Warning: Undefined variable $new_height in /home/clients/7c99cd7d60ec14bede64716b06b9a3ab/web/cargo15.ch/wp-content/plugins/slideonline/slideonline.php on line 134 Yves Robert – Page 4 – Atelier Grand Cargo
Magda et Tom habitent sur une montagne en Australie. Ils vivent hors du monde et se laissent vieillir sans s’offusquer de l’indifférence de leur voisin Aborigène, d’un émeu jaloux, d’un gecko dépositaire de toute l’histoire du monde et du comportement étrange d’une colonie de fourmis vertes.
distribution texteYves Robert lectureBlaise Froidevaux et Yves Robert
le 3 décembre 2022 à 19h au Grand Cargo
épisode 3
Le Grand Cargo présente la mise en lecture par deux intervenants (Blaise Froidevaux et Yves Robert) d’un roman inédit. Cette séquence de travail s’inscrit dans la dernière ligne droite de l’écriture et se dévoile avec la fragilité de l’oralité. En bref, une aventure à découvrir…
Magda et Tom habitent sur une montagne en Australie. Ils vivent hors du monde et se laissent vieillir sans s’offusquer de l’indifférence de leur voisin Aborigène, d’un émeu jaloux, d’un gecko dépositaire de toute l’histoire du monde et du comportement étrange d’une colonie de fourmis vertes.
distribution texteYves Robert lectureBlaise Froidevaux et Yves Robert
le 2 décembre 2022 à 19h au Grand Cargo
épisode 2
Le Grand Cargo présente la mise en lecture par deux intervenants (Blaise Froidevaux et Yves Robert) d’un roman inédit. Cette séquence de travail s’inscrit dans la dernière ligne droite de l’écriture et se dévoile avec la fragilité de l’oralité. En bref, une aventure à découvrir…
Magda et Tom habitent sur une montagne en Australie. Ils vivent hors du monde et se laissent vieillir sans s’offusquer de l’indifférence de leur voisin aborigène, d’un émeu jaloux, d’un gecko dépositaire de toute l’histoire du monde et du comportement étrange d’une colonie de fourmis vertes.
distribution
texteYves Robert lectureBlaise Froidevaux et Yves Robert
du 1er décembre au 3 décembre 2022 à 19h au Grand Cargo
Il est assez piquant que la région qui, vraisemblablement, est à l’origine de l’humanité, soit une des seules qui n’ait pas encore été dévastée par notre société. Cette anomalie devrait rapidement être corrigée puisqu’entre les armes automatiques venues des régions frontalières en conflit et l’arrivée de touristes fortunés avides de sensations fortes et son cortège de corruption, les peuples millénaires y habitant ne devraient plus échapper longtemps aux bienfaits de la société de consommation. Déjà, l’alcool, puis l’argent ont fait irruption dans la vie rude mais préservée de ce coin du monde, le reste ne devrait être qu’une affaire de patience.
Les peintures présentées à l’occasion de cette exposition sont directement inspirées, non seulement par l’élégance des personnes composant la mosaïque d’ethnies vivant dans la vallée de l’Omo, située au sud-est de l’Ethiopie, mais aussi par leur destin tragique. En effet, cette fois, ce ne sont pas les missionnaires, ni des aventuriers à la poursuite de richesses inexploitées, encore moins de colons à la recherche d’une vie meilleure qui creuseront leurs tombes. C’est la saine curiosité d’un photographe allemand vivant en France, Hans Silvester, qui, en ramenant de ses voyages successifs au pays des Hamer, Karo, Surma, Bume et autres Mursi des clichés d’une saisissante beauté, et en les éditant dans un splendide ouvrage, aura, à son corps défendant, ouvert cette boîte de Pandore.
Lui-même parle de ses clichés et des poses qu’ont pris ces femmes et ces hommes en les comparant à celles de nos aïeux quand les premiers photographes leur proposèrent de se faire « immortaliser », eux qui devaient les regarder comme ses modèles ont considéré Hans Silvester. Car il s’agit de cela. Les regards paraissent assombris par une volonté de préserver une distance, une fierté qui pourrait aller jusqu’à une sorte de mépris du photographe et, par extension, du monde qu’il représente. Le tout teinté d’une résignation imperceptible, comme s’ils savaient le sort de ceux qui y résistent.
L’artiste espère, par le rendu de sa peinture, avoir pu exprimer toute son admiration, mais aussi le malaise qu’ont suscités chez elle ce qu’elle aura succinctement appris de ces peuples condamnés.
Isabelle Guisan est née à Lausanne, Suisse (nationalités suisse et grecque)
formations et diplômes
1972: Licence en Lettres à Lausanne (anglais-français-histoire) 1971-72: Assistante de français à l’Ecole des Hautes Etudes économiques et sociales de Saint-Gall 1967: Diplôme Proficiency à Londres.
Diverses formations continues en animation de groupe, récit de vie, art-thérapie, dramaturgie, gérontologie, etc.
langues
Français (langue maternelle), anglais et allemand parlés et écrits, grec moderne lu et parlé, compréhension de l’espagnol et du suisse-allemand. Activités professionnelles: écrivaine, chroniqueuse indépendante animatrice socio-culturelle, organisatrice d’événements.
journalisme et communication
Dès 2014: Chronique mensuelle dans le périodique Générations Plus.
Dès 2005: Chroniques régulières autour du vieillissement dans le quotidien 24 Heures.
Publications diverses, brochures et livres, pour le compte d’EMS lausannois (Les Baumettes, Mont-Calme, Pré-Pariset)
Dès 2000: Collaboratrice à la Télévision suisse romande (magazine culturel Viva, Les Grands Entretiens (TSR2), Scènes de ménage (TSR1)
1998-2003: Collaboration journalistique et chroniqueuse hebdomadaire au quotidien Le Temps.
2002-2003: Chargée de communication pour l’ONG OSEO (œuvre suisse d’entraide ouvrière). Organisation d’un débat public à Rolle sur les rapports entre ONG et multinationales.
1998-1999: Chargée de communication pour le projet socio-artistique Copyrart (Genève), parcours ludique et initiatique autour du travail monté par des chômeurs pour les écoles primaires du canton.
1995-97: Collaborations au Nouveau Quotidien, au journal du 150e anniversaire de la Confédération, réécriture d’un rapport du Fonds national sur les violences conjugales, participation au remaniement du magazine Animan, etc.
1991-95: Journaliste et responsable de la rubrique Société au Nouveau Quotidien.
1993-94: Formation à l’utilisation de la photographie (trois mois à l’agence VU à Paris). 1982-87: Collaboration régulière à L’Illustré, reportages avec des photographes dans le monde entier. 1978-81: Création d’un bureau de journalisme indépendant à Lausanne.
1972-77: Journaliste indépendante à Saint Gall puis à Zurich. Première correspondante régulière des principaux journaux romands.
animations, enseignement, événements
Dès 2013: Enseignement bénévole du français hebdomadaire à des migrants dans le cadre de Point d’Appui, lieu d’accueil des Eglises vaudoises.
2010: Enseignement autour du vieillissement à l’ARPIH à Yverdon à des travailleurs sociaux en cours d’emploi.
2007: Enseignement à la HES-So à Lausanne.
Dès 2003: Organisation de débats, conférences, formations pour le personnel et diverses activités «citoyennes» à l’EMS Mont-Calme à Lausanne.
Dès 2001: Ateliers réguliers d’écriture personnelle en Suisse (Carouge, Rolle, Lausanne) et en Grèce (Kéa). Ateliers d’écriture pour personnes âgées.
Cours d’écriture dispensé à l’Institut d’Etudes Sociales, à Genève.
1998-99: Atelier d’écriture avec de jeunes chômeurs (Genève) Atelier d’écriture pour femmes illettrées au Foyer Malley-Prairie à Lausanne.
1996-99: Animation de groupes de récit de vie avec des femmes étrangères (réfugiées) à F-Information, Genève.
théâtre (texte et jeu)
2021-22 : « Comment sommes-nous descendus vers la mer si tard dans la nuit? ». Lecture spectacle donnée à l’espace St Martin, au Crab et au Sublime à Lausanne.
2018 : L’Amour absolument, un Seule en Scène monté par Domenico Carli au Casino Théâtre de Rolle. Tournée au théâtre du Pommier à Neuchâtel et à l’espace St Martin à Lausanne.
2008 : Une Chambre à soi, spectacle monté en collaboration avec Denis Maillefer et l’Ecole de la Manufacture à la Fondation Mont-Calme, à Lausanne. 2005 : Marie, prénom d’emprunt. Monologue mis en scène par Denis Maillefer au Théâtre de Nuithonie, à Fribourg.
1996: Prix spécial du Jury de l’Institut des Etudes sociales de Genève pour L’Hôpital ou le souffle partagé.
1989: Prix international décerné à Cannes au meilleur documentaire de création pour l’émission de télévision (VIVA) qui a suivi pendant six mois une expérience de théâtre menée au pénitencier de Bochuz (VD).
Pierre Gattoni est né en 1958 à La Chaux-de-Fonds. D’une trajectoire éclectique, son travail artistique navigue entre les tempêtes des arts vivants tels que le théâtre et la marionnette et les rives plus solitaires et méditatives des arts graphiques. Son atelier est sa maison, lieu de vie et de création d’où émergent l’inventivité d’une scénographie, les couleurs ou la profondeur d’une peinture en dégradé ou encore les sculptures de personnages en recherche de postures.
Atelier Grand Cargo – La Chaux-de-Fonds / le 19 novembre 2022 à 20h 2022
L’« oraison » proposée dans Increvable ! se situe dans ce contexte mouvant où l’adieu aux défunts se cherche dans de nouveaux lieux mais surtout de nouveaux contenus, de nouvelles formes. Elle se veut tour à tour facétieuse et tendre, provocatrice aussi ici et là, sans renoncer totalement à la gravité de circonstance. Elle s’attache surtout à la sincérité du propos.
étape de travail
Grand Cargo est un lieu d’artisanat où se développent les projets de spectacles. Les artistes s’installent, réfléchissent, élaborent et échafaudent des propositions pour la scène, puis lors d’une ou deux soirées, ils proposent leur étape de travail au public. Un temps de petits miracles où se découvre ce qui fera l’essence d’un spectacle.
Isabelle Guisan est née à Lausanne, Suisse (nationalités suisse et grecque)
distribution (équipe en résidence)
Isabelle Guisan – texte et lecture Delphine Abrecht et Murielle Tenger Thérèse Weibel– scénographie Laurence Krieger Gabor – administration Atelier Grand Cargo et Yves Robert – accueil et regard extérieur
Au soir des derniers bals de l’été, aux heures tardives, les premières brumes s’installent.
Les musiciens rangent leurs instruments et la fatigue étreint les corps. La fête est finie, le sommeil sera court et bientôt les danseurs poseront leurs regards sur le quotidien et le réel du monde.
Dans l’aigreur matinale, les déséquilibres apparaitront tels qu’ils se montrent derrière la vitre qui nous préserve, choses factices, car nous tenons les réalités à distance comme on se protège des chiens enragés en creusant des fossés et en érigeant des barrières.
Nous demeurons en cette illusion parce c’est plus doux, plus confortable, plus rassurant et que cela permet des rêves d’avenir. Cette muraille transparente empêche le regard et conforte à l’acceptation de la grande duperie du mérite. Nous avons gagné notre place dans la course à l’existence, alors nos droits et nos morales autorisent à se considérer supérieurs, maîtres de nos territoires et porteurs de valeurs égalées nulle part ailleurs.
L’autre, dont nous ne connaissons même pas le nom, nous apparaît difforme et indigne de reconnaissance, car ce qui n’est pas nommé n’existe pas.
Leurs misères, leurs guerres et leurs catastrophes sont lointaines et nous en refusons la responsabilité.
Cette grande vitre nous séparant de la vie et déformant le réel à coup d’injonctions et de croyances, garantissant un système où les actions ne seraient pas le fait des hommes, mais une suite de lois naturelles, laisse transparaître de plus en plus l’arbitraire.
Certains d’entre nous ressentent les premiers signes de la nausée et attendent avec espoir l’apparition d’une fêlure, cette petite brisure qui transperce le verre.
Yves Robert – texte et mise en lecture Laurence Iseli et Blaise Froidevaux – lecture Cargo15 & Atelier Grand Cargo – production Théâtre du Concert – partenariat
journal Le Ô – Un drame de la montagne dans une pièce poignante – Le Journal du silence d’Yves Robert part en tournée.
Explorer la mémoire équivaut parfois à ouvrir la boîte de Pandore. C’est ce à quoi s’est confronté le metteur en scène et écrivain Yves Robert au Grand Cargo, avec son spectacle Le Journal du silence, joué en juin. Sa pièce part en tournée, premier arrêt, ce soir et demain au Théâtre du Concert à Neuchâtel. Nous sommes loin, ici, du savant travail des neurosciences. Et pourtant, l’écriture théâtrale est capable de faire émerger des émotions spontanées qui échappent aussi bien au créateur qu’au spectateur. « J’avais envie d’évoquer la question de la mémoire retrouvée après un traumatisme, qui témoigne du désir de vivre », explique Yves Robert. Qui se dit surpris des réactions du public : « Après les rires et même les larmes des spectateurs, ceux-ci m’ont parlé de la force des émotions que le texte avait révélées. »
Un drame de la montagne a inspiré Yves Robert: il y a quelques années, un alpiniste a perdu la vie à la suite d’une chute. Il grimpait avec une amie qui, elle, a survécu. L’auteur imagine le réveil de cette femme gravement blessée qui attend les secours, aux côtés du cadavre. Elle se sent responsable, même si l’enquête conclura à l’accident.
Dans un premier temps, sa mémoire refuse la réalité. Son inconscient, sa morale, son éthique prennent, dans le récit, la forme d’un chocard persifleur, qui l’interroge, la forçant à affronter la réalité pour aller au-delà de son amnésie.
Par besoin d’expérimentation, Robert a monté une lecture-spectacle. La femme, Laurence Iseli et l’oiseau sardonique, Blaise Froidevaux, s’affrontent dans un duel inégal, d’une grande sobriété. Réduit au minimum, le décor souligne la poésie du texte, sa simplicité, que pas un mot de trop n’encombre. Un grand moment d’émotion à ne manquer sous aucun prétexte.
voix populaire – L’écrivain chaux-de-fonnier Yves Robert met en lecture sa pièce «Journal du silence». Au creux d’une montagne, une femme en état de choc dialogue avec un chocard. Entre silence, oubli et mémoire à réinitialiser.
dans le silence d’une montagne
A 3000 mètres d’altitude, une alpiniste fracassée ne se remet pas d’une chute et d’une perte incommensurable dont le souvenir ne lui revient pas. «Journal du silence» aborde la mémoire perdue et que l’on retrouve. Avant d’explorer un deuxième volet en cours d’écriture, la perte de cette même mémoire. L’homme est écrivain de l’errance et de la force du vide. Que l’on se souvienne ici de la Ligne obscure filant une réflexion sur le personnage et l’écriture même. Là du Livre des tempêtes tout en théâtre intérieur. Ou de La Rivière à la mer dépliant les splendeurs et misères volontiers burlesques d’un être à la dérive.
Amnésie
Yves Robert est parti pour l’écriture de son Journal du silence d‘une amnésie traumatique dont souffre une femme immobile dans la neige. Et de se faire le sismographe de l’effort tour à tour désespéré, poétique et un brin philosophique de cet être blessé à l’esprit comme au corps de reconstituer sa mémoire. Et donc son identité.
La vie diminuée est‐elle pire que la vie supprimée, effacée et scellée dans son linceul de givre suit à une maladresse, un pas de côté de cette compagne de cordée? Pour elle, un temps: «Il n’y avait que du silence, c’était rassurant, des mots perdus dans ma tête.» Avant de se remémorer in fine ce petit bal perdu qu’elle a vécu avec l’homme et la mort, l’accident sur le versant:
Le rouge éclatant de leurs pattes, reflets écarlates aux extrémités des ailes, soutenu par le doigt de l’irréel, par‐dessus les précipices, au‐ dessus des abîmes. L’élégance du monde voletant maladroitement… c’est simple, beau.
Elégance d’un monde
La femme mène ce travail laborieux de ressouvenance en compagnie d’un oiseau – imaginaire ou non, on ne sait trop – qui est un chocard à bec jaune. Immortalisé par les délicates aquarelles du peintre Samival, ce chouca est dans la nature prompt à narguer les alpinistes accrochés à leur paroi de ses vrilles et voltiges. Il fait aussi signe de réconfort alors que l’alpiniste se croit abandonnée de tous plongé dans le brouillard. Son vol pure est tout entier contenu dans les lignes estampées par l’écrivain de la Tchaux et passée par la femme accidentée:
Le rouge éclatant de leurs pattes, reflets écarlates aux extrémités des ailes, soutenu par le doigt de l’irréel, par‐dessus les précipices, au‐ dessus des abîmes. L’élégance du monde voletant maladroitement… c’est simple, beau.
Mémoireetoubli
D’où l’envie de s’interroger sur la part d’action volontaire dans la disparition de la mémoire. Ainsi des événements et situations que l’on préfère ne pas se remémorer. Car bien trop douloureux. Si la douleur n’irradie encore moins n’existe au début la pièce, la fin montre la femme habitée d’une profonde connaissance de sa souffrance qui sonne comme une reconnaissance. Avec comme corollaire, «l’acceptation de la ruine du corps», souligne l’auteur en entretien. Qui met en scène son texte à deux interprètes, Laurence Iseli et Blaise Froidevaux dans une fidélité tendue au verbe incarné par un jeu voulu épuré et précis. Et une économie de moyens.
L’opus arpente aussi la reconnaissance ou non de l’irréel, interroge sur ce qu’une femme attend d’un homme. Et soupèse l’acception des rugosités entre l’homme et la femme à partir du moment où un parcours commun est empaumé, vécu, fait autant que défait par les nuits et les jours. Sommes‐nous faits de poussière d’étoiles alors que 97% de nos milliards de milliards d’atomes sont issus du cosmos? C’est l’énigme de la montagne qui n’est «ni cruelle ni aimante». Pourquoi dès lors s’acharner à donner un sens à ce qui n’en a pas? Être une femme de passions et d’émotions plutôt que de curiosité, voici l’une des voies tracées par ce Journal du silence.
Une femme perdue en haute montagne, blessée, ne pouvant plus se déplacer et frappée d’amnésie traumatique discute avec un oiseau, un chocard aux pattes rouges et becs jaunes. Grâce à l’aide de ce « volatile persiffleur », elle reconstruit ses souvenirs, se découvre amoureuse et fait renaître son désir de vie.
distribution
Yves Robert – texte et mise en lecture Laurence Iseli et Blaise Froidevaux – lecture Denis Rabaglia– intervenant en dramaturgie Arnaud Robert – décor photographique Cargo15 & Atelier Grand Cargo – production Théâtre du Concert – partenariat
revenir au texte avec la sobriété des moyens et la qualité d’un jeu précis sur le verbe. Toutefois, une comédienne, un comédien, un décor, de la lumière et de la musique, un moment pour s’égarer en imagination dans la vie des autres.
extrait
le chocard Suffirait d’un désenchantement du vent, une inattention, une défaillance… pas de travers, un écart, l’élégance se ponctue d’une vrille. La vie se fracasse mille mètres plus bas dans les éboulis… une inattention, une turbulence. La montagne ne remarque pas le temps qui passe. Une insouciante, une coquette, une dédaigneuse, entre les moraines, les névés, les fissures du granit, sous l’à-pic des vertiges et dans le gel des cascades de glace, l’éternité s’égare. La montagne s’en fout, elle, elle demeure. Silence, nuées, nuages qui passent
il regarde la femme
Encore inconsciente, à croire qu’elle ne sait faire que ça, la fille, la fille fracassée. Elle marchait avec un homme habitué aux chemins creux de la mort… elle ne s’en souvient pas. Lui, un habitué de l’inexistence. On croit qu’elle guette, l’inexistence, ce n’est pas vrai, elle précède, puis un jour, elle attend, faucheuse indélicate, un brin de paille en bouche, mâchonnant sans impatience, elle attend comme on attend un bus. Pour l’instant, je reste à côté d’elle, elle se réveillera, elle cherchera des réponses… voilà, elle se réveille.
la femme Dans les bourrasques, à l’aide d’allumettes, fragiles, on espère la lumière retrouvée d’une lanterne…
le chocard C’est du délire…
la femme …se dévoilerait les habits de perdante, les journées couleur de cendre. Toute une obscurité sans que je me souvienne, toute une nuit… et ce matin, la journée s’étire, un rideau d’opaline, une déchirure de plus sur la longue litanie des ténèbres, toutes les nuits du monde… je ne me souviens de rien.
la femme un instant inconsciente, le chocard siffle.
le chocard Vivre sans se souvenir ?
photographies Yves Robert – répétition
publication
cahier du Grand Cargo
texte intégral
cahier format A5
reliure centrale avec deux agrafes
papier blanc 80 à 100 gr.
CHF 5.– pcs.
envoi par poste pour la Suisse – étranger sur demande
Professionnelle du spectacle formée au Conservatoire d’art dramatique de Lausanne et universitaire, engagée depuis quinze ans comme metteur en scène et comédienne en Suisse romande.
Explorer la mémoire équivaut parfois à ouvrir la boîte de Pandore. C’est ce à quoi s’est confronté le metteur en scène et écrivain Yves Robert au Grand Cargo, avec son spectacle Le Journal du silence, joué en juin. Sa pièce part en tournée, premier arrêt, ce soir et demain au Théâtre du Concert à Neuchâtel.
Nous sommes loin, ici, du savant travail des neurosciences. Et pourtant, l’écriture théâtrale est capable de faire émerger des émotions spontanées qui échappent aussi bien au créateur qu’au spectateur. « J’avais envie d’évoquer la question de la mémoire retrouvée après un traumatisme, qui témoigne du désir de vivre », explique Yves Robert. Qui se dit surpris des réactions du public : « Après les rires et même les larmes des spectateurs, ceux-ci m’ont parlé de la force des émotions que le texte avait révélées. »
Yves Robert – texte et mise en lecture Laurence Iseli et Blaise Froidevaux – lecture Cargo15 & Atelier Grand Cargo – production Théâtre du Concert – partenariat
Grand Cargo est un lieu d’artisanat où se développent les projets de spectacles. Les artistes s’installent, réfléchissent, élaborent et échafaudent des propositions pour la scène, puis lors d’une ou deux soirées, ils proposent leur étape de travail au public. Un temps de petits miracles où se découvre ce qui fera l’essence d’un spectacle
Atelier Grand Cargo – La Chaux-de-Fonds / le 17 juin 2022 à 19h30
12 juin 2022 – Atelier Grand Cargo – La Chaux-de-Fonds
distribution
Yves Robert – texte et mise en lecture Laurence Iseli et Blaise Froidevaux – lecture Cargo15 & Atelier Grand Cargo – production Théâtre du Concert – partenariat
11 juin 2022 – Atelier Grand Cargo – La Chaux-de-Fonds
distribution
Yves Robert – texte et mise en lecture Laurence Iseli et Blaise Froidevaux – lecture Cargo15 & Atelier Grand Cargo – production Théâtre du Concert – partenariat
10 juin 2022 – Atelier Grand Cargo – La Chaux-de-Fonds
distribution
Yves Robert – texte et mise en lecture Laurence Iseli et Blaise Froidevaux – lecture Cargo15 & Atelier Grand Cargo – production Théâtre du Concert – partenariat
Une femme perdue en haute montagne, blessée, ne pouvant plus se déplacer et frappée d’amnésie traumatique discute avec un oiseau, un chocard aux pattes rouges et becs jaunes. Avec l’aide de ce « volatile persiffleur », elle reconstruit ses souvenirs, se découvre amoureuse et fait renaître son désir de vie.
Tu as eu une drôle de nuit, on va structurer tout ça. Je suis très compétent pour structurer « l’instructurable ». Écoute bien… les choses ne sont que des choses avant les mots, seulement après, elles acquièrent une âme : nommer ce qui est, sinon il n’est pas. Tiens, le vent est une pièce de tissus qui se déchire sur une arête, elle se sépare en deux pans, des bourrasques à peine visibles qui s’effondrent de part et d’autre, emportant avec elles une bruine froide. Tu me suis ? Ça n’a pas l’air… si seulement tu savais voler, tu n’en serais pas là. Une brume répandue sur le damier noir des ardoises au fond des vallées, regarde-toi, tu es enrobée dans ce souffle. C’est vrai ? Tu ne te souviens de rien ?
texte intégral / 36 pages / collection seul.e en scène / Atelier Grand Cargo / prix CHF 8.– / + frais de port
Une femme perdue en haute montagne, blessée, ne pouvant plus se déplacer et frappée d’amnésie traumatique discute avec un oiseau, un chocard aux pattes rouges et becs jaunes. Avec l’aide de ce « volatile persiffleur », elle reconstruit ses souvenirs, se découvre amoureuse et fait renaître son désir de vie.
extrait
le chocard : Suffirait d’un désenchantement du vent, une inattention, une défaillance… pas de travers, un écart, l’élégance se ponctue d’une vrille. La vie se fracasse mille mètres plus bas dans les éboulis… une inattention, une turbulence. La montagne ne remarque pas le temps qui passe. Une insouciante, une coquette, une dédaigneuse, entre les moraines, les névés, les fissures du granit, sous l’à-pic des vertiges et dans le gel des cascades de glace, l’éternité s’égare. La montagne s’en fout, elle, elle demeure. Silence, nuées, nuages qui passent
il regarde la femme
Encore inconsciente, à croire qu’elle ne sait faire que ça, la fille, la fille fracassée. Elle marchait avec un homme habitué aux chemins creux de la mort… elle ne s’en souvient pas. Lui, un habitué de l’inexistence. On croit qu’elle guette, l’inexistence, ce n’est pas vrai, elle précède, puis un jour, elle attend, faucheuse indélicate, un brin de paille en bouche, mâchonnant sans impatience, elle attend comme on attend un bus. Pour l’instant, je reste à côté d’elle, elle se réveillera, elle cherchera des réponses… voilà, elle se réveille.
la femme : Dans les bourrasques, à l’aide d’allumettes, fragiles, on espère la lumière retrouvée d’une lanterne…..
le chocard : C’est du délire.
la femme : ..… se dévoilerait les habits de perdante, les journées couleur de cendre. Toute une obscurité sans que je me souvienne, toute une nuit… et ce matin, la journée s’étire, un rideau d’opaline, une déchirure de plus sur la longue litanie des ténèbres, toutes les nuits du monde… je ne me souviens de rien
un instant inconsciente, le chocard siffle.
le chocard : Vivre sans se souvenir ?
description cahier
texte intégral / Atelier Grand Cargo / cahier format A5 / reliure centrale avec deux agrafes / papier blanc 80 à 100 gr. / CHF 5.– pcs.
livraison
retrait à l’Atelier Grand Cargo
envoi postal pour la Suisse (+ frais de port)
étranger sur demande (+ frais de port et de douane)
C’est l’aube. Une femme sur une montagne est habillée avec des habits d’alpinismes. À côté d’elle, un grand sac déchiré et des affaires répandues sur le sol. Il y a un bruit de vent, un chocard apparaît en silhouette. Quelques bourrasques de neige. Il fait froid.
Professionnelle du spectacle formée au Conservatoire d’art dramatique de Lausanne et universitaire, engagée depuis quinze ans comme metteur en scène et comédienne en Suisse romande, elle a, ces dernières années, mis en scène plusieurs créations avec la Cie Dahlia Production qu’elle partage avec David Deppierraz dont le Rêve de Peer Gynt (création Théâtre de l’Oriental à Vevey et Temple Allemand/ABC), Scrooge et les fantômes (spectacle de Noël du Petit Théâtre de Lausanne et Nuithonie) ou Puppet trap, repris cette année dans le cadre du marionNEttes – festival International de Neuchâtel.
En tant qu’interprète, elle a joué dans près d’une trentaine de productions qui lui ont permis de tourner dans la plupart des théâtres de Suisse romande et à l’étranger, notamment sous la direction de Robert Sandoz, Christian Denisart, Pasquier-Rossier, Dominique Bourquin, etc.
En parallèle de son cursus artistique, elle a piloté de nombreux projets culturels d’envergure comme le festival des Jeux du Castrum à Yverdon-les-Bains avec David Deppierraz, Photos08 et Photos10 pour Ringier, la Fête de la Nature, le Festival Salamandre et le Printemps de la Poésie, produit par l’UNIL, dont elle est actuellement cheffe de projet. Elle collabore également avec le Festival Poésie en arrosoir et le Théâtre de la Poudrière à Neuchâtel sur le plan artistique et de la communication.
vendredi 29 avril 2022 à 20h15 – Atelier Grand Cargo
texte de Pascal Nordmann
lecture avec Pierre Barayre et Yves Robert
Samuel Jones, mathématicien de la panique, physicien de la brume, naissance à Leeds, cinquante-sept ans, pas d’enfants. Domaine d’activité: mathématiques des destructions involontaires, algèbre de l’échec, loi des corps qui tombent. Nombre de personnalités: deux. Statut marital: abandonné. Résidence: sud de l’Angleterre (institution)
Les images exposées sont une sélection de photogrammes (images photographiques dont est constitué un film) extraits du travail d’animation réalisé en informatique par Pascal Nordmann.
Un emplacement cinéma est aménagé au Cargo permettant de visionner le film dans les meilleures conditions.
dans ce temps…
Dans ce temps où se dessine le retour des ombres néfastes, où le grondement n’est plus simplement le glissement d’un fleuve sur la plaine, mais l’écho des lueurs d’incendies au-delà du ciel à l’Est… dans ce temps, il est nécessaire de se souvenir que ce qui c’est déjà produit aura toujours la tentation de renaître.
Le savoir, c’est donner l’espoir de tenir à distance ce que nous ne voulons plus jamais revoir.
Le moyen est de conserver intacte notre curiosité et de veiller à nourrir notre humanité avec tous les petits bouts de bizarreries, d’étrangetés, de différences, d’altérités et de bonheur que nous pourrons trouver sur le chemin.
Nous n’avons pas d’autres ambitions en accueillant le travail d’artistes tel que Pascal Nordmann à l’Atelier Grand Cargo.
Yves Robert
La manière parle autant que les mots dits
Ces paysages, ces images, sont ceux de l’Europe d’autrefois. Un siècle. Presque rien. Réutilisation de cartes postales, d’encarts publicitaires. Photographies d’engins mécaniques appartenant à l’histoire. C’est la voix de l’auteur qui nous conduit à travers ce dispositif.
L’animation: c’est presque rien. Pas de grands effets numériques. Seulement ce que la petite boîte à outils basique de l’amateur d’informatique permet de faire. Rien de plus.
Les collages, animés par le souffle de l’auteur, des calculs d’une simplicité enfantine. Des personnages venus de la peinture de maîtres qu’ils soient du vingtième siècle, qu’ils soient plus anciens. Miro, Max Ernst, Pablo Picasso, Paul Klee, Jérôme Bosch …
La musique naît du mélange des voix. Utilisation de bruits. Goutte de pluie. Chutes de pièces de monnaie. Elle peut aussi venir de la petite caisse à ritournelles électronique qui imite si bien les instruments de musique, que l’on fait chanter en posant des notes sur une portée selon une arithmétique enfantine. Mais connaît-il la musique ?
Pour parler du désastre, du plus grand naufrage: rassembler des instruments pauvres. Textes, images anciennes, voix de l’auteur, cartons superposés qui défilent à l’écran.
les intentions
« Il ne s’agit pas de montrer l’indicible ou de faire œuvre documentaire. Que l’on ne s’attende pas à trouver des images de l’innommable. Le propos est de l’ordre du deuil, de la méditation, voire de la prière ou même de l’imprécation, tout ce qui, dans la mémoire consciente, accompagne le souvenir pour le rendre supportable ou tout au moins faire comme si cela pouvait être supportable. »
Pascal Nordmann a vécu entre Genève, Paris et Detmold, dans le nord de l’Allemagne, où, en 1986, il fonde une compagnie de théâtre, le « Chairos Theater », qu’il dirige durant dix ans et pour laquelle il écrit des textes, met en scène et crée décors et accessoires.
trilogie de la gloire
Dans une fête des couleurs, des sons, des mouvements, à travers une série de 156 images en hommage à Max Ernst, Pablo Picasso ou Paul Klee, Pascal Nordmann met en scène la mémoire du désastre afin de l’offrir, dans un geste de défi, aux tenants de l’éternel retour, des gloires nationales et des vieilles lunes dévoyées.
Les trois parties représentent trois volets d’un travail sur le même événement du XXème siècle: le génocide allemand perpétré contre les juifs européens.
Chacun des volets, construit autour d’un point central, comprend une exposition de 52 images, un court métrage de 18 minutes et un livret de 64 pages aux Editions de la Fondation Auer, contenant texte et images.
Un siècle de gloire
Après la gloire
A côté de la gloire
un regard
Erigé comme un petit mémorial, l’oeuvre de Pascal Nordmann fait penser à ces cailloux que l’on laisse sur la tombe d’un être proche ou, plus simplement derrière soi afin de retrouver sa route si l’on venait à s’égarer.
Comme le dit l’artiste, le travail de mémoire n’est jamais abstrait, tant il est accompagné par divers types d’émotion et, dans ce cas précis, d’émotions lourdes si l’on me permet ce barbarisme.
La Trilogie de la gloire pourrait ainsi être comprise comme la mémoire de la mémoire, tant elle montre l’impact des événements d’autrefois sur ceux qui ne veulent, ne doivent ni peuvent oublier.
Ainsi, le propos dépasse le contexte du seul génocide juif pour devenir une sorte de méditation sur le mal en général.
Par le passé, la situation du Cargo n’a jamais été stable, néanmoins il a toujours été possible de naviguer malgré les écueils.
Mais force est de constater, une nouvelle fois, que des éléments contraires et imprévisibles mettent à mal le travail qui est le mien, fragilisent les équilibres qu’il était nécessaire de rebâtir, encore, et encore.
Je vous propose de remonter le temps afin de comprendre les origines d’un de ces contraires imprévisibles.
Sur le front des tempêtes, la tendance à la normalisation ou à l’uniformisation de l’espace culturel se poursuit. Les bourrasques sont alimentées par des certitudes technocratiques, des désirs de contrôle ou une conscience exacerbée de « l’entre-soi ».
Après trois années de turbulences, en ce début d’année 2024, l’Atelier Grand Cargo est en difficulté, voire à deux doigts du naufrage.
Non que le plan de navigation fut mal conçu, mais principalement en conséquence de diverses décisions de la République et Canton de Neuchâtel adaptant les règles de la redistribution des aides à la production théâtrale. Cette évolution ou renforcement des pratiques a généré, dans notre cas, une réelle situation d’insécurité rendant trop audacieuses toutes productions de spectacles.
Sur les scènes des théâtres, nous hurlons le monde avec l’espérance d’atteindre la vivacité lumineuse d’une de ces lanternes égayant l’obscurité.
Dans le réel, nous détournons le regard vers un silence rassurant, un empêchement qui écarte les faux pas et les insolences, une distance garantissant notre place à la table de la grande famille culturelle, engraissant la prudence afin de ne pas se métamorphoser en renégat.
Nous dé-nommons ce qui est, espérant que la fiction du « c’est-comme-ça » prenne le pas et conforte la tranquillité.
Mais le malheur veut, car c’est un malheur, que la parole s’échappe malgré soi, vague ou marée incontrôlable.
Alors arrive le temps où il est impossible de ne pas nommer ce qui est.
Aujourd’hui, le temps est à l’automne avec sa nature aux étranges couleurs. La vie éclate en vain avant les froidures de l’hiver et se montre vêtue une ultime fois avec des habits de splendeurs. Geste inutile et pacotille d’artiste avant de tirer révérence. Certains jours le temps est à la douceur, mais le givre du matin indique clairement les premières mesures du « chant du cygne ».
les temps chahutés Dans les temps chahutés et présents, dans ce moment où le mensonge se ment à lui-même, le sens premier de posture se dilue. À l’évocation de ce terme, il nous remonte en bouche comme un arrière-goût « d’imposture ». Ce n’est plus l’expression et l’exposition d’une position particulière qui… Lire la suite : la posture ou la position particulière du corps
mort d’un anarchiste Lorsque j’ai visité l’atelier de Pascal Bourquin, une peinture se distinguait des autres et s’enfonçait dans le cœur comme une écharde. On y voyait le corps étendu de Carlo Giuliani, un manifestant de 23 ans tué lors du G8 à Gênes en juillet 2001. L’homme à terre… Lire la suite : Gênes, 20 juillet 2001
Nécroscopie ou observer dans le cadavre des choses mortes. Au-delà de la qualité esthétique des photographies de Roberto Romano, j’ai été immédiatement interpellé par la résonance fantomatique de ces lieux morts capturés en images, cadavres modernes et témoins de notre époque : le temps des intendants. Je ne saurais pas dire… Lire la suite : le temps des intendants
un voisin Pour moi, Rolf Blaser n’est pas un homme à se laisser connaître dès les premières minutes. Certainement qu’il promène un monde bien à lui lorsqu’il traverse une rue, un jardin, une forêt ou le trottoir d’en face.Si je parle du trottoir d’en face, c’est que nous avons été… Lire la suite : Rolf Blaser, un voisin
Ne sommes-nous pas d’éternels curieux ?
Pour ma part, je laisse trainer le regard – une manière d’appréhender le monde, la vie.
En fait, je suis curieux de la lumière, le sujet vient après.
La plupart du temps, je ne construis pas le cadre en fonction de ce qu’il peut ou doit contenir, mais en regard de cette sensation immatérielle (la lumière).