la poésie peut faire théâtre.
Dans Les Danseurs, Nietzsche et Haendel, personnages intemporels, devisent sur ce qui fut le monde, sur ce qui est le monde et quelle place leur sera réservée dans le monde à venir, dans un monde à chaque fois ailleurs. Ils s’étonnent des ruptures, des vides, des départs, des vertiges, s’inquiètent de la place qu’occupent les hommes dans tout ce bazar, de la place des objets, des désirs et tout ce qui fait que le monde reste le monde.
Ce quotidien se déroule sous le regard et la tendresse d’une servante, une voix singulière qui rapporte l’usure, la vieillesse, les choses perdues, ou à perdre, les recommencements et les nécessaires gestes sans lesquels, l’humain ne serait plus l’humain – « Un grand voyage que le voyage de l’éponge sur le dos de l’homme ».
extraits de la première scène
Nietzsche : Lorsque je suis né, l’on tricotait encore les caleçons à la main. Très vite, ça a changé mais lorsque je suis né, les mains filaient les mailles des caleçons. C’étaient de petits poissons fendant une eau tiède, ces mains dans la laine, ces mains qui tricotaient les caleçons. Plus tard ça a changé. Comment ne pas le voir? Comment ont-ils pu ne pas le voir que s’ouvrait un horizon plein de rumeurs? Plein de charges, plein de responsabilités. Cela se voyait, la responsabilité qui venait dans les caleçons et comment on les tricotait puis ne les tricotait plus mais des machines s’en chargeaient. L’homme changeait. Il était capable de transférer à la matière le travail qu’il désirait faire sur la matière. Il fabriquait des objets à son image. Cela annonçait la venue des temps de la responsabilité. Comment ont-ils pu ne pas le voir?
Haendel : Lorsqu’ils ont joué ma musique pour les grandes eaux, ma petite musique pour les grandes eaux, j’étais terré derrière le théâtre. Je l’avais écrite en trois semaines seulement. Si peu de temps, c’est un exploit pour une musique de cette durée. Lorsqu’ils l’ont jouée, ma petite musique pour l’eau, je n’en croyais pas mes oreilles. Ils jouaient cette chose, ils allaient tirer un feu d’artifice. Tout cela, ils le faisaient comme je l’avais voulu, au bénéfice du grand hôpital de la ville. Cette musique splendide allait résonner pour ce qu’il y a de plus misérable. Ma tête tournait. J’avais l’impression que les étoiles les plus hautes, les plus chaudes, étiraient leurs doigts jusqu’à la terre, que le plus haut et le plus bas allaient s’épouser, pour qu’il en sorte je ne sais quel monstre. Je ne savais plus si je devais avoir peur, me réjouir ou avoir peur.
La servante : Un grand voyage que le voyage de l’éponge sur le dos de l’homme. De l’omoplate de l’homme à l’omoplate de l’homme, distance plus grande que la distance d’un pôle à l’autre. Tropique plus périlleux que Capricorne, que Cancer que la ligne médiane qui, de la nuque au fond, parcourt l’homme telles les dorsales fumantes du fond des océans. Car l’homme est grand parce qu’il n’est pas un. Car l’homme à lui tout seul est l’oiseau, la roche, la vague, le volcan. Car lorsque vous démontez l’homme, ce sont mille mondes que vous trouvez. Mille collines, mille serpents, mille éclairs. Car l’homme est fait de tout et tout est dans l’homme.
Pascal Nordmann a vécu entre Genève, Paris et Detmold, dans le nord de l’Allemagne, où, en 1986, il fonde une compagnie de théâtre, le « Chairos Theater », qu’il dirige durant dix ans et pour laquelle il écrit des textes, met en scène et crée décors et accessoires.
distribution
Pierre Barayre, Nietzsche Après des études en lettres classiques, psychologie et droit, certificat d’avocat en poche, il opte pour une carrière de comédien, metteur en scène, pédagogue. Il participe depuis les années 80, en free lance ou avec sa compagnie, à de nombreuses aventures théâtrales, souvent autour de nouvelles écritures. Il dirige durant une vingtaine d’années la Comédie de Saint-Maur Val de Marne et ouvre des ateliers de théâtre fréquentés par de nombreux élèves de l’Est parisien. Dans les années 2000 il s’installe dans le sud où il fonde le Théâtre Hirsute. Parallèlement à ces activités, il est chargé de donner des cours dans différentes universités et anime multiples stages et ateliers dans le cadre de dispositifs départementaux ou régionaux.
Bernard Colin, Haendel Bernard Colin se forme auprès des chercheurs de théâtre des années 70. Il fonde la compagnie Tuchenn au début des années 80 puis l’Aire Libre, théâtre de la périphérie rennaise consacré aux formes contemporaines, qu’il dirige pendant cinq ans. À partir de 1995, il se spécialise dans l’adaptation de textes marquants de la littérature et de la poésie contemporaine. Son travail de création est caractérisé par une attention particulière portée aux acteurs, et une relation de grande proximité avec le public. Il dirige un organisme de formation aux métiers du spectacle (Studio Té) et a co-fondé en 2013 la compagnie Le P’tit Denfert avec Violaine Vérité.
Violaine Vérité, la servante Violaine Vérité débute le théâtre à Paris en 1972, sous la direction artistique d’Eduardo Manet avec qui elle travaille jusqu’en 1980. Elle s’installe ensuite à Montpellier et collabore avec diverses compagnies et metteurs en scène de la région. En 2006, elle rejoint Tuchenn, en Bretagne. À partir de 2009, elle impulse au sein de la compagnie des productions autour de la thématique des destins de femmes. Dans cette optique, elle se consacre à l’adaptation et à l’interprétation de textes de la littérature contemporaine : Michèle Desbordes, Marguerite Duras, Annie Ernaux, Carole Martinez, Flavia Perez. En 2013, elle crée la compagnie Le P’tit Denfert avec Bernard Colin.
en résidence du 7 août au 3 septembre 2023 à l’Atelier Grand Cargo
en vrac…
réadaptation et expérimentation vers une nouvelle version du spectacle Carmen – Théâtre Frenesi.
Un spectacle musical inspiré de la nouvelle de Prosper Mérimée et de l’opéra- comique de Georges Bizet. Une version comico-lyrique, revisitée par une secrétaire de garage.
en résidence du 12 au 16 juin 2023 – seconde partie
distribution
Idée originale, texte et jeu – Elise Perrin Complicité artistique, musique et jeu – Noé Forissier
à propos
2053 est une tentative d’agir sur le monde en imaginant un futur lumineux. La forme choisie est celle d’un bulletin d’information de l’an 2053. Imaginons qu’à cette époque, le capitalisme soit de l’histoire ancienne et que le vivant ait repris le pas sur les écrans. L’actualité est donc diffusée grâce à des troubadours en chair et en os, parce que c’est bien plus sympathique. Justification un peu légère ? Non, car dans ce monde postcapitaliste, les valeurs ont été complètement redéfinies. Il s’agit là de mutations cognitives absolument inédites : on cherche avant tout à prendre plaisir à ce qu’on fait; l’accumulation de biens matériels est dénuée de sens et on a tordu le cou à l’oiseau de malheur du téléjournal qui s’est réincarné en journal vivant.
Note d’intention
J’ai de plus en plus de difficulté à imaginer un futur qui ne soit pas sombre et destructeur. Mon imagination se heurte à des murs et tombe dans des trous béants. Tout me crie : un avenir meilleur, c’est impossible, regarde, une autre guerre a éclaté. Saisie par l’urgence grandissante d’inventer des alternatives, j’écris ce spectacle pour reprendre espoir, car le théâtre permet de traverser les murs et d’enjamber les trous noirs.
Il est urgent que nous nous frayons une issue hors du capitalisme et de la destruction du vivant. L’imagination ne suffira pas, mais elle est le point de départ du changement. Je rejoins bell hooks quand elle écrit que « ce que nous ne pouvons pas imaginer ne peut pas devenir réalité. » Avec 2053, j’aimerais tracer de nouveaux sentiers vers l’utopie, pour revenir sur mes pas et pouvoir affirmer : regarde, il y a un passage ! Sans m’encombrer de fausse modestie, puisqu’au théâtre le vrai peut être faux et le faux devenir vrai, j’aimerais relever le défi de l’optimisme et de prendre le risque de la prophétie.
Elise Perrin, directrice artistique de Jeanne & cie
résidence – sortie de chantier le 26 mai 2023 – 15h devant le Cargo
écrire pour l’espace public
avec Laura Dahan et Cécile Meignen, comédiennes, metteuses en scène, auteures, co-directrices artistiques de la Cie Les Fugaces.
« Comment écrire pour l’espace public ? Comment trouver l’équilibre entre la partition écrite, prévue, et une part d’improvisation inévitable ? Comment la notion d’écriture concerne le texte mais aussi l’implantation dans l’espace ? Quelle textualité peut passer l’épreuve de la rue, pour quelle jauge, et comment parler en se déplaçant ?
Lors de ce module, nous partagerons avec vous nos outils et notre expérience d’écriture pour l’espace public. En parallèle, nous vous accompagnerons dans la quête de ce que pourrait être votre écriture propre. L’objectif, au terme de la semaine, est que chacun·e ait découvert et commencé à développer son langage artistique unique et original. Le défi de l’écriture pour l’espace public est de trouver l’équilibre entre la précision de la langue et la disponibilité pour le « présent » et les imprévus de la rue. L’enjeu sera de produire une langue théâtrale renforcée par l’agitation de l’espace public, et non déforcée ou annulée par celle-ci »
vendredi 5 mai 2023 à 19h et vendredi 12 mai 2023 à 19h
à propos de cette résidence
Hier soir, le Grand Cargo a accueilli la première réalisation en résidence de l’auteur Michel Beretti : Où vont les paroles quand le vent les emporte ? Cette soirée passionnante et émouvante nous oblige à poser la question suivante : Où va le miracle du théâtre quand les lumières s’éteignent ? La réponse est peut-être ? … Dans nos cœurs. Porté par l’auteur lui-même et la voix magique de Djénèba Coulibaly, ce récit, commençant par la description de la bipédie, trace une route dans les déserts, d’abord celui de la nature, puis celui des hommes. Mais les sentiers escarpés et les chemins solitaires sont faits de rencontres et de partages, de ces petits riens qui font humanité, de ces gestes boussoles qui redonnent un cap à nos vies. L’écriture de Michel Beretti est précise et claire, elle fixe les situations et les émotions sans jamais égarer le spectateur vers des envoûtements factices. La fiction rejoint le théâtre et ce théâtre se charge de réel, les spectateurs deviennent témoins, alors les ombres, un instant émergées de la nuit, s’incarnent en figures humaines. À la fin de la représentation, le regard sur l’autre a changé… Là est le miracle du théâtre.
première partie – causerie
Jatigiya
de Michel Beretti au Cargo le 12 mai 2023
Jatigiya (« hospitalité » en bambara) présente un visage du Mali différent de celui auquel habituent les médias. La causerie est émaillée de contes brefs, d’échanges avec le public sur la sinankunya, la « parenté à plaisanterie » destinée à éviter les conflits, sur le tissage des liens symboliques dans la société mandingue pour laquelle l’individu ne peut exister seul, de l’histoire de notre griotte Sakiliba qui chante l’éloge de mon épouse et le mien.
Jatigiya éclaire aussi le croisement des regards des Dogons avec celui des ethnologues, expose l’énigme scientifique de leur observation astronomique de Sirius, raconte le code moral du pulaaku et la culture de la Beauté des Peuls, éleveurs hors pair dont leurs vaches sont les parentes, et la recherche des carnets du major Laing, premier voyageur occidental ayant atteint Tombouctou. Dans le dialogue avec le public, seront évoqués les maux dont souffre le Sahel.
Michel Beretti
seconde partie – lecture spectacle
Où vont les paroles quand le vent les emporte ?
de Michel Beretti – captation publique au Cargo le 12 mai 2023
par Michel Beretti etDjénèba Coulibaly (voix enregistrée)
Petit traité de la marche au désert, ou propos sur la bipédie qui permit aux hominidés de sortir d’Afrique, Où vont les paroles quand le vent les emporte ? est un texte de fiction assemblant des faits réels et des situations vécues par l’auteur au Sahel.
Au désert, la nuit, un groupe d’hommes et de femmes épuisés marche vers une frontière de sable. Rencontre de hasard où le narrateur croise 21 destins, tous différents, tous semblables devant l’épreuve : Bachir, Koundou, Oluwakémi, Aboubakar devenu Abdoulaye en changeant de pays… Dans ce récit, le narrateur accueille la voix d’une jeune femme, tantôt adulte, tantôt petite fille, traversée par une autre voix, celle d’une mère folle, qui raconte l’excision, le mariage forcé et l’empoisonnement du mari.
La jeune comédienne malienne Djénèba Coulibaly prête à Fatime sa voix enregistrée à Bamako.
Michel Beretti est philosophe et linguiste de formation (Université de Genève), est l’auteur de nombreux textes, pièces, adaptations, traductions et livrets d’opéra, représentés en Europe et en Afrique. Ses pièces sont souvent précédées d’enquêtes d’immersion sur le terrain ou dans les archives.
Deux survivants d’Hiroshima, les Hibakushas, s’entretiennent avec Robert Oppenheimer, considéré comme le père de la bombe atomique. Un scientifique de génie, idéaliste et psychologiquement fragile. Passionné de culture, grand connaisseur de la poésie, il lit la Baghavad Gita dans le texte et s’exprime dans un français parfait, Oppenheimer s’est interrogé – trop tard – sur sa monstrueuse création. Par-delà la mort, il discute et argumente avec les victimes de la bombe A.
À l’heure où ce personnage fascinant revient sur le devant de la scène, à travers des livres et bientôt un biopic que lui consacre le cinéaste Christopher Nolan, sorti sur les écrans cet été… cette rencontre improbable donne lieu à des points de vue qui s’affrontent : une Hibakusha révoltée, un ancien médecin Hibakusha qui cherche la paix et le physicien américain, particulièrement maltraité durant le Maccarthysme pour s’être opposé à la bombe H. Une réflexion sur les armes de destruction massive et la politique, sur l’éthique, la mémoire, sur des points de vue irréconciliables.
La pièce a été écrite pour les 50 ans d’Hiroshima en 1995. C’est la première fois qu’elle est présentée en lecture-spectacle.
Écrivaine prolifique, Bernadette Richard est née à La Chaux-de-Fonds, où elle a passé une enfance malheureuse et une adolescence calamiteuse. Elle veut entrer dans la presse, sa famille l’en dissuade, devient bibliothécaire, alors qu’elle veut être journaliste.
Hibakushas Oppenheimer : l’arme atomique brûle les planches du Grand Cargo
De toujours, l’écrivaine et journaliste Bernadette Richard se passionne pour l’atome, à son usage et ses conséquences. Née au début de la Guerre froide et du maccarthysme elle baigne, durant toute sa jeunesse, dans la propagande pro et antinucléaire et sous la menace d’une destruction totale de la planète en cas de guerre atomique.
Pour mémoire, son roman Dernier concert à Pripyat, publié aux Éditions L’Âge d’Homme peu avant la guerre d’Ukraine, se déroule dans la zone sinistrée de Tchernobyl. De sa plume, surgit à présent une pièce de théâtre écrite en 1995, pour les 50 ans d’Hiroshima. Elle n’a jamais été jouée. Cependant, à l’heure où Vladimir Poutine et quelques puissances possédant l’arme atomique, brandissent le péril nucléaire, elle est plus que jamais d’actualité. C’est pourquoi, ce soir et demain, Caroline Althaus, comédienne lausannoise et professeure au Théâtre Montreux Riviera, Emmanuel Moser comédien, directeur artistique de La Plage des Six Pompes et du Centre de Compétences et de Création Helvétique des Arts de la Rue, et Yves Robert metteur en scène, auteur de plus de 20 pièces de théâtre et de romans adaptés pour les planches, nous proposent une lecture-spectacle, « bien sentie », de ce texte.
Sous forme d’entretien, Hibakushas Oppenheimer nous rappelle non seulement les motifs fallacieux pour lesquels les villes de Nagasaki et Hiroshima furent détruites, mais également l’enfer vécu par les survivants. Deux Hibakushas, comme l’on nomme les rescapés de ce massacre, s’entretiennent avec le spectre de Robert Oppenheimer, père de la bombe atomique et scientifique de génie idéaliste et psychologiquement fragile. Opposant à la bombe thermonucléaire – Bombe H –, malmené par sa conscience et la chasse aux sorcières maccarthyste, il tente maladroitement de justifier sa découverte et ses dégâts irréversibles. Une réflexion sur une arme de destruction massive, sur la politique, sur la réécriture de l’Histoire et sur les manipulations dont les Êtres Humains sommes les victimes.
Dunia Miralles
cahier disponible
captation publique
hibakushas oppenheimer de Bernadette Richard
captation publique lecture par Caroline Althaus, Manu Moser et Yves Robert
en résidence du 20 au 24 mars 2023 à l’Atelier Grand Cargo
représentation de sortie de chantier – jeudi 23 mars 2023
18h devant le Cargo – entrée libre – chapeau – sans réservation
à propos
Radio Michel, une émission animée par Michel et Eddy, qui se déroule dans la cour de la maison de repos » les Magnolias ». On y découvre des résidents.e.s qui parlent de leur fin de vie, de leur passions, de leur quotidien…
« Un thème difficile à traiter car chargé en émotion, ce qui m’a amené à l’aborder avec tendresse, légèreté, poésie et amour. Afin de rendre un spectacle de rue touchant, drôle, qui rend l’invisible visible en donnant la parole à celles et ceux qui d’habitude ne parlent pas. »
Inspiré de l’univers des radios locales belges Strip-Tease et Radio Chevauchoir.
Idée originale : Benjamin Hubin
Aide à l’écriture et mise en scène : Jean-Michel Distexhe
Création marionnette : Niels Gryspaert
Conception Décors : Jean-Paul Jeunieaux assisté de Claudine Jeunieaux
Conseil dramaturgie : Nicolas Turon
Musique et Jingles : Martin Daniel ; Benjamin Hubin ; sélection de disques wallons par dj soFa
Avec les rencontre et témoignages de : Louis et Marie-Louise Lecompte ; Josiane Blanchart et ses amies ; Guy Dauvillée ; Jacqueline Lemaire ; Madame Piette ; Rachid Boukili ; Lauwrence ; Marie-Victoire Jaquet.
Ce spectacle est dédié à la mémoire de Claude Tilleul & Josiane Blanchart.
en résidence du 6 au 10 février 2023 à l’Atelier Grand Cargo
Idée originale, texte et jeu – Elise Perrin
Complicité artistique, musique et jeu – Noé Forissier
à propos
2053 est une tentative d’agir sur le monde en imaginant un futur lumineux. La forme choisie est celle d’un bulletin d’information de l’an 2053. Imaginons qu’à cette époque, le capitalisme soit de l’histoire ancienne et que le vivant ait repris le pas sur les écrans. L’actualité est donc diffusée grâce à des troubadours en chair et en os, parce que c’est bien plus sympathique. Justification un peu légère ? Non, car dans ce monde postcapitaliste, les valeurs ont été complètement redéfinies. Il s’agit là de mutations cognitives absolument inédites : on cherche avant tout à prendre plaisir à ce qu’on fait; l’accumulation de biens matériels est dénuée de sens et on a tordu le cou à l’oiseau de malheur du téléjournal qui s’est réincarné en journal vivant.
Note d’intention
J’ai de plus en plus de difficulté à imaginer un futur qui ne soit pas sombre et destructeur. Mon imagination se heurte à des murs et tombe dans des trous béants. Tout me crie : un avenir meilleur, c’est impossible, regarde, une autre guerre a éclaté. Saisie par l’urgence grandissante d’inventer des alternatives, j’écris ce spectacle pour reprendre espoir, car le théâtre permet de traverser les murs et d’enjamber les trous noirs.
Il est urgent que nous nous frayons une issue hors du capitalisme et de la destruction du vivant. L’imagination ne suffira pas, mais elle est le point de départ du changement. Je rejoins bell hooks quand elle écrit que « ce que nous ne pouvons pas imaginer ne peut pas devenir réalité. » Avec 2053, j’aimerais tracer de nouveaux sentiers vers l’utopie, pour revenir sur mes pas et pouvoir affirmer : regarde, il y a un passage ! Sans m’encombrer de fausse modestie, puisqu’au théâtre le vrai peut être faux et le faux devenir vrai, j’aimerais relever le défi de l’optimisme et de prendre le risque de la prophétie.
Elise Perrin, directrice artistique de Jeanne & cie
en résidence les 10 et 11 décembre 2022 à l’Atelier Grand Cargo
Par Guillaume Brandt et Antoine Humberset
Création au Théâtre du Concert du 17 au 19 février 2023 Production déléguée Théâtre du Concert Production Mechanical Birds Factory
à propos
La thématique abordée s’intéresse aux rapports de genre, et notamment aux différences du langage affectif entre les hommes et les femmes. Plus précisément, nous nous concentrons sur la perception de la masculinité au travers de récits d’hommes, de femmes, de filles et de garçons.
La création est fabriquée autour d’une voix qui s’adresse aux hommes de sa vie. En creux, se dessine la difficulté d’avoir accès à leur intimité affective (père, frère, amoureux, etc…). Cette voix est pour l’instant composée d’extraits de textes de Bell Hooks qui seront dits, lus, enregistrés par les musiciens. Ils viendront se mêler à la musique, l’interrompre, la confronter. Des images, à ce stade, issues des archives des ciné-journaux de la Cinémathèque Suisse et du Lichtspiel seront projetées sur chacun des musiciens et donnent vie à la galerie de personnages à laquelle cette voix s’adresse (nos amis, oncles, frères, cousins, etc…). Elles sont à la base, des images d’actualités. Dans le cadre de notre travail, elles seront réinterprétées pour fabriquer un imaginaire collectif masculin.
Afin d’éviter de créer un ciné-concert traditionnel, nous utiliserons les musiciens comme des acteurs en leur définissant un rôle. Ceci également dans le souci de remettre au centre le véritable “rôle” humain du musicien sur scène, avant l’interprète. Comme nous cherchons un jeu interactif entre les images et la musique, nous explorons la possibilité d’avoir le, les cinéastes sur scène, dans leur rôle et non derrière le public, hors rôle, hors présence.
Les images seront donc projetées et montées en live sur la base des sélections faites préalablement.
Les matériaux de base de la performance (son, musique, images, textes, autres..) seront créés durant 6 LABS de 2 jours répartis sur l’année 2022. Le matériel produit durant chaque LAB servira autant à la performance finale qu’à la création de supports de communication (teasers par exemple). Ces supports nous permettront d’agender notre campagne de publicité et de démarcher des théâtres, salles de concerts et festivals (notamment de cinéma).
Atelier Grand Cargo – La Chaux-de-Fonds / le 19 novembre 2022 à 20h
étape de travail
Grand Cargo est un lieu d’artisanat où se développent les projets de spectacles. Les artistes s’installent, réfléchissent, élaborent et échafaudent des propositions pour la scène, puis lors d’une ou deux soirées, ils proposent leur étape de travail au public. Un temps de petits miracles où se découvre ce qui fera l’essence d’un spectacle.
Isabelle Guisan est née à Lausanne, Suisse (nationalités suisse et grecque)
distribution (équipe en résidence)
Isabelle Guisan – texte et lecture Delphine Abrecht et Murielle Tenger Thérèse Weibel– scénographie Laurence Krieger Gabor – administration Atelier Grand Cargo et Yves Robert – accueil et regard extérieur
Atelier Grand Cargo – La Chaux-de-Fonds / le 17 juin 2022 à 19h30
Grand Cargo est un lieu d’artisanat où se développent les projets de spectacles. Les artistes s’installent, réfléchissent, élaborent et échafaudent des propositions pour la scène, puis lors d’une ou deux soirées, ils proposent leur étape de travail au public. Un temps de petits miracles où se découvre ce qui fera l’essence d’un spectacle
vendredi 29 avril 2022 à 20h15 – Atelier Grand Cargo
distribution
texte de Pascal Nordmann
lecture avec Pierre Barayre et Yves Robert
à propos
Samuel Jones, mathématicien de la panique, physicien de la brume, naissance à Leeds, cinquante-sept ans, pas d’enfants. Domaine d’activité: mathématiques des destructions involontaires, algèbre de l’échec, loi des corps qui tombent. Nombre de personnalités: deux. Statut marital: abandonné. Résidence: sud de l’Angleterre (institution)
Pascal Nordmann a vécu entre Genève, Paris et Detmold, dans le nord de l’Allemagne, où, en 1986, il fonde une compagnie de théâtre, le « Chairos Theater », qu’il dirige durant dix ans et pour laquelle il écrit des textes, met en scène et crée décors et accessoires.
une proposition de Éric Desport & Léo Vuille d’après le livre de Jean-Jacques Kissling
Une Vie de Facteur est un spectacle tout public qui mêle texte, art du geste manipulation d’objets et de marionnettes. Il s’inspire de l’autobiographie d’un facteur genevois qui nous plonge dans un univers de lettres et de voyages. Au fil des mots et des images, on découvrira que le temps compte et que compter est devenu plus important que voyager. Un tempo vécu ici par deux comédiens qui joueront tous les protagonistes de cette histoire. Deux caractères, deux identités, mais la même vie, les mêmes rencontres.
distribution
adaptation, dramaturgie, mise en scène et interprétation
Florian Weiss (trombonne et électronique) et Nicolas Gurtner (saxophone et électronique)
Grâce à cette collaboration avec les CMC, nous rencontrerons deux musiciens, nous prendrons connaissance de leurs univers et nous chercherons à percevoir ce qui constitue leurs sensibilités artistiques.
Nous vous proposons de nous rejoindre dans l’aventure de la curiosité.
Bone music
C’est suite à leur découverte des Roentgenizdat lors de l’exposition «L’Utopie au quotidien. Objets soviétiques 1953-1991» présentée au Musée des Beaux Arts de La Chaux-de-Fonds que Florian Weiss et Nicolas Gurtner initient le projet «Bone Music», touchés et interpellés par cette fascinante page de l’histoire soviétique. Et, avant tout, par la force de volonté d’hommes et de femmes prêts à se mettre en danger pour accéder à l’écoute d’une œuvre de musique en particulier : Les reproductions d’enregistrements illégaux étaient gravées clandestinement à partir d’originaux arrivant à St-Petersbourg. Ceci à l’aide d’anciennes machines servant à graver les vinyles. Le support quant à lui, le papier radiographique, était volé dans les poubelles des hôpitaux ou acheté puis découpé au format voulu et percé en son centre.
Distribués par quelques individus, les enregistrements étaient ensuite diffusés via les cercles familiaux ou d’amis. L’entreprise était extrêmement risquée, puisque les contrôles étaient fréquents et les peines sévères.
Il était donc tentant pour les deux musiciens de proposer la mise en contraste de ce que pouvait être l’expérience d’écoute d’une personne vivant en URSS à cette période avec leur propre expérience où l’accès à la production musicale mondiale est quasi absolu…
La musique de ce spectacle sera composée autour d’extraits audios, retravaillés, issus des enregistrements prohibés. Ces extraits feront partie intégrante des compositions et seront diffusés simultanément au jeu des musiciens. Musiciens, qui, afin de mêler leur son à celui des enregistrements fatigués, useront d’un soutien électronique pour moduler les sonorités de leurs instruments respectifs.
La performance sonore sera soutenue par un visuel, et une scénographie auxquels sera portée une attention toute particulière.
Cette première collaboration avec l’Atelier Grand Cargo se déroulera sous la forme d’une résidence de quatre jours où le fruit du travail des deux musiciens sera présenté au public dans le lieu même de sa création.