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Yves Robert – Page 5 – Atelier Grand Cargo

Auteur/autrice : Yves Robert

  • le journal du silence

    11 juin 2022 – Atelier Grand Cargo – La Chaux-de-Fonds

    distribution

    Yves Robert – texte et mise en lecture 
    Laurence Iseli et Blaise Froidevaux – lecture 
    Cargo15 & Atelier Grand Cargo – production 
    Théâtre du Concert – partenariat

    soutiens et partenaires

  • le journal du silence

    captation publique du 11 juin 2022

    Lecture publique par Laurence Iseli et Blaise Froidevaux

  • Le journal du silence

    Le journal du silence

    © Yves Robert – consultation uniquement

    droits déposés à la Société Suisse des Auteurs


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  • le journal du silence

    10 juin 2022 – Atelier Grand Cargo – La Chaux-de-Fonds

    distribution

    Yves Robert – texte et mise en lecture 
    Laurence Iseli et Blaise Froidevaux – lecture 
    Cargo15 & Atelier Grand Cargo – production 
    Théâtre du Concert – partenariat

    soutiens et partenaires

  • le journal du silence

    le journal du silence

    Une femme perdue en haute montagne, blessée, ne pouvant plus se déplacer et frappée d’amnésie traumatique discute avec un oiseau, un chocard aux pattes rouges et becs jaunes. Avec l’aide de ce « volatile persiffleur », elle reconstruit ses souvenirs, se découvre amoureuse et fait renaître son désir de vie.

    Tu as eu une drôle de nuit, on va structurer tout ça. Je suis très compétent pour structurer « l’instructurable ». Écoute bien… les choses ne sont que des choses avant les mots, seulement après, elles acquièrent une âme : nommer ce qui est, sinon il n’est pas.
    Tiens, le vent est une pièce de tissus qui se déchire sur une arête, elle se sépare en deux pans, des bourrasques à peine visibles qui s’effondrent de part et d’autre, emportant avec elles une bruine froide.
    Tu me suis ?
    Ça n’a pas l’air… si seulement tu savais voler, tu n’en serais pas là. Une brume répandue sur le damier noir des ardoises au fond des vallées, regarde-toi, tu es enrobée dans ce souffle.
    C’est vrai ?
    Tu ne te souviens de rien ?

    texte intégral / 36 pages / collection seul.e en scène / Atelier Grand Cargo / prix CHF 8.– / + frais de port

    prénom et nom
    No postal et localité
    sélectionnez la ou les publications que vous désirez obtenir – prix à l’unité CHF 8.– + frais de port
  • le journal du silence

    le journal du silence

    théâtre

    Une femme perdue en haute montagne, blessée, ne pouvant plus se déplacer et frappée d’amnésie traumatique discute avec un oiseau, un chocard aux pattes rouges et becs jaunes. Avec l’aide de ce « volatile persiffleur », elle reconstruit ses souvenirs, se découvre amoureuse et fait renaître son désir de vie. 

    extrait

    description cahier et commande

  • le journal du silence

    C’est l’aube. Une femme sur une montagne est habillée avec des habits d’alpinismes. À côté d’elle, un grand sac déchiré et des affaires répandues sur le sol. Il y a un bruit de vent, un chocard apparaît en silhouette. Quelques bourrasques de neige. Il fait froid.

    liste des pièces à lire

    traductions

    information importante

    les textes sont libres d’accès pour la lecture individuelle et privée – une demande d’autorisation est indispensable pour toute autre utilisation

  • Laurence Iseli

    Laurence Iseli

    comédienne et metteuse en scène

    travaux au Cargo

    Le journal du silence

    L’Essoufflement de l’ange

    Professionnelle du spectacle formée au Conservatoire d’art dramatique de Lausanne et universitaire, engagée depuis quinze ans comme metteur en scène et comédienne en Suisse romande, elle a, ces dernières années, mis en scène plusieurs créations avec la Cie Dahlia Production qu’elle partage avec David Deppierraz dont le Rêve de Peer Gynt (création Théâtre de l’Oriental à Vevey et Temple Allemand/ABC), Scrooge et les fantômes (spectacle de Noël du Petit Théâtre de Lausanne et Nuithonie) ou Puppet trap, repris cette année dans le cadre du marionNEttes – festival International de Neuchâtel. 

    En tant qu’interprète, elle a joué dans près d’une trentaine de productions qui lui ont permis de tourner dans la plupart des théâtres de Suisse romande et à l’étranger, notamment sous la direction de Robert Sandoz, Christian Denisart, Pasquier-Rossier, Dominique Bourquin, etc. 

    En parallèle de son cursus artistique, elle a piloté de nombreux projets culturels d’envergure comme le festival des Jeux du Castrum à Yverdon-les-Bains avec David Deppierraz, Photos08 et Photos10 pour Ringier, la Fête de la Nature, le Festival Salamandre et le Printemps de la Poésie, produit par l’UNIL, dont elle est actuellement cheffe de projet. Elle collabore également avec le Festival Poésie en arrosoir et le Théâtre de la Poudrière à Neuchâtel sur le plan artistique et de la communication.

  • les dents longues

    les dents longues

    5 mai 2022 – Théâtre du Passage – Fête du Théâtre

    Compagnie Harto Plus autour du thème de Dracula

  • les dents longues

    les dents longues

    4 mai 2022 – Théâtre du Passage – Fête du Théâtre

    Compagnie Harto Plus autour du thème de Dracula

  • Samuel Jones

    Samuel Jones

    lecture

    vendredi 29 avril 2022 à 20h15 – Atelier Grand Cargo

    distribution

    texte de Pascal Nordmann

    lecture avec Pierre Barayre et Yves Robert

    à propos

    Samuel Jones, mathématicien de la panique, physicien de la brume, naissance à Leeds, cinquante-sept ans, pas d’enfants. Domaine d’activité: mathématiques des destructions involontaires, algèbre de l’échec, loi des corps qui tombent. Nombre de personnalités: deux. Statut marital: abandonné. Résidence: sud de l’Angleterre (institution)

    biographie

    • Pascal Nordmann
      Pascal Nordmann a vécu entre Genève, Paris et Detmold, dans le nord de l’Allemagne, où, en 1986, il fonde une compagnie de théâtre, le « Chairos Theater », qu’il dirige durant dix ans et pour laquelle il écrit des textes, met en scène et crée décors et accessoires.
  • Pascal Nordmann – exposition 2022

    Pascal Nordmann – exposition 2022

    un siècle de gloire – du 28 avril au 22 mai 2022

    photogrammes et cinéma

    éditorial

    La manière parle

    les intentions

    trilogie de la gloire

    le regard

    d’autre travaux

    biographie

    soutiens et partenaires

  • vautours de chant

    vautours de chant

    10 avril 2022 – au Cargo

  • vautours de chant

    vautours de chant

    9 avril 2022 – au Cargo

  • vautours de chant

    vautours de chant

    8 avril 2022 – au Cargo

  • vautours de chant

    vautours de chant

    du 4 au 10 avril 2022 – en résidence au Cargo

  • Racines – Irina Solomatina et Anton Kudryavtsev

    Racines – Irina Solomatina et Anton Kudryavtsev

    mars 2022 – en résidence au Cargo

    Irina Solomatina et Anton Kudryavtsev – concert chant et guitare

    Manuel de Falla  – Agustín Barrios Mangoré – Benjamin Britten – Boris Vladimirovich Asafyev – Matias Seiber – Alexandre Shalov – chansons populaires russes et ukrainiennes

  • racines – Irina Solomatina et Anton Kudryavtsev

    racines – Irina Solomatina et Anton Kudryavtsev

    26 mars 2022 à 20h – Atelier Grand Cargo

    Irina Solomatina chant – Anton Kudryavtsev guitare

    Manuel de Falla  – Agustín Barrios Mangoré – Benjamin Britten – Boris Vladimirovich Asafyev – Matias Seiber – Alexandre Shalov – chansons populaires russes

  • les dents longues

    les dents longues

    de janvier à mai 2022 – en résidence au Cargo

    Compagnie Harto Plus autour du thème de Dracula

  • le lieutenant de guerre

    le lieutenant de guerre

    4 au 6 novembre 2021 – Théâtre du Concert

    distribution

    écrit et mis en scène par Yves Robert
    interprété par Blaise Froidevaux

  • le lieutenant de guerre

    le lieutenant de guerre

    4 au 6 novembre 2021 – Théâtre du Concert

    distribution

    écrit et mis en scène par Yves Robert
    interprété par Blaise Froidevaux

  • le lieutenant de guerre

    le lieutenant de guerre

    4 au 6 novembre 2021 – Théâtre du concert (3 représentations)

    distribution

    écrit et mis en scène par Yves Robert
    interprété par Blaise Froidevaux

  • la mort de Vladimir

    Le Lieu Commun – Tavannes

    samedi 30 octobre 2021 à 20h30

    La Mort de Vladimir évoque en toute simplicité la vie d’un bébé très méconnu et tout à fait célèbre, puisqu’il s’agit de celui qui se trouvait dans la poussette du film « Le Cuirassé Potemkine » d’Eisenstein.

    On le surprend alors qu’il dévale les escaliers d’Odessa sous le feu des soldats, début d’une vie faite tout entière d’aventures et de luttes qui traverse le XXe siècle.

    Sans surprise, à la fin, il meurt ! 

    distribution

    texte et lecture Yves Robert / lecture Samuel Grilli

    la simplicité

    C’est une lecture sans effet de manche. Une valise, quelques photographies et la corne d’un vieux gramophone pour écouter des musiques désuètes servent de point d’appui ou de respiration, toutefois avec les attributs d’un spectacle, soit de la lumière, une sonorisation et une scénographie.

    soutiens et partenaires

  • la mort de Vladimir

    Atelier Grand Cargo

    samedi 23 octobre 2021 à 20h30

    mars 2021 – La Mort de Vladimir évoque en toute simplicité la vie d’un bébé très méconnu et tout à fait célèbre, puisqu’il s’agit de celui qui se trouvait dans la poussette du film « Le Cuirassé Potemkine » d’Eisenstein.

    On le surprend alors qu’il dévale les escaliers d’Odessa sous le feu des soldats, début d’une vie faite tout entière d’aventures et de luttes qui traverse le XXe siècle.

    Sans surprise, à la fin, il meurt ! 

    distribution

    texte et lecture Yves Robert / lecture Samuel Grilli

    la simplicité

    C’est une lecture sans effet de manche. Une valise, quelques photographies et la corne d’un vieux gramophone pour écouter des musiques désuètes servent de point d’appui ou de respiration, toutefois avec les attributs d’un spectacle, soit de la lumière, une sonorisation et une scénographie.

    soutiens et partenaires

  • Dominique Bourquin

    Dominique Bourquin

    comédienne et metteuse en scène

    travaux au Cargo

    mille nuits ou regarder les grenouilles nager – 2021

    Née à Neuchâtel en 1950 – licence en lettres (Université de Neuchâtel) – École du Totales Theater (Yolanda Rodio, Kulturmühle Lützelfluh) – Kazuo Ohno – 42 ans de théâtre professionnel, deux ans de dramaturgie au Théâtre Populaire Romand – 20 ans de direction artistique du théâtre pour le moment (troupe professionnelle bilingue et itinérante établie à Berne) – plus de 70 mises en scène (CH et France) – une soixantaine de rôles au théâtre (dont trois monologues) – six rôles au cinéma – deux dans des séries télé – un tour de chant – une réalisation de long métrage vidéo – nombreuses tournées en Suisse Romande et alémanique ainsi qu’en France, Allemagne Bulgarie, Indonésie et Belgique – des milliers d’heures de travail dramaturgique et … de rédaction de dossiers ! – quantités de participations à des séances de politique culturelle.

    En bref, 42 ans de recherche et d’aventures. 

  • mille nuits ou regarder les grenouilles nager

    mille nuits ou regarder les grenouilles nager

    lecture – juillet-août 2021

    Une histoire, deux versions – Un homme amoureux promet d’attendre mille nuits la réponse de la femme qu’il convoite. Une femme amoureuse promet d’attendre mille nuits la réponse de l’homme qu’elle convoite. Mille nuits à patienter sous un lampadaire la venue de l’être désiré. Ce soir, c’est la millième nuit et l’instant de vérité approche…

    distribution

    texte et mise en lecture

    Yves Robert

    lecture

    Dominique Bourquin et Yves Robert

    durée

    60 minutes

    Le texte est lu alternativement par

    Dominique Bourquin ou Yves Robert


    soutiens et partenaires

  • Niobé, un matin

    Niobé, un matin

    Cortaillod (au bord de l’eau) – 20 juin 2021 à 9h

    distribution

    Yves Robert – texte et mise en lecture 
    Dominique Bourquin – lecture 
    Théâtre du Concert – partenariat

    soutiens et partenaires

  • Niobé, un matin

    Niobé, un matin

    Cortaillod (au bord de l’eau) – 19 juin 2021 à 9h

    distribution

    Yves Robert – texte et mise en lecture 
    Dominique Bourquin – lecture 
    Théâtre du Concert – partenariat

    • Dominique Bourquin
      Née à Neuchâtel en 1950, licence en lettres – École du Totales Theater, Kazuo Ohno – plus de 40 ans de théâtre professionnel, deux ans de dramaturgie au Théâtre Populaire Romand et 20 ans de direction artistique du théâtre pour le moment.

    soutiens et partenaires

  • Maoro Frascotti – exposition 2021

    Maoro Frascotti – exposition 2021

    les toits de Paris  – du 7 mai au 30 juin 2021

    les toits de Paris, un polyptyque au format 315 x 274 cm 

    à propos

    biographie

  • Grégoire Müller – Prix de l’Institut neuchâtelois 2021

    Grégoire Müller – Prix de l’Institut neuchâtelois 2021

    exposition du 20 mars au 7 mai 2021

     un sumo qui déborde – Grégoire Müller présente un impressionnant et stupéfiant lutteur 

  • la mort de Vladimir

    la mort de Vladimir

    lecture–spectacle – 2021

    La Mort de Vladimir évoque en toute simplicité la vie d’un bébé très méconnu et tout à fait célèbre, puisqu’il s’agit de celui qui se trouvait dans la poussette du film « Le Cuirassé Potemkine » d’Eisenstein. On le surprend alors qu’il dévale les escaliers d’Odessa sous le feu des soldats, début d’une vie faite tout entière d’aventures et de luttes qui traverse le XXe siècle. Sans surprise, à la fin, il meurt ! 

    distribution

    texte et lecture

    Yves Robert

    lecture

    Samuel Grilli

    durée

    60 minutes

    soutiens et partenaires

  • mille nuits ou regarder les grenouilles nager ♀︎

    mille nuits ou regarder les grenouilles nager ♀︎

    théâtre monologue

    Une femme amoureuse promet d’attendre mille nuits la réponse de l’homme qu’elle convoite. Mille nuits à patienter sous un lampadaire la venue de l’être désiré. Ce soir, c’est la millième nuit et l’instant de vérité approche…

    extrait

    description cahier et commande

  • nommer ce qui est

    nommer ce qui est

    éditorial du 20 janvier 2021

    sur les scènes

    Sur les scènes des théâtres, nous hurlons le monde avec l’espérance d’atteindre la vivacité lumineuse d’une de ces lanternes égayant l’obscurité.

    Dans le réel, nous détournons le regard vers un silence rassurant, un empêchement qui écarte les faux pas et les insolences, une distance garantissant notre place à la table de la grande famille culturelle, engraissant la prudence afin de ne pas se métamorphoser en renégat.

    Nous dé-nommons ce qui est, espérant que la fiction du « c’est-comme-ça » prenne le pas et conforte la tranquillité.

    Mais le malheur veut, car c’est un malheur, que la parole s’échappe malgré soi, vague ou marée incontrôlable.

    Alors arrive le temps où il est impossible de ne pas nommer ce qui est.

    Les principes d’une République

    En cette fin d’année 2021, le territoire théâtral et étatique de la République et Canton de Neuchâtel fut parcouru de quelques soubresauts relatés par la radio neuchâteloise, puis la radio romande, mais sans être repris par la presse locale.

    Le sujet était la composition et les actions de la sous-commission des arts de la scène.

    La controverse s’égara sur les détails et éluda la question fondamentale, soit est-il équitable d’avoir une structure d’expertise dont certains membres sont à la fois juges et partis ?

    Afin de bien comprendre les enjeux, il faut garder à l’esprit que les arts de la scène sont un marché concurrentiel. L’acquisition des subventions, de meilleures dates d’exploitation, d’un public, de compétences techniques, artistiques et de communication demande détermination et savoir-faire.

    Sur ces terrains, la lutte est asymétrique puisque s’affrontent des structures non établies obligées à la quête permanente et précaire de subventions non ordinaires face à des structures établies bénéficiant de subventions ordinaires, d’un espace publicitaire et de lieux d’exploitation stables.

    Les structures établies sont maîtres en leurs murs et peuvent agir, car c’est bien leur droit, avec une sélectivité personnelle de ce qui sera présenté ou pas sur leurs plateaux.

    En étant parties prenantes de la sous-commission, elles se trouvent dotées d’un pouvoir supplémentaire permettant de régir la mise ou non-mise en production de projets conçus par des structures non établies et concurrentes – le pouvoir de régir ce qui se produit hors de leurs murs.

    De surcroit par ce biais, les structures établies ont accès aux dossiers de production et ainsi peuvent prendre connaissance des budgets, des objectifs, des innovations, des partenaires sollicités, des salaires, des engagements contractuels, des dates de jeu, des perspectives de réseau ou de collaboration, en bref toute une série d’informations qui dans les secteurs artisanaux, industriels et marchands seraient protégées par le secret des affaires.

    Cette dissonance repose sur les postulats que dans les métiers de l’art, le désintéressement et la solidarité sont des valeurs incontournables, que seuls les critères de la qualité, du bon goût et du talent ont force de loi.

    Or, les années passant et le sable me tombant des yeux, à la relecture de Montesquieu, je ne puis que m’inquiéter de l’infaillible faiblesse de l’homme.

    À ce problème tellement humain, une solution existe par la compréhension et la mise en œuvre de la séparation des pouvoirs.

    Cela permet d’épargner à toutes les parties de désagréables ressentiments.

    Que cela soit du côté des commissaires en leur évitant de se retrouver dans une situation où leur honneur put être entaché à tort ou raison par quelques problématiques décisions.

    Que cela soit du côté des structures non établies qui s’éviteront de ruminer après un traitement apparaissant structurellement inéquitable.

    À l’aide de cette voie vertueuse se rétabliraient certains des principes demandant à d’être respectés par nos autorités, car une République ne saurait conserver sa cohérence en bafouant ce qui est nécessaire à la considération équitable des citoyens.

    Une forêt qui avance

    Au-delà de ces faits, le territoire culturel de notre République et Canton de Neuchâtel présente les traits d’un paysage désolé après une bataille de position, certains espaces demeurent intacts et épargnés, d’autres en grande difficulté sont proches de l’effondrement ou de la désertion.

    Il serait plus simple de ne pas dresser la carte des désastres et considérer la situation actuelle comme la suite logique et incontournable du « c’est-comme-ça », de même, il serait apaisant de rester à l’abri des murs du château et se moquer de la prédiction affirmant qu’un jour, la forêt… 

    C’est une erreur véritable, car la gestion culturelle cantonale sépare les intervenants et attise les opprobres. 

    Dans le cas où nous choisirions l’aveuglement, nous ne saurons plus faire société et il est possible que les lieux institutionnels se métamorphosent en chapelles, que les non-établis affaiblissent leur créativité, rejoignent les formats attendus ou abandonnent le voyage.

    Il est à craindre que dispersés et désunis, nous ne soyons plus en mesure d’interpeller les gens, nos voisins proches ou lointains, sur les questions d’humanités, sur le plaisir du divertissement ou la nécessité profonde du vivre ensemble.

    Je ne sais pas quand a débuté la transformation de la gestion culturelle vers une réglementation donnant un droit de prévalence à l’institutionnel, du moins à propos des subventions non ordinaires des arts de la scène.

    De même j’ignore si le refus à l’accès aux aides pour les nouveaux créateurs a fait l’objet d’un débat politique avant d’être dûment inscrit sur le site des affaires culturelles cantonales.

    Le maquillage par la formule « En principe,… » figurant en tête de quelques points de règlement et supposément tolérant et ouvert, ne dissimule pas les réelles brutalités et obscurités du traitement des demandes.

    En effet, bien malin qui pourrait tracer le pourtour de ce « En principe,… » et en connaître le champ d’application et ses critères.

    L’errance de cette formule ne peut conduire qu’à l’arbitraire.

    En 2005 déjà, plusieurs intervenants culturels avaient œuvré à la rédaction d’un rapport intitulé Une constellation en équilibre. Ce travail tendait à faire évoluer la République et Canton de Neuchâtel vers une culture harmonieuse respectant et garantissant la place de chacun. Il fut livré au château et se perdit dans la poussière des Compactus ou dans l’eau trouble des douves.

    Depuis, l’État s’évertue à ne danser que sur seule jambe et se réfère à l’expertise du bon goût, c’est-à-dire celui formé et validé en institution ou en académie, afin de déterminer quel membre doit être amputé.

    Cette interminable opération se réalise en agissant par la mise en place d’un financement de plus en plus asymétrique, processus rendu invisible par la grâce d’une communication anesthésiante.

    Toutefois la réalité de l’environnement culturel, du local au plus large, demeure une épreuve de steeple-chase.

    En conséquence, il n’est pas sûr qu’un unijambiste, même ambitieux, y fasse bonne figure.

    Le Cargo et la houle

    2021 fut une année passablement chahutée et l’Atelier Grand Cargo a frôlé le naufrage, entre autres et en partie, à la suite d’une décision négative de la sous-commission des arts de la scène.

    Ce risque ne sera pas écarté tant que la philosophie de la gestion culturelle cantonale se fondera selon les prescriptions mises en exergue ci-dessus. 

    Même si le montant des subventions cantonales est d’une maigre ampleur dans la masse réelle d’un budget de production, son octroi est primordial afin de renforcer la crédibilité du requérant auprès des autres subventionneurs publics ou privés.

    C’est un verrou qui ne semble pas avoir été perçu à sa juste valeur par l’ensemble de l’organigramme administratif et étatique.

    Voilà quelques éléments de l’équation devant lesquelles le Cargo est au mouillage, mais le baromètre s’effondre et le modeste capitaine que je suis, sait être dos à l’abîme avec la certitude d’une impossible reculade.

    Devant la tempête, le statu quo amène à coup sûr au naufrage.

    Alors, cap sur la houle et les creux des 40° rugissants en vous souhaitant la meilleure des années à venir.

    Yves Robert

  • roman(s)

    roman(s)

  • Grégoire Müller

    Grégoire Müller

    peintre

    Grégoire Müller est né à Morges le 23 février 1947, il termine sa maturité (latin – grec) au Collège de Saint-Maurice et quitte la Suisse pour s’établir à Paris en 1965. Il fréquente l’Académie de la Grande Chaumière, devient assistant de César et critique d’art dès 1966. Il vit les événements de mai 68, rejoint New York en 1969 et commence son parcours américain. Il devient assistant de Richard Serra, est nommé rédacteur en chef de la revue Arts magazine et enseignant à la School of Visual Arts. Il quitte ses activités de rédacteur et d’enseignant en 1972 afin de se consacrer entièrement à la peinture. Il épouse la chanteuse Pascale Duraire en 1982 et leur fille Saskia nait en 1984. Il s’établit à La Chaux-de-Fonds en 1987 et ouvre son atelier dans les anciennes usines Breitling. Dès 1989, il enseigne à l’École d’Art et au lycée Blaise Cendrars. Sa fille Misha-Laura vient au monde en 1990. En 2011, il prend une retraite anticipée en tant qu’enseignant. Durant les années chaux-de-fonnières, il retourne régulièrement à New York afin d’y exposer ses peintures.

    liste des travaux

  • Grégoire Müller – 2020

    Grégoire Müller – 2020

    le chant du cygne – du 22 octobre au 15 novembre 2020

    éditorial du 1er octobre 2020

    biographie

  • la rivière à la mer

    la rivière à la mer

    le jeudi 8 octobre 2020 à 19h – Le Lieu Commun – Tavannes

  • le monde tel qu’il se montre

    le monde tel qu’il se montre

    éditorial du 1er octobre 2020

    un automne aux étranges couleurs

    Aujourd’hui, le temps est à l’automne avec sa nature aux étranges couleurs. La vie éclate en vain avant les froidures de l’hiver et se montre vêtue une ultime fois avec des habits de splendeurs. Geste inutile et pacotille d’artiste avant de tirer révérence. Certains jours le temps est à la douceur, mais le givre du matin indique clairement les premières mesures du « chant du cygne ».

    J’ai rencontré Grégoire Müller cet été et nous sommes montés à son atelier, un étage, pas si haut, mais des fenêtres sur l’échancrure des arbres avec une lumière transversale qui arrachait les couleurs de la surface des toiles, balançait crûment la réalité d’un monde sans innocence et m’indiquait que tout art est politique.

    J’étais dans l’antre d’un lutin malicieux, l’image semble facile, mais essayez toujours de prétendre qu’un homme est nain et vous aurez la surprise de découvrir un géant. La fragilité du corps et la retenue des gestes, une barbiche s’effilochant sur le temps déjà passé, toutes ces choses frêles n’indiquent en rien la solidité de l’âme et l’ancrage des propos. À l’évidence elles renforcent le contraste. Émotion et faiblesse sont des éclairs de lucidité que seul le cynisme occulte par stupidité, alors savoir regarder les traits fragiles demande une abnégation chargée de témérité et d’écoute. On découvre le paysage réel et les aspérités apparaissent avec leur tranchant, les vallons obscurs deviennent mystères et exigent exploration, un homme n’est plus cette surface un peu risible, mais soudainement un être plein, une « terra incognita » et il nous prend des envies de géographes.

    J’ai poursuivi la visite de l’atelier de Grégoire en suivant un cadastre mélangé d’époques et de manières, découvrant une multiplicité d’approches et de représentations du monde. Les toiles amples et magnifiques oscillaient entre plaisir, beauté, dureté et violence.

    Rien de ce qui est beau ou laid n’était dissimulé, l’horreur humaine y côtoyait le charme, la douceur s’affrontait à la déchirure.

    Je regardais discrètement ce curieux petit homme qui tirait une toile après l’autre afin de me les présenter et il me vint le souvenir d’une histoire, celle d’un personnage égaré dans la lande, la brume et le marais. Désespéré, les jambes prisent dans la boue, il s’écriait en vain :

    – Mon âme, mon âme, où te caches-tu mon âme ?

    Et tous les spectateurs de cette scène le croyaient victime de la folie sans qu’aucun ne comprenne qu’il était simplement à la recherche de son essence. Sachant l’avoir perdue, il courait après l’intégrité de son être et l’expérience de vie s’inscrivait dans le chemin parcouru et l’effort, et non dans sa réussite. Les témoins qui regardaient depuis quelques abris confortables aux murs solides et aux décorations illusoires, riaient des gestes englués de l’homme maladroit et ne s’inquiétaient nullement de leurs âmes à eux, estimant dur comme fer qu’elles étaient en sécurité dans les compromis.

    Ces bienheureux se couchèrent goguenards oubliant rapidement les errements de l’homme perdu.

    Mais nous savons qu’un jour il retrouvera cette âme et celle-ci sera accompagnée par des mille de mille autres, celles des petites gens qui étant au service des grandes gens n’avaient pas le temps de s’en occuper.

    C’est fou comme les petites gens perdent tout, alors souvent les bonnes gens doivent faire réprimande…

    Mais tenons-nous éloignés de cette facilité et posons cette question :

    – Peut-être que le rôle de l’artiste consiste à courir vainement après son âme sous le regard des autres ?

    Constatons qu’il n’y a pas de feu sacré dans cette quête, juste une abnégation, une solitude et la certitude que l’âme retrouvée sera rejointe par d’autres, que le partage sera universel.

    Petites gens, grandes gens, quelle importance devant la beauté du monde ?

    Sur le côté est vers la porte d’entrée était disposée une toile dont je suis tombé amoureux. Je me réjouis d’accueillir cette œuvre à l’Atelier Grand Cargo. C’est une grande toile sombre avec un cygne majestueux, les ailes déployées virant sur l’air et la nuit.

    Je ne sais pas si les cygnes survolent les terres durant les heures endormies, mais j’admire la blancheur de l’animal, trait suspendu dans l’air qui domine le noir et dont le cou tendu vers l’abime sonde les ténèbres.

    Je ne sais pas si les cygnes ont une âme, mais nous ferions peut-être bien d’y croire.

    La lumière n’existe pas sans obscurité, le travail d’un artiste se doit d’être complet entre caresse et griffure, sinon il ne restera que guimauve attirante.

    Grégoire Müller prend tous les risques, ne cache rien et nous dévoile le monde tel qu’il se montre.

    La Chaux-de-Fonds, octobre 2020

  • l’étoile du nord

    l’étoile du nord

    27 septembre 2020 – Théâtre du Concert – Neuchâtel

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    l’étoile du nord est en vente à l’Atelier Grand Cargo ou par envoi postal en Suisse

  • l’étoile du nord

    l’étoile du nord

    26 septembre 2020 à 20h – Théâtre du Concert – Neuchâtel

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  • l’étoile du nord

    l’étoile du nord

    25 septembre 2020 à 20h – Théâtre du Concert – Neuchâtel

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