le premier jour de la cale sèche

éditorial du 1er janvier 2024 tempêtes et conséquences Après trois années de turbulences, en ce début d’année 2024, l’Atelier Grand Cargo est en difficulté, voire à deux doigts du naufrage. Non que le plan de navigation fut mal conçu1, mais principalement en conséquence de diverses décisions de la République et Canton de Neuchâtel adaptant les… Poursuivre la lecture le premier jour de la cale sèche

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danser avec la tristesse d’une fin du monde

porte-plume – journal Le Ô À l’Orient, les flammes d’un incendie couvent sous la cendre dégageant une odeur de phosphore. À l’Est, on exhume le cadavre rouillé des monstres d’acier. Au Sud, entre les feuilles mouillées de la forêt pluviale ou dans les déserts arides, les os des massacrés se désagrègent occultant le malheur des… Poursuivre la lecture danser avec la tristesse d’une fin du monde

Hibakushas Oppenheimer

Deux survivants d’Hiroshima, les Hibakushas, s’entretiennent avec Robert Oppenheimer, considéré comme le père de la bombe atomique. Un scientifique de génie, idéaliste et psychologiquement fragile. Passionné de culture, grand connaisseur de la poésie, il lit la Baghavad Gita dans le texte et s’exprime dans un français parfait, Oppenheimer s’est interrogé – trop tard – sur sa monstrueuse création. Par-delà la mort, il discute et argumente avec les victimes de la bombe A.

l’essoufflement de l’ange

Angèle, un ange nage dans les eaux du détroit de La Sonde et croise le regard bleu du Grand Mérou opaline, et le poisson lui mange la mémoire. Petit à petit, les mots et les souvenirs s’échappent. Comment annoncer ce désastre à Ange, son compagnon ? publication captation l’essoufflement de l’angedYves Robert captation publiquelecture par Laurence… Poursuivre la lecture l’essoufflement de l’ange

l’essoufflement de l’ange

Un ange, présent depuis toute éternité, se trouve confronté à une variante de la maladie d’Alzheimer, soit perdre la faculté de nommer ce qui est, et en définitive devenir une inexistence – une variation de la mort pour les êtres immortels. Il dialogue avec son compagnon, un ange fonctionnaire chargé de la tenue du Grand Bordereau des Choses, le livre où tout est inscrit.

tenir la main tiède de la femme endormie

Un homme parle à un ami, Giorgio… Un ami invisible. L’homme raconte qu’il rêve à une femme endormie, une femme qui rêve… Qui rêve à un homme qui parle à un ami invisible et rêve à une femme qui rêve… Conçu pour un orchestre de cinq instruments, une chanteuse et un narrateur, ce texte est… Poursuivre la lecture tenir la main tiède de la femme endormie

Magda et Tom

Magda et Tom habitent sur une montagne en Australie. Ils vivent hors du monde et se laissent vieillir sans s’offusquer de l’indifférence de leur voisin Aborigène, d’un émeu jaloux, d’un gecko dépositaire de toute l’histoire du monde et du comportement étrange d’une colonie de fourmis vertes.

Les peuples de l’Omo

Les peintures présentées à l’occasion de cette exposition sont directement inspirées, non seulement par l’élégance des personnes composant la mosaïque d’ethnies vivant dans la vallée de l’Omo, située au sud-est de l’Ethiopie, mais aussi par leur destin tragique.

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une fêlure

porte-plume – journal Le Ô Au soir des derniers bals de l’été, aux heures tardives, les premières brumes s’installent. Les musiciens rangent leurs instruments et la fatigue étreint les corps. La fête est finie, le sommeil sera court et bientôt les danseurs poseront leurs regards sur le quotidien et le réel du monde. Dans l’aigreur… Poursuivre la lecture une fêlure

le journal du silence

Une femme perdue en haute montagne, blessée, ne pouvant plus se déplacer et frappée d’amnésie traumatique discute avec un oiseau, un chocard aux pattes rouges et becs jaunes.

nommer ce qui est

éditorial du 20 janvier 2021 sur les scènes Sur les scènes des théâtres, nous hurlons le monde avec l’espérance d’atteindre la vivacité lumineuse d’une de ces lanternes égayant l’obscurité. Dans le réel, nous détournons le regard vers un silence rassurant, un empêchement qui écarte les faux pas et les insolences, une distance garantissant notre place… Poursuivre la lecture nommer ce qui est

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le monde tel qu’il se montre

éditorial du 1er octobre 2020 Aujourd’hui, le temps est à l’automne avec sa nature aux étranges couleurs. La vie éclate en vain avant les froidures de l’hiver et se montre vêtue une ultime fois avec des habits de splendeurs. Geste inutile et pacotille d’artiste avant de tirer révérence. Certains jours le temps est à la… Poursuivre la lecture le monde tel qu’il se montre

la posture ou la position particulière du corps

les temps chahutés Dans les temps chahutés et présents, dans ce moment où le mensonge se ment à lui-même, le sens premier de posture se dilue. À l’évocation de ce terme, il nous remonte en bouche comme un arrière-goût « d’imposture ». Ce n’est plus l’expression et l’exposition d’une position particulière qui domine, mais nous pressentons que… Poursuivre la lecture la posture ou la position particulière du corps

la rivière à la mer

Les circonstances de mon premier enterrement furent burlesques. Par un curieux hasard, le pasteur désigné pour l’oraison mourut dans la nuit précédant la cérémonie. Non pas réellement le mien, puisque je suis encore de ce monde, mais celui de mon grand-père, un vieux monsieur avec une canne, un chapeau et un sourire de fonctionnaire postal… Poursuivre la lecture la rivière à la mer

Gênes, 20 juillet 2001

Lorsque j’ai visité l’atelier de Pascal Bourquin, une peinture se distinguait des autres et  s’enfonçait dans le cœur comme une écharde. On y voyait le corps étendu de Carlo Giuliani, un manifestant de 23 ans tué lors du G8 à Gênes en juillet 2001. L’homme à terre est encerclé par une multitude de policiers en… Poursuivre la lecture Gênes, 20 juillet 2001

Niobé, un matin

C’est le récit de la vie d’une femme amoureuse, perdue et éperdue. Elle aime un homme tel qu’il est et le prend dans son intégrité de la beauté à l’obscurité. C’est aussi le trouble de l’orgueil, poison subtil qui fait perdre la raison et provoque la chute, stimule le comportement vers une folie stupéfiante. Convaincue… Poursuivre la lecture Niobé, un matin

Niobé, un matin

C’est le récit de la vie d’une femme amoureuse, perdue et éperdue. Elle aime un homme tel qu’il est et le prend dans son intégrité de la beauté à l’obscurité. C’est aussi le trouble de l’orgueil, poison subtil qui fait perdre la raison et provoque la chute, stimule le comportement vers une folie stupéfiante. Convaincue par l’illusion d’être… Poursuivre la lecture Niobé, un matin

le temps des intendants

Nécroscopie ou observer dans le cadavre des choses mortes. Au-delà de la qualité esthétique des photographies de Roberto Romano, j’ai été immédiatement interpellé par la résonance fantomatique de ces lieux morts capturés en images, cadavres modernes et témoins de notre époque : le temps des intendants. Je ne saurais pas dire quand cela a commencé, mais… Poursuivre la lecture le temps des intendants

le lieutenant de guerre

Avant sa chute, cet homme était né et vivait dans le monde de la fortune et de la gestion. Il était un lieutenant de guerre dans la finance, une forteresse tranquille et confortable loin des foules, loin de la réalité quotidienne, du métro et du salaire minimum. Il pratiquait une guerre feutrée se déroulant sur… Poursuivre la lecture le lieutenant de guerre

le lieutenant de guerre

Ce texte est une vrille. Une vrille est une chute incontrôlée, parfois c’est un choix. La vrille est un outil de perçage – faire un trou à l’intérieur – vriller son regard dans l’autre. Le lieutenant est habillé avec un costume de soirée dépareillé et défraichi. La veste tranche avec le reste. Il n’y a… Poursuivre la lecture le lieutenant de guerre

à voir ou à écouter

l’accès à certaines captations nécessite un mot de passe – dans ce cas, nous consulter : contact captation vidéos captations audios

l’île mystérieuse

Il y a la guerre, quatre amis sont prisonniers. Par chance, ils peuvent s’emparer d’un ballon et s’échapper, mais un terrible ouragan les emporte. Voilà ces quatre amis ballotés dans les nuages, dans la tempête et dans la nuit. En dessous d’eux, l’océan s’étale à perte de vue… Ainsi commence l’aventure. l’essoufflement de l’angedYves Robert… Poursuivre la lecture l’île mystérieuse

de juillet à juillet – fragments d’une chronique

Ne sommes-nous pas d’éternels curieux ?
Pour ma part, je laisse trainer le regard – une manière d’appréhender le monde, la vie.
En fait, je suis curieux de la lumière, le sujet vient après.
La plupart du temps, je ne construis pas le cadre en fonction de ce qu’il peut ou doit contenir, mais en regard de cette sensation immatérielle (la lumière).