17 novembre 2018 à 20h30 – Atelier Grand Cargo (dix représentations jusqu’au 18 novembre)
distribution
écrit et mis en scène par Yves Robert
interprété par Blaise Froidevaux
écrit et mis en scène par Yves Robert
interprété par Blaise Froidevaux
écrit et mis en scène par Yves Robert
interprété par Blaise Froidevaux
écrit et mis en scène par Yves Robert
interprété par Blaise Froidevaux
écrit et mis en scène par Yves Robert
interprété par Blaise Froidevaux
écrit et mis en scène par Yves Robert
interprété par Blaise Froidevaux
écrit et mis en scène par Yves Robert
interprété par Blaise Froidevaux
écrit et mis en scène par Yves Robert
interprété par Blaise Froidevaux
écrit et mis en scène par Yves Robert
interprété par Blaise Froidevaux


texte et mise en scène
Yves Robert
jeu
Blaise Froidevaux
scénographie
Nicole Grédy
environnement sonore
Stéphane Mercier
dramaturgie
Samuel Grilli
costume
Janick Nardin
assistanat et photographies
Catherine Meyer
production
Cargo15 et Atelier Grand Cargo en partenariat avec le Théâtre du Concert
ce spectacle a été créé le 7 novembre 2018 à l’Atelier Grand Cargo
C’était un lieutenant de guerre dans la finance, une forteresse tranquille et confortable loin des foules, loin de la réalité quotidienne, du métro et du salaire minimum.
Il pratiquait une guerre feutrée se déroulant sur les écrans des ordinateurs avec des chiffres qui s’inscrivent et s’effacent par magie. Les carnages qui en découlent se produisent au loin et dans l’indifférence, mais parfois il suffit de regarder pour voir.
Alors soudain tout devient factice et émerge un malaise. La conscience, animal assoupi dans l’âme, se réveille et griffe. Pour peu qu’une bouteille de vodka soit à portée de main, s’enclenche la vrille de la déchéance.
Comment en sortir ?
Vous avez ouvert votre porte.
Certains n’ouvrent pas. Les morts, par exemple, ils n’ouvrent jamais.
Une fois ouverte, c’est du vent. Ça fait du froid. Ça traverse de part en part. Sentir le vent. Je veux dire avec les yeux. D’habitude, le froid, le chaud, c’est avec la peau. Ce qu’on touche n’est pas forcément réel. Le froid brûle plus profondément que le chaud.
Il faut regarder pour voir.
Regarder autour de soi.
Aujourd’hui, je ne vois rien. La lumière s’évapore d’entre les étoiles et me laisse le cœur ouvert. Je suis sur une table d’opération. Préparé. La poitrine tenue par les écarteurs. Le cœur prêt à être arraché et remis dans la poitrine d’un autre. Un autre que je ne connais pas. Qui devient moi, parce qu’il a mon cœur.
Moi, je serai un cadavre qui sèche. Les restes d’une autopsie. Cadavre sans larmes. Je n’arrive pas à pleurer sur ma propre mort. Je ne sais pas si je sers encore à quelque chose. Je ne sais pas si je suis vivant. La douleur qui me vrille les entrailles est incapable de me faire savoir si j’ai une âme. Je me recroqueville sur moi.
Je deviens aussi fin que la barbe des plumes.
Savez-vous que les plumes sont faites de barbes ?





















écrit et mis en scène par Yves Robert
interprété par Blaise Froidevaux
Ce texte est une vrille. Une vrille est une chute incontrôlée, parfois c’est un choix. La vrille est un outil de perçage – faire un trou à l’intérieur – vriller son regard dans l’autre. Le lieutenant est habillé avec un costume de soirée dépareillé et défraichi. La veste tranche avec le reste. Il n’y a pas de confusion possible, même si le costume a l’aspect d’une fin de soirée, d’une sortie qui tourne mal, d’une beuverie confortable. C’est une défroque de la cloche. L’image demande une sensation de transparence, comme derrière une bâche plastique, qu’elle soit imaginaire ou réel outil de scénographie. On entend les bruits de la ville, les graves dominent, le roulement des camions dans la circulation, au loin, l’orage ou la guerre. Le lieutenant parle à une femme que l’on ne voit pas – une femme derrière une porte entrouverte.
les textes sont libres d’accès pour la lecture individuelle et privée – une demande d’autorisation est indispensable pour toute autre utilisation

30 juin 2018 à 22h15 – place devant le Grand Cargo
Un film écrit, réalisé et interprété par Guillaume Galienne. Avec aussi André Marcon, Françoise Fabian…
Le premier souvenir que j’ai de ma mère, c’est quand j’avais quatre ou cinq ans. Elle nous appelle, mes deux frères et moi pour le dîner en disant » Les garçons et Guillaume, à table ! ».
La dernière fois que je lui ai parlé au téléphone, elle raccroche en me disant » Je t’embrasse chérie ». Disons qu’entre ces deux phrases… il y a quelques malentendus!




Rolf Blaser n’est pas un homme à se laisser connaître dès les premières minutes. Certainement qu’il promène un monde bien à lui lorsqu’il traverse une rue, un jardin, une forêt ou le trottoir d’en face.
Si je parle du trottoir d’en face, c’est que nous avons été voisins durant plus de vingt ans. Moi dans le havre de mon appartement familial, lui avec son atelier souvent illuminé jusque tard dans la nuit.
De ma cuisine, je discernais les fenêtres opaques de son lieu de travail éclairé par les flashs photographiques ou la douceur d’un éclairage régulier.
Ce qui se passait à l’intérieur restait un mystère, mystère qui s’ébréchait légèrement lorsque Rolf chargeait dans un véhicule une série de toiles emballées et destinées à la vente ou aux expositions.
En réalité, je ne connaissais de son travail que les œuvres exposées et jamais je n’avais pénétré dans son antre – c’était un voisin discret.
Malgré cela, on peut rapidement s’apercevoir que sa tranquillité dissimule un humour ravageur, un sens pointu de la dérision et un regard sur le monde exempt de toute innocence. Rolf est un caractère, un oeil acéré.
C’est avec un immense plaisir et une grande curiosité que j’ai enfin accédé à son atelier dans le but de préparer avec lui et Catherine Meyer l’exposition à l’Atelier Grand Cargo.
J’ai retrouvé dans les œuvres l’impression que l’homme m’avait laissée – l’absence de tricherie, l’intégrité, une ironie piquante et une place au rire, fut-il amer.
Le portrait que nous avons choisi pour l’affiche est loin d’être sombre.
Il restitue l’image d’un homme de notre temps fait de chairs et d’ombres, parfois de lumières et de transparences, de vie, de dépits et certainement de malice.
Ce visage est devant un fond rouge comme exposé à la curiosité du spectateur – comme le reflet de la propre interrogation de Rolf Blaser sur la marche du monde – peut-être est-il aussi chargé de la troublante ressemblance entre le portrait et le peintre.
Le travail de Rolf Blaser ne me laisse pas indifférent. Je ressens une impressionnante qualité, une précision du geste, le sens de la lumière et l’expression d’une humanité sensible.
Yves Robert







Rolf Blaser est né le 13 mars 1961 à Soleure. Il a vécu à La Chaux-de-Fonds depuis 1988 où il a travaillé comme peintre et dessinateur.
Il nous a quitté le 25 mars 2024.
2004 Preis für Malerei, prix de peinture du canton de Soleure
2002 Premier prix de peinture de la Forschungsgesellschaft Schering Berlin
2001 Atelier à Berlin, bourse du canton de Neuchâtel et de la Loterie Romande
1996 Atelier au Caire, bourse de Pro-Helvetia et de la ville de La Chaux-de-Fonds
1989 Werkjahr du canton de Soleure (bourse)
1988 Prix du Jury, Kantonale Jahresausstellung, Olten
2024 Le cloître Saint Joseph, Soleure
2018 Atelier Grand Cargo, La Chaux-de-Fonds
2017 Kunsthausrot, Köniz (avec Lucia Strub)
2014 Kunsthausrot, Köniz (avec Werner Neuhaus)
2011 Künstlerhaus S11, Soleure
2010 Galerie 2016, Hauterive/Neuchâtel
2007 Galerie 2016, Bruxelles
2006 Selz art contemporain, Perrefitte
2005 Ferme-Asile, Sion (avec Daniel Frank)
Selz art contemporain, Perrefitte
Galerie 2016, Hauterive/Neuchâtel
2003 Musée des beaux-arts La Chaux-de-Fonds
2002 J.F.Galerie, Zurich
2001 Galerie 2016 , Hauterive/Neuchâtel
1999 Fondation l’Estrée, Ropraz
1998 Galerie Art-Cité, La Chaux-de-Fonds
1996 Stufenbau, Ittigen/Berne
1995 Galerie 2016, Hauterive/Neuchâtel
1994 Galerie Humus, Lausanne
1993 Kunst & Kiosk, Soleure
Atel’art, Aigle
1992 Forum ETC, Bern
Galerie Meier (Art-Cité), La Chaux-de-Fonds
Schachen-Galerie, Oensingen
1991 Galerie 2016, Hauterive/Neuchâtel
1990 Galerie Jean d’Eve, La Chaux-de-Fonds
Werkjahrbeiträge 1989, Kunstmuseum, Soleure (avec Carlo Borer)
2024 Le 9e livre, Éditions Clandestines, Soleure
2018 From NE with Love, Quartier Général et les Editions du Griffon, La Chaux-de-Fonds
2010 «Histoires insoupçonnées», Walter Tschopp, Rolf Blaser – Peintures, Ed. Galerie 2016, Hauterive/Neuchâtel
2009 Huit lustres et belle lurette, Ed. Galerie 2016, Hauterive/Neuchâtel
2007 Rolf Blaser – Peintures, Ed. Galerie 2016, Bruxelles
2006 3 Blick – das Jahr 2005, Beat Selz, Selz art contemporain, Perrefitte
2003 Rolf Blaser – Peintures 1989–2003, Edmond Charrière, Francis Stähli, Christoph Vögele, Rolf Blaser, Musée des beaux-arts La Chaux-de-Fonds
2002 «Maler in Bewegung», Caroline Micaela Hauger, Schweizer Illustrierte
2000 Rolf Blaser – Peintre, vidéo-portrait, réalisé par Pierre Zaline, Le Locle
1999 «Anticorps, la peinture figurative revisitée», Christophe Stawarz, États d’Art (No.3-99), Société des Amis des Arts, La Chaux-de-Fonds
1999 Triptyques, Ed. Galerie 2016, Hauterive/Neuchâtel
1996 Cuerpo a cuerpo, Edmond Charrière, Gregoire Müller, Musée des beaux-arts La Chaux-de-Fonds
1995 SPSAS, Nouveaux membres, SPSAS und Musée d’Art et d’Histoire, Neuchâtel
1993 «L’homme en mouvement, allégorie de sa destinée», Magaly Woeffray, Rolf Blaser – Peintures 1989–1993, La Chaux-de-Fonds
1991 «Keiner flog über das Kuckucksnest», Christian Hänni, Cultura (Nr.2), Ittigen/Berne
1990 Werkjahrbeiträge des Kantons Solothurn 1989, Soleure
1989 Diese Kunst fördert der Kanton Solothurn, 1985–1989, Soleure

Rolf Blaser n’est pas un homme à se laisser connaître dès les premières minutes. Certainement qu’il promène un monde bien à lui lorsqu’il traverse une rue, un jardin, une forêt ou le trottoir d’en face.
Si je parle du trottoir d’en face, c’est que nous avons été voisins durant plus de vingt ans. Moi dans le havre de mon appartement familial, lui avec son atelier souvent illuminé jusque tard dans la nuit.
De ma cuisine je discernais les fenêtres opaques de son lieu de travail éclairé par les flashs photographiques ou la douceur d’un éclairage régulier.
Ce qui se passait à l’intérieur restait un mystère, mystère qui s’ébréchait légèrement lorsque Rolf chargeait dans un véhicule une série de toiles emballées et destinées à la vente ou aux expositions.
En réalité, je ne connaissais de son travail que les œuvres exposées et jamais je n’avais pénétré dans son antre – c’était un voisin discret.
Malgré cela, on peut rapidement s’apercevoir que sa tranquillité dissimule un humour ravageur, un sens pointu de la dérision et un regard sur le monde exempt de toute innocence. Rolf est un caractère, un oeil acéré.
C’est avec un immense plaisir et une grande curiosité que j’ai enfin accédé à son atelier dans le but de préparer avec lui et Catherine Meyer l’exposition à l’Atelier Grand Cargo.
J’ai retrouvé dans les œuvres l’impression que l’homme m’avait laissée – l’absence de tricherie, l’intégrité, une ironie piquante et une place au rire, fut-il amer.
Le portrait que nous avons choisi pour l’affiche est loin d’être sombre.
Il restitue l’image d’un homme de notre temps fait de chairs et d’ombres, parfois de lumières et de transparences, de vie, de dépits et certainement de malice.
Ce visage est devant un fond rouge comme exposé à la curiosité du spectateur – comme le reflet de la propre interrogation de Rolf Blaser sur la marche du monde – peut-être est-il aussi chargé de la troublante ressemblance entre le portrait et le peintre.
Le travail de Rolf Blaser ne me laisse pas indifférent. Je ressens une impressionnante qualité, une précision du geste, le sens de la lumière et l’expression d’une humanité sensible.
Yves Robert

Grâce à cette collaboration avec les CMC, nous rencontrerons deux musiciens, nous prendrons connaissance de leurs univers et nous chercherons à percevoir ce qui constitue leurs sensibilités artistiques.
Nous vous proposons de nous rejoindre dans l’aventure de la curiosité.

C’est suite à leur découverte des Roentgenizdat lors de l’exposition «L’Utopie au quotidien. Objets soviétiques 1953-1991» présentée au Musée des Beaux Arts de La Chaux-de-Fonds que Florian Weiss et Nicolas Gurtner initient le projet «Bone Music», touchés et interpellés par cette fascinante page de l’histoire soviétique. Et, avant tout, par la force de volonté d’hommes et de femmes prêts à se mettre en danger pour accéder à l’écoute d’une œuvre de musique en particulier :
Les reproductions d’enregistrements illégaux étaient gravées clandestinement à partir d’originaux arrivant à St-Petersbourg. Ceci à l’aide d’anciennes machines servant à graver les vinyles. Le support quant à lui, le papier radiographique, était volé dans les poubelles des hôpitaux ou acheté puis découpé au format voulu et percé en son centre.
Distribués par quelques individus, les enregistrements étaient ensuite diffusés via les cercles familiaux ou d’amis. L’entreprise était extrêmement risquée, puisque les contrôles étaient fréquents et les peines sévères.
Il était donc tentant pour les deux musiciens de proposer la mise en contraste de ce que pouvait être l’expérience d’écoute d’une personne vivant en URSS à cette période avec leur propre expérience où l’accès à la production musicale mondiale est quasi absolu…
La musique de ce spectacle sera composée autour d’extraits audios, retravaillés, issus des enregistrements prohibés. Ces extraits feront partie intégrante des compositions et seront diffusés simultanément au jeu des musiciens.
Musiciens, qui, afin de mêler leur son à celui des enregistrements fatigués, useront d’un soutien électronique pour moduler les sonorités de leurs instruments respectifs.
La performance sonore sera soutenue par un visuel, et une scénographie auxquels sera portée une attention toute particulière.
Cette première collaboration avec l’Atelier Grand Cargo se déroulera sous la forme d’une résidence de quatre jours où le fruit du travail des deux musiciens sera présenté au public dans le lieu même de sa création.


texte
Yves Robert
mise en lecture
François Rochaix
lecture
Jeanne de Mont , Vincent Serez et Claude Thébert
captation réalisée à Carouge
24 septembre 2005
En 2005, le metteur en scène François Rochaix mettait en lecture Thisbé et Pyrame à Carouge avec la comédienne Jeanne de Mont et les comédiens Claude Thébert et Vincent Serez.
Cette mise en lecture a fait l’objet d’une captation sonore et c’est ce moment que nous vous proposons de partager… comme à la radio.
mardi 27 février 2018 à 20h
De par le monde, les histoires d’amour tragiques nous rappellent que les sentiments sont des rivières se riant des digues, couchant dans d’autres lits que ceux attendus et qu’il est vain de les en empêcher.
Le travail d’illustration de Thisbé et Pyrame a été présenté dans le cadre de l’exposition – Murmures dans la fontaine
illustrations © Jean-Guy Paratte














commander le cahier – Le lieutenant de guerre

commander le cahier – L’Île mystérieuse juste avant de décrocher la lune
Il y a la guerre, quatre amis sont prisonniers. Par chance, ils peuvent s’emparer d’un ballon et s’échapper, mais un terrible ouragan les emporte. Voilà ces quatre amis ballotés dans les nuages, dans la tempête et dans la nuit. En dessous d’eux, l’océan s’étale à perte de vue… Ainsi commence l’aventure.
les textes sont libres d’accès pour la lecture individuelle et privée – une demande d’autorisation est indispensable pour toute autre utilisation

–
Cyrus Smith : C’est curieux votre histoire… Très curieux… Il se passe des choses ici… (Mais) Nous avons d’autres soucis. L’hiver approche. Les tempêtes seront terribles. La maison de brique sera soufflée.
Jules Pencroft : Faut forger des scies, abattre des arbres et construire une belle charpente.
Cyrus Smith : Notre acier n’est pas solide, nos outils sont fragiles. Il faut rapidement une maison de pierres… (Mais) j’ai une petite idée…
Harbert Brown : Expliquez-vous, Monsieur Smith.
Cyrus Smith : Avec la graisse des phoques, nous allons fabriquer de la nitroglycérine… Zim…
Harbert Brown : Badaboum… Oui, badaboum !
Jules Pencroft : De la nitroglycérine ?
Harbert Brown : Nitroglycérine ou éther trinitrique du glycérol ou trinitroglycérine ou trinitrate de glycérol ou trinitrine.
Jules Pencroft : Heu…
Harbert Brown : Un explosif puissant, particulier, liquide et dangereux. Au moindre choc : BOUM !
collection
le monde tel qu’il se présente
Atelier Grand Cargo
format A5
reliure centrale avec deux agrafes
papier blanc 80 à 100 gr.
prix
(hors frais de poste)
CHF 5.– pcs.
retrait à l’Atelier Grand Cargo
envoi postal pour la Suisse (+ frais de port)
étranger sur demande (+ frais de port et de douane)

D’après Jules Verne

production
Théâtre de La Poudrière
Adaptation et mise en scène
Yves Robert
Assistant à la mise en scène
Didier Chiffelle
Jeu
Corinne Grandjean, Yannick Merlin et Claire Perret-Gentil
Scénographie, décor
Pierre Gattoni
Marionnettes
Christophe Kiss et Chantal Facon
Univers sonores
Julien Baillod
Lumière
Gilles Perrenoud
Costumes
Janick Nardin
Administration
Noëlle Bron
Photos
Nicolas Meyer
Il y a la guerre, quatre amis sont prisonniers. Par chance, ils peuvent s’emparer d’un ballon et s’échapper, mais un terrible ouragan les emporte.
Voilà ces quatre amis ballotés dans les nuages, dans la tempête et dans la nuit. En dessous d’eux, l’océan s’étale à perte de vue…
Ainsi commence une des aventures les plus folles de Jules Verne.
Une aventure faite de rebondissements, de surprises, une aventure tissée par les liens de l’amitié, de la solidarité.
Il y a surtout une part mystérieuse, de ces choses qui ne s’expliquent pas et laissent une trace presque invisible, un souvenir.
Alors, cette aventure devient défi, car à partir de rien, il faut reconstruire le monde.
Cyrus Smith : C’est curieux votre histoire… Très curieux… Il se passe des choses ici… (Mais) Nous avons d’autres soucis. L’hiver approche. Les tempêtes seront terribles. La maison de brique sera soufflée.
Jules Pencroft : Faut forger des scies, abattre des arbres et construire une belle charpente.
Cyrus Smith : Notre acier n’est pas solide, nos outils sont fragiles. Il faut rapidement une maison de pierres… (Mais) j’ai une petite idée…
Harbert Brown : Expliquez-vous, Monsieur Smith.
Cyrus Smith : Avec la graisse des phoques, nous allons fabriquer de la nitroglycérine… Zim…
Harbert Brown : Badaboum… Oui, badaboum !
Jules Pencroft : De la nitroglycérine ?
Harbert Brown : Nitroglycérine ou éther trinitrique du glycérol ou trinitroglycérine ou trinitrate de glycérol ou trinitrine.
Jules Pencroft : Heu…
Harbert Brown : Un explosif puissant, particulier, liquide et dangereux. Au moindre choc : BOUM !



Il est assez piquant que la région qui, vraisemblablement, est à l’origine de l’humanité, soit une des seules qui n’ait pas encore été dévastée par notre société. Cette anomalie devrait rapidement être corrigée puisqu’entre les armes automatiques venues des régions frontalières en conflit et l’arrivée de touristes fortunés avides de sensations fortes et son cortège de corruption, les peuples millénaires y habitant ne devraient plus échapper longtemps aux bienfaits de la société de consommation. Déjà, l’alcool, puis l’argent ont fait irruption dans la vie rude mais préservée de ce coin du monde, le reste ne devrait être qu’une affaire de patience.
Les peintures présentées à l’occasion de cette exposition sont directement inspirées, non seulement par l’élégance des personnes composant la mosaïque d’ethnies vivant dans la vallée de l’Omo, située au sud-est de l’Ethiopie, mais aussi par leur destin tragique. En effet, cette fois, ce ne sont pas les missionnaires, ni des aventuriers à la poursuite de richesses inexploitées, encore moins de colons à la recherche d’une vie meilleure qui creuseront leurs tombes. C’est la saine curiosité d’un photographe allemand vivant en France, Hans Silvester, qui, en ramenant de ses voyages successifs au pays des Hamer, Karo, Surma, Bume et autres Mursi des clichés d’une saisissante beauté, et en les éditant dans un splendide ouvrage, aura, à son corps défendant, ouvert cette boîte de Pandore.
Lui-même parle de ses clichés et des poses qu’ont pris ces femmes et ces hommes en les comparant à celles de nos aïeux quand les premiers photographes leur proposèrent de se faire « immortaliser », eux qui devaient les regarder comme ses modèles ont considéré Hans Silvester. Car il s’agit de cela. Les regards paraissent assombris par une volonté de préserver une distance, une fierté qui pourrait aller jusqu’à une sorte de mépris du photographe et, par extension, du monde qu’il représente. Le tout teinté d’une résignation imperceptible, comme s’ils savaient le sort de ceux qui y résistent.
L’artiste espère, par le rendu de sa peinture, avoir pu exprimer toute son admiration, mais aussi le malaise qu’ont suscités chez elle ce qu’elle aura succinctement appris de ces peuples condamnés.


ce spectacle a été créé le 3 mai 2017 à l’Atelier Grand Cargo (dix représentations jusqu’au 14 mai 2017)
J’ai dit, mille nuits.
Mille nuits, j’attendrai mille nuits ta réponse, ici, tous les soirs jusqu’à minuit.
J’attendrai que tu dises oui.
Ne dis rien encore ce soir, ça serait trop tôt.
Ça serait décocher une flèche dans les nuages.
On ne peut pas savoir sur qui elle retombe.
Ce qu’on est benêt quand on aime…




Yves Robert texte et mise en scène
Didier Chiffelle jeu
photographies Catherine Meyer


ce spectacle a été créé le 3 mai 2017 à l’Atelier Grand Cargo (dix représentations jusqu’au 14 mai 2017)
J’ai dit, mille nuits.
Mille nuits, j’attendrai mille nuits ta réponse, ici, tous les soirs jusqu’à minuit.
J’attendrai que tu dises oui.
Ne dis rien encore ce soir, ça serait trop tôt.
Ça serait décocher une flèche dans les nuages.
On ne peut pas savoir sur qui elle retombe.
Ce qu’on est benêt quand on aime…




Yves Robert texte et mise en scène
Didier Chiffelle jeu
photographies Catherine Meyer


ce spectacle a été créé le 3 mai 2017 à l’Atelier Grand Cargo (dix représentations jusqu’au 14 mai 2017)
J’ai dit, mille nuits.
Mille nuits, j’attendrai mille nuits ta réponse, ici, tous les soirs jusqu’à minuit.
J’attendrai que tu dises oui.
Ne dis rien encore ce soir, ça serait trop tôt.
Ça serait décocher une flèche dans les nuages.
On ne peut pas savoir sur qui elle retombe.
Ce qu’on est benêt quand on aime…




Yves Robert texte et mise en scène
Didier Chiffelle jeu
photographies Catherine Meyer


ce spectacle a été créé le 3 mai 2017 à l’Atelier Grand Cargo (dix représentations jusqu’au 14 mai 2017)
J’ai dit, mille nuits.
Mille nuits, j’attendrai mille nuits ta réponse, ici, tous les soirs jusqu’à minuit.
J’attendrai que tu dises oui.
Ne dis rien encore ce soir, ça serait trop tôt.
Ça serait décocher une flèche dans les nuages.
On ne peut pas savoir sur qui elle retombe.
Ce qu’on est benêt quand on aime…




Yves Robert texte et mise en scène
Didier Chiffelle jeu
photographies Catherine Meyer


ce spectacle a été créé le 3 mai 2017 à l’Atelier Grand Cargo (dix représentations jusqu’au 14 mai 2017)
J’ai dit, mille nuits.
Mille nuits, j’attendrai mille nuits ta réponse, ici, tous les soirs jusqu’à minuit.
J’attendrai que tu dises oui.
Ne dis rien encore ce soir, ça serait trop tôt.
Ça serait décocher une flèche dans les nuages.
On ne peut pas savoir sur qui elle retombe.
Ce qu’on est benêt quand on aime…




Yves Robert texte et mise en scène
Didier Chiffelle jeu
photographies Catherine Meyer


ce spectacle a été créé le 3 mai 2017 à l’Atelier Grand Cargo (dix représentations jusqu’au 14 mai 2017)
J’ai dit, mille nuits.
Mille nuits, j’attendrai mille nuits ta réponse, ici, tous les soirs jusqu’à minuit.
J’attendrai que tu dises oui.
Ne dis rien encore ce soir, ça serait trop tôt.
Ça serait décocher une flèche dans les nuages.
On ne peut pas savoir sur qui elle retombe.
Ce qu’on est benêt quand on aime…




Yves Robert texte et mise en scène
Didier Chiffelle jeu
photographies Catherine Meyer


ce spectacle a été créé le 3 mai 2017 à l’Atelier Grand Cargo (dix représentations jusqu’au 14 mai 2017)
J’ai dit, mille nuits.
Mille nuits, j’attendrai mille nuits ta réponse, ici, tous les soirs jusqu’à minuit.
J’attendrai que tu dises oui.
Ne dis rien encore ce soir, ça serait trop tôt.
Ça serait décocher une flèche dans les nuages.
On ne peut pas savoir sur qui elle retombe.
Ce qu’on est benêt quand on aime…




Yves Robert texte et mise en scène
Didier Chiffelle jeu
photographies Catherine Meyer


ce spectacle a été créé le 3 mai 2017 à l’Atelier Grand Cargo (dix représentations jusqu’au 14 mai 2017)
J’ai dit, mille nuits.
Mille nuits, j’attendrai mille nuits ta réponse, ici, tous les soirs jusqu’à minuit.
J’attendrai que tu dises oui.
Ne dis rien encore ce soir, ça serait trop tôt.
Ça serait décocher une flèche dans les nuages.
On ne peut pas savoir sur qui elle retombe.
Ce qu’on est benêt quand on aime…




Yves Robert texte et mise en scène
Didier Chiffelle jeu
photographies Catherine Meyer


ce spectacle a été créé le 3 mai 2017 à l’Atelier Grand Cargo (dix représentations jusqu’au 14 mai 2017)
J’ai dit, mille nuits.
Mille nuits, j’attendrai mille nuits ta réponse, ici, tous les soirs jusqu’à minuit.
J’attendrai que tu dises oui.
Ne dis rien encore ce soir, ça serait trop tôt.
Ça serait décocher une flèche dans les nuages.
On ne peut pas savoir sur qui elle retombe.
Ce qu’on est benêt quand on aime…




Yves Robert texte et mise en scène
Didier Chiffelle jeu
photographies Catherine Meyer



commander le cahier – Mille nuits ou regarder les grenouilles nager ♂︎
Mille nuits ou regarder les grenouilles nager ♂︎


jeu
Didier Chiffelle
photographies
Catherine Meyer
texte et mise en scène
Yves Robert
J’ai dit, mille nuits.
Mille nuits, j’attendrai mille nuits ta réponse, ici, tous les soirs jusqu’à minuit.
J’attendrai que tu dises oui.
Ne dis rien encore ce soir, ça serait trop tôt.
Ça serait décocher une flèche dans les nuages.
On ne peut pas savoir sur qui elle retombe.
Ce qu’on est benêt quand on aime…

ce spectacle a été créé le 3 mai 2017 à l’Atelier Grand Cargo (dix représentations jusqu’au 14 mai 2017)






