Auteur/autrice : Yves Robert

  • Anne Ramseyer

    Anne Ramseyer

    dessinatrice

    Travaux au Cargo

    2026 – exposition commune avec Catherine Meyer

    Je vis à Neuchâtel où je suis née en 1956

    Depuis 2020, en liberté et en affinité avec les arts

    Enfance joyeuse, joueuse. Parents artistes. 

    Sur le chemin de l’école… jusqu’au pupitre ; et des élèves qui dessinent. 

    De l’autre côté de la cour, un musée. Je traverse.

    Presque trois décennies de scénographie et de graphisme au Muséum d’histoire naturelle de Neuchâtel et un intermède au Musée de la civilisation à Québec. 

    Un métier qui s’apprend sur le tas. Des expos, des affiches, une équipe, des audaces, des rencontres, du bonheur et de la sueur.

    Quelques incursions dans la scénographie de théâtre.

    Un compagnon qui vient de loin, l’air du large souffle sur mon territoire.

    2020, 64 ans, retraite, covid, une nouvelle vie qui commence… bizarre.

    J’ai envie d’images, de papier, de crayons, d’encre de Chine et d’ailleurs.

    En 2025, une expo au Labo. B à la Chaux-de-Fonds avec mon amie Catherine Meyer, photographe. Je présente des travaux personnels pour la première fois.

  • Danaé sur le rivage

    Danaé sur le rivage

    théâtre

    à paraître cet automne

    un extrait

    description cahier et commande

  • Catherine Meyer & Anne Ramseyer

    Catherine Meyer & Anne Ramseyer

    exposition – du 10 juin au 28 juin 2026

    Images traversantes, captées à grande vitesse, fixées dans l’immédiat par quelques gouttes de pluie.

    Ici et là.

    Sur la rétine, comme une petite torpille visuelle.

    Le dessin : un habillage de ce résidu d’image, lesté par le crayon d’un peu de drame ajouté.

    La couleur, pour la prochaine fois…

    Anne


    CLIC…

    Catherine

  • La Cie Le Conciliabule – Au coin de la rue

    La Cie Le Conciliabule – Au coin de la rue

    en résidence du 11 mai au 24 mai 2026

    présentation d’un extrait dans le cadre de la fête du théâtre les 23 et 24 mai 2026

    projet théâtral en développement

    distribution

    Écriture et mise en scène

    Damien Naïmi

    Assistanat à la mise en scène

    Daniel Jeanloz

    Scénographie

    Albertine Mermet

    Jeu

    Agathe Hauser, Blaise Granget, Camille Piller, Julien Tsongas et Lionel Brady

    Regards extérieurs

    Clémence Mermet

    soutiens et partenaires des résidences au Cargo

  • les pièces à lire

    les pièces à lire

    © Yves Robert ou auteur– consultation uniquement

    droits déposés à la Société Suisse des Auteurs


  • Protégé : les images – le théâtre

    Protégé : les images – le théâtre

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  • Protégé : les images – le journal du silence

    Protégé : les images – le journal du silence

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  • la Cie du Renard bleu – La Chambre

    la Cie du Renard bleu – La Chambre

    une installation-spectacle immersive et intimiste

    en résidence du 20 avril au 10 mai 2026

    distribution

    Écriture, scénographie et mise en scène

    Albertine Mermet

    Musique et mixage

    Ernestine Mermet

    Regard texte, voix et mise en scène

    Damien Naïmi

    Collaboration à la scénographie

    Johan Katz

    Mécanique et technique

    Frédéric Junod

    Mixage additionnel et mastering

    Adrien Koumrouyan

    Regards extérieurs

    Camille Mermet, Clémence Mermet, Victor Poltier et Yves Robert


    soutiens et partenaires des résidences au Cargo

  • Pierre Estoppey

    Pierre Estoppey

    illustrateur

    travaux au Cargo

    la beauté des monstres

    Né en 1975 à La Chaux-de-Fonds.

    Après des études de lettres, il se tourne vers l’illustration. En plus des techniques traditionnelles, il développe à partir de 2020 un procédé original basé sur le photomontage.

    C’est une sélection de ces travaux, d’inspiration fantastique, qu’il présente à l’Atelier Grand Cargo.

  • Être humain, être animal (en cours de réécriture)

    Être humain, être animal (en cours de réécriture)

    informations à suivre…

    la première version de ce travail a été élaborée en résidence d’écriture à Gênes, l’écriture de la seconde version se fera durant l’année 2026.


  • Danaé sur le rivage – un extrait

    Danaé sur le rivage – un extrait

    Moi, j’ai pas choisi.

    On ne choisit pas ses désastres.

    Danaé, après un temps.

    Je suis Danaé, fille de roi. J’avais recueilli la pluie de l’or entre mes cuisses, pluie battante. J’ai vu tourner le ciel, les étoiles comme un vol de lucioles… Je ne savais rien des étoiles et des lucioles.

    J’avais trop soif, trop envie de boire, goûter ce qui n’était pas encore bu. Goûter l’amertume, être bercée par l’absinthe, tomber dans ce vertige où se noie la joie.

    Un malheur commence toujours par un malheur, (mais) un malheur qui se déguise, qui fait carnaval, fait de l’ivresse dans les herbes et la rosée. Un malheur qui, d’un beau sourire, prétend qu’il n’est pas un malheur.

    Danaé s’adresse à la foule des ombres.

    Ohé les passants… Une pièce pour la femme sur le rivage.

    La femme sur le pavé… La dépravée.

    Danaé rit brièvement.

    Une pluie d’or, ça fait mine d’être le bonheur. Ça tombe entre les cuisses, ça tombe d’un sourire qui fait joli, le gentil, l’entreprenant.

    La pluie de l’or, ça fait un petit bruit, à cause de la sueur, des cuisses qui rebondissent l’une contre l’autre, de la respiration qui meurt.

    Peu à peu, le souffle s’accélère, fait semblant de plus être là, se retient comme une souffrance, comme une noyade.

    La brise de terre, avant l’aube, se retient avant d’être une brise de mer. Avant de sentir le sel, l’odeur lointaine des pays qui n’existent pas.

    Les pluies de l’été, c’est chaud et agréable, ça fait ce petit bruit.

    Je ne savais pas ce que c’était.

    Je voulais savoir, vraiment savoir. Si ça fait mal, si c’est du plaisir, si c’est des griffures avec du sang. Si c’est des larmes, un vertige d’ouragan avant les regrets, avant qu’il fasse froid.

    C’est arrivé, la surprise d’un orage d’été.

    Soudain, toute mouillée… Jusqu’à l’intérieur.

    Puis, un froid s’installe, ruine la douceur, laisse un malaise au bord des lèvres.

    La joie de l’or ne dure qu’un instant.

    Danaé éclate de rire.

    Tu ne vois pas venir les temps glacés.

    L’or, ça faisait des reflets avec le soleil de juin, des étincelles, même avec les yeux fermés… Des étincelles… Des lucioles et des papillons.

    Tu ne vois pas venir l’obscurité où se loge l’hiver.

    Ohé, les passants… Une pièce pour la femme sur le rivage.

  • Sous tes yeux, les poches sont des bassines – le samedi 21 mars 2026 à 19h

    Sous tes yeux, les poches sont des bassines – le samedi 21 mars 2026 à 19h

    Une lecture à deux voix autour du livre Sous tes yeux les poches sont des bassines par la comédienne Dominique Bourquin et l’auteur du livre Dejan Gacond. 

    à propos

    Sous tes yeux les poches sont des bassines est un hommage à Markus Jura Suisse, cet érudit complètement dingue qui se baladait avec un sac rempli de couennes de fromages et qui acheta 147 fois le même livre pour le donner à ses connaissances. 

    Dominique Bourquin et Dejan Gacond interpréteront à deux voix l’intégralité de ce texte publié en mai 2025 et réimprimé en septembre 2025 chez Label Rapace. 

    dates et horaires

    • le vendredi 20 mars 2026 à 20h30
    • le samedi 21 mars 2026 à 19h

    un extrait

    « Tu es le plus dandy des clodos aujourd’hui. Une veste brune en cuir, un pull fin à longues manches blanc, certainement en coton, au milieu duquel une écharpe noire nouée en mode cravate se balance avec candeur. Les cheveux soigneusement attachés qui laissent ton immense front se dégager. On devine un crâne épais qui protège un cerveau solide. Tes yeux bleus coupants. Qui lacèrent le réel de leur clairvoyance limpide. Qui arrachent des lambeaux de ciel étoilé. Sous tes yeux les poches sont des piscines, des bassines. Elles ont récupéré au fil des ans toutes les larmes de joie et de tristesse. Elles sont la mémoire aqueuse de tes perceptions. »

    des liens pour en savoir plus

  • Sous tes yeux, les poches sont des bassines – portfolio

    Sous tes yeux, les poches sont des bassines – portfolio

    le 18 mars 2026 – photographies de répétition – © Yves Robert 

  • Sous tes yeux, les poches sont des bassines – le vendredi 20 mars 2026 à 20h30

    Sous tes yeux, les poches sont des bassines – le vendredi 20 mars 2026 à 20h30

    Une lecture à deux voix autour du livre Sous tes yeux les poches sont des bassines par la comédienne Dominique Bourquin et l’auteur du livre Dejan Gacond. 

    à propos

    Sous tes yeux les poches sont des bassines est un hommage à Markus Jura Suisse, cet érudit complètement dingue qui se baladait avec un sac rempli de couennes de fromages et qui acheta 147 fois le même livre pour le donner à ses connaissances. 

    Dominique Bourquin et Dejan Gacond interpréteront à deux voix l’intégralité de ce texte publié en mai 2025 et réimprimé en septembre 2025 chez Label Rapace. 

    dates et horaires

    • vendredi 20 mars 2026 à 20h30
    • samedi 21 mars 2026 à 19h

    le Grand Cargo étant un petit lieu, il est recommandé de réserver…

    formulaire de réservation en bas de page

    un extrait

    « Tu es le plus dandy des clodos aujourd’hui. Une veste brune en cuir, un pull fin à longues manches blanc, certainement en coton, au milieu duquel une écharpe noire nouée en mode cravate se balance avec candeur. Les cheveux soigneusement attachés qui laissent ton immense front se dégager. On devine un crâne épais qui protège un cerveau solide. Tes yeux bleus coupants. Qui lacèrent le réel de leur clairvoyance limpide. Qui arrachent des lambeaux de ciel étoilé. Sous tes yeux les poches sont des piscines, des bassines. Elles ont récupéré au fil des ans toutes les larmes de joie et de tristesse. Elles sont la mémoire aqueuse de tes perceptions. »

    des liens pour en savoir plus

  • Sous tes yeux, les poches sont des bassines

    Sous tes yeux, les poches sont des bassines

    Une lecture à deux voix autour du livre Sous tes yeux les poches sont des bassines par la comédienne Dominique Bourquin et l’auteur du livre Dejan Gacond. 

    à propos

    Sous tes yeux les poches sont des bassines est un hommage à Markus Jura Suisse, cet érudit complètement dingue qui se baladait avec un sac rempli de couennes de fromages et qui acheta 147 fois le même livre pour le donner à ses connaissances. 

    Dominique Bourquin et Dejan Gacond interpréteront à deux voix ce texte publié en mai 2025 et réimprimé en septembre 2025 chez Label Rapace. 

    dates et horaires

    vendredi 20 mars 2026 à 20h30

    samedi 21 mars 2026 à 19h

    un extrait

    « Tu es le plus dandy des clodos aujourd’hui. Une veste brune en cuir, un pull fin à longues manches blanc, certainement en coton, au milieu duquel une écharpe noire nouée en mode cravate se balance avec candeur. Les cheveux soigneusement attachés qui laissent ton immense front se dégager. On devine un crâne épais qui protège un cerveau solide. Tes yeux bleus coupants. Qui lacèrent le réel de leur clairvoyance limpide. Qui arrachent des lambeaux de ciel étoilé. Sous tes yeux les poches sont des piscines, des bassines. Elles ont récupéré au fil des ans toutes les larmes de joie et de tristesse. Elles sont la mémoire aqueuse de tes perceptions. »

    l’affiche

    consulter le portfolio

    des liens pour en savoir plus

    soutiens et partenaires des résidences au Cargo

  • Cie Crinoline – bouboule et quatzieux

    Cie Crinoline – bouboule et quatzieux

    théâtre tout public dès 8 ans

    dates et horaires

    en résidence du 12 au 24 janvier 2026 – Atelier Grand Cargo – La Chaux-de-Fonds

    en représentation le 21 janvier 2026 à 15h30 à l’Atelier Grand Cargo

    à propos

    Bouboule et Quatzieux n’ont aucune raison d’être amies. L’une est en échec scolaire et ne songe qu’à manger; l’autre est premier de la classe et soigne à l’excès son vocabulaire. Pourtant, ils ont un point commun qui les rend inséparables. Tous les deux ont le même tortionnaire. L’affronter, ils n y songent pas. Alors, ils l’évitent en se cachant dans un container, mais jusqu’à quand durera leur calvaire ?

    distribution

    jeu

    Jeremy Jacquet et Natalie Grant

    mise en rue

    Sara Uslu

    informations supplémentaires

    soutiens et partenaires des résidences au Cargo

  • la mort de Vladimir – TPVH

    la mort de Vladimir – TPVH

    le dimanche 18 janvier 2026 à 16h30 – Mouvance Le Patio, rue Joseph Galtier, Lodève, France

    . .
  • Christiane Margraitner

    Christiane Margraitner

    comédienne, enseignante et metteuse en scène

    en préparation au Cargo

    Danaé sur le rivage – seule en scène

    à propos

    Née en 1956, elle a fait ses études à Bienne, maturité et brevet d’enseignement, suivi d’un diplôme du Werkseminar Kunstgewerbeschule (École des Beaux-Arts – Zurich). Elle effectue un parcours de comédienne, d’enseignante de théâtre et de metteuse en scène.

    En 1982, elle entre au TPR comme comédienne stagiaire et participe à tous les spectacles de la troupe jusqu’en 1984. Elle poursuit ses activités de comédienne à Genève, puis à Berne et Bienne, avant de revenir s’installer à La Chaux-de-Fonds.

    Elle est membre permanent du théâtre pour le moment de 1992 à 2002. Elle joue entre 1982 et 2024 dans une septantaine de productions (francophones ou bilingues), dont 3 spectacles en solo. Elle signe de nombreuses mises en scène pour des troupes amateurs (aussi bien avec des enfants, des adultes que des personnes âgées) ou des compagnies professionnelles.

    Elle a joué dans quelques films produits en Suisse romande. Elle prête régulièrement sa voix pour des enregistrements de tous types.

    Elle a tourné avec différents spectacles dans toute la Suisse, en France, Allemagne, Belgique, Angleterre, Pologne, Indonésie et au Maroc.

    Elle a enseigné à l’école de théâtre amateur pour adultes du Centre culturel neuchâtelois durant 20 ans de 1999 à 2019 et de 2012 à 2023 également à Evaprod.

    Elle a été résidente de la Maison du Concert à Neuchâtel de 2000 à 2004 et participé à son comité d’administration jusqu’en 2024.

    Elle a été membre de ThéâtreProNE, l’association pour la promotion du théâtre professionnel indépendant dans le canton de Neuchâtel.

    Elle a partagé la scène avec Blaise Froidevaux de nombreuses années, avec le Théâtre Rumeur, le Théâtre à Tous les Étages, le Collectif CTB.

    Elle bénéficiera en 2026 d’une bourse pour un atelier d’artiste au Caire pour six mois, de février à juillet, octroyée par la Ville de La Chaux-de-Fonds et de la Conférence des Villes.

  • exposition – retour de Gênes – formulaire de commande

    exposition – retour de Gênes – formulaire de commande

    caractéristiques

    • papier baryté satiné : 100% a-cellulose – montage sur plaque aluminium – photographie numéroté jusqu’à 5 tirages
    • dimensions cadre photographies verticales : 40 cm X 22,81 cm / photographies horizontales : 40 cm X 24,4 cm
    • prix à l’unité : CHF 400.– / livraison à l’Atelier Grand Cargo / autre : envoi postal sur demande avec frais de port
  • galerie – retour de Gênes

    galerie – retour de Gênes

    cliquez sur les photographies afin de les agrandir

    formulaire de commande

    hors accrochage

  • le petit silence de la nuit

    le petit silence de la nuit

    mise en chantier pour l’automne 2027

    Ce monologue raconte la traversée d’une journée ordinaire par une jeune femme, soit son quotidien mille fois répété. Cette banalité se termine par un événement particulier.

    distribution

    texte et dramaturgie

    Yves Robert

    le personnage d’Élodie

    poste à pouvoir

    mise en scène

    poste à pouvoir

    scénographie

    poste à pouvoir

    éclairage

    poste à pouvoir

    environnement sonore

    poste à pouvoir

    administration production et communication

    poste à pouvoir

    gestion des salaires

    Le Guichet

    production

    Cargo15


    soutiens et partenaires

  • Danaé sur le rivage

    Danaé sur le rivage

    seule en scène – préparation pour l’automne 2026

    distribution

    texte, administration et régie générale

    Yves Robert

    mise en scène et scénographie

    Blaise Froidevaux

    jeu

    Christiane Margraitner

    assistanat et accueil public

    poste à pouvoir

    gestion des salaires

    Le Guichet

    production

    Cargo15


    soutiens et partenaires

  • retour de Gênes – Danaé sur le rivage

    présentation des travaux réalisés par Yves Robert à Gênes durant les mois de mars, avril et mai 2025

    lecture – Danaé sur le rivage – le samedi 15 novembre 2025 à 19h30

    Ce monologue s’est élaboré à partir de la mélopée répétée par un mendiant sur la rue, curieusement en français, mélodie attrapée par hasard un jour où je revenais des caruges .

    Un sou… Un sou pour manger… Un sou, j’ai faim.

    Plus tard, j’ai pensé à l’histoire de Danaé, rejetée par son père et livrée aux vagues de la Méditerranée, échouée à Gênes ou dans toute autre ville de l’Europe.

    Cette ritournelle s’est transformée et inscrite dans le monde moderne et mécanique, un territoire où se dissolvent les êtres humains et les rêves, où les adresses ne sont plus celles du monde antique, mais la dérive d’une froideur individuelle dominée par le désir du confort – que rien ne bouge, que rien ne vive, que rien ne change.

    Ohé, les passants… Ohé, les voitures.

    J’ai mélangé ces deux impressions et c’est le récit que je vous propose de découvrir dans une lecture de Christiane Margraitner et une mise en lecture de Blaise Froidevaux.

    dates et horaires de l’exposition

    du 30 octobre au 16 novembre 2025

    les photographies

    Je ne suis pas un photographe, je ne me promène pas avec un Leica.

    Je suis un regardeur qui s’intéresse à la lumière, alors quand elle me plait, je prends une image avec mon téléphone.

    Cet appareil dispose d’un programme qui imite le rendu d’un vieux film des années soixante, autorise le réglage d’un diaphragme numérique et la modification de la sensibilité.

    J’utilise ce moyen depuis neuf ans pour montrer ce que je perçois et considère comme immatériel.

    Je vous invite à regarder ce que j’ai regardé.

    l’univers sonore

    Depuis plusieurs années, à l’aide d’un enregistreur numérique, j’enregistre les sons dans les endroits que je traverse.

    L’exposition sera habitée par les ambiances sonores découvertes à Gênes, du bruit de la circulation aux éclats et chansons émergeant des manifestations politiques.

    l’affiche

    avec le soutien de

  • retour de Gênes – Danaé sur le rivage

    présentation des travaux réalisés par Yves Robert à Gênes durant les mois de mars, avril et mai 2025

    lecture – Danaé sur le rivage – le vendredi 14 novembre 2025 à 20h30

    Un autre monologue s’est élaboré à partir de la mélopée répétée par un mendiant sur la rue, curieusement en français, mélodie attrapée par hasard un jour où je revenais des caruges .

    Un sou… Un sou pour manger… Un sou, j’ai faim.

    Plus tard, j’ai pensé à l’histoire de Danaé, rejetée par son père et livrée aux vagues de la Méditerranée, échouée à Gênes ou dans toute autre ville de l’Europe.

    Cette ritournelle s’est transformée et inscrite dans le monde moderne et mécanique, un territoire où se dissolvent les êtres humains et les rêves, où les adresses ne sont plus celles du monde antique, mais la dérive d’une froideur individuelle dominée par le désir du confort – que rien ne bouge, que rien ne vive, que rien ne change.

    Ohé, les passants… Ohé, les voitures.

    J’ai mélangé ces deux impressions et c’est le récit que je vous propose de découvrir dans une lecture de Christiane Margraitner et une mise en lecture de Blaise Froidevaux.

    dates et horaires de l’exposition

    du 30 octobre au 16 novembre 2025

    le programme

    lecture – Danaé sur le rivage – le samedi 15 novembre 2025 à 19h30

    les photographies

    Je ne suis pas un photographe, je ne me promène pas avec un Leica.

    Je suis un regardeur qui s’intéresse à la lumière, alors quand elle me plait, je prends une image avec mon téléphone.

    Cet appareil dispose d’un programme qui imite le rendu d’un vieux film des années soixante, autorise le réglage d’un diaphragme numérique et la modification de la sensibilité.

    J’utilise ce moyen depuis neuf ans pour montrer ce que je perçois et considère comme immatériel.

    Je vous invite à regarder ce que j’ai regardé.

    l’univers sonore

    Depuis plusieurs années, à l’aide d’un enregistreur numérique, j’enregistre les sons dans les endroits que je traverse.

    L’exposition sera habitée par les ambiances sonores découvertes à Gênes, du bruit de la circulation aux éclats et chansons émergeant des manifestations politiques.

    l’affiche et photographie

    avec le soutien de

  • retour de Gênes – le petit silence de la nuit

    présentation des travaux réalisés par Yves Robert à Gênes durant les mois de mars, avril et mai 2025

    lecture – le petit silence de la nuit – le samedi 8 novembre 2025 à 19h30

    En fin de séjour génois, j’ai travaillé à l’écriture d’un monologue racontant la traversée d’une journée ordinaire par une jeune femme, soit son quotidien mille fois répété.

    Cette banalité se termine par un événement particulier : un avortement.

    un extrait

    Les journées, des chemins pavés d’embûches menant à la nuit.

    Allées de graviers, petits pas accrochés aux entraves quotidiennes.

    Petits pas de ceux, qui, oubliés dans les villes, servent les rois, les reines, les marâtres et les princes.

    Toutes les journées débutent dans la cuisine, cheveux ébouriffés, le corps un peu sale de la chaleur du lit, de la chaleur des urines retenues.

    Retenues jusqu’aux premières lueurs, jusqu’au sommeil à nouveau brisé, quotidiennement brisé.

    Tellement brisée, trainant sur les éclats inconfortables de la couche, une femme patiente, n’ose bouger.

    Je suis cette femme… Chaque matin.

    dates et horaires de l’exposition

    du 30 octobre au 16 novembre 2025

    le programme

    lecture – Danaé sur le rivage – le vendredi 14 novembre 2025 à 20h30

    lecture – Danaé sur le rivage – le samedi 15 novembre 2025 à 19h30

    Un autre monologue s’est élaboré à partir de la mélopée répétée par un mendiant sur la rue, curieusement en français, mélodie attrapée par hasard un jour où je revenais des caruges .

    Un sou… Un sou pour manger… Un sou, j’ai faim.

    Plus tard, j’ai pensé à l’histoire de Danaé, rejetée par son père et livrée aux vagues de la Méditerranée, échouée à Gênes ou dans toute autre ville de l’Europe.

    Cette ritournelle s’est transformée et inscrite dans le monde moderne et mécanique, un territoire où se dissolvent les êtres humains et les rêves, où les adresses ne sont plus celles du monde antique, mais la dérive d’une froideur individuelle dominée par le désir du confort – que rien ne bouge, que rien ne vive, que rien ne change.

    Ohé, les passants… Ohé, les voitures.

    J’ai mélangé ces deux impressions et c’est le récit que je vous propose de découvrir dans une lecture de Christiane Margraitner et une mise en lecture de Blaise Froidevaux.

    les photographies

    Je ne suis pas un photographe, je ne me promène pas avec un Leica.

    Je suis un regardeur qui s’intéresse à la lumière, alors quand elle me plait, je prends une image avec mon téléphone.

    Cet appareil dispose d’un programme qui imite le rendu d’un vieux film des années soixante, autorise le réglage d’un diaphragme numérique et la modification de la sensibilité.

    J’utilise ce moyen depuis neuf ans pour montrer ce que je perçois et considère comme immatériel.

    Je vous invite à regarder ce que j’ai regardé.

    l’univers sonore

    Depuis plusieurs années, à l’aide d’un enregistreur numérique, j’enregistre les sons dans les endroits que je traverse.

    L’exposition sera habitée par les ambiances sonores découvertes à Gênes, du bruit de la circulation aux éclats et chansons émergeant des manifestations politiques.

    l’affiche

    avec le soutien de

  • retour de Gênes – le petit silence de la nuit

    présentation des travaux réalisés par Yves Robert à Gênes durant les mois de mars, avril et mai 2025

    lecture – le petit silence de la nuit – le vendredi 7 novembre 2025 à 20h30

    En fin de séjour génois, j’ai travaillé à l’écriture d’un monologue racontant la traversée d’une journée ordinaire par une jeune femme, soit son quotidien mille fois répété.

    Cette banalité se termine par un événement particulier : un avortement.

    un extrait

    Les journées, des chemins pavés d’embûches menant à la nuit.

    Allées de graviers, petits pas accrochés aux entraves quotidiennes.

    Petits pas de ceux, qui, oubliés dans les villes, servent les rois, les reines, les marâtres et les princes.

    Toutes les journées débutent dans la cuisine, cheveux ébouriffés, le corps un peu sale de la chaleur du lit, de la chaleur des urines retenues.

    Retenues jusqu’aux premières lueurs, jusqu’au sommeil à nouveau brisé, quotidiennement brisé.

    Tellement brisée, trainant sur les éclats inconfortables de la couche, une femme patiente, n’ose bouger.

    Je suis cette femme… Chaque matin.

    dates et horaires de l’exposition

    du 30 octobre au 16 novembre 2025

    le programme

    lecture – le petit silence de la nuit – le samedi 8 novembre 2025 à 19h30

    lecture – Danaé sur le rivage – le vendredi 14 novembre 2025 à 20h30

    lecture – Danaé sur le rivage – le samedi 15 novembre 2025 à 19h30

    Un autre monologue s’est élaboré à partir de la mélopée répétée par un mendiant sur la rue, curieusement en français, mélodie attrapée par hasard un jour où je revenais des caruges .

    Un sou… Un sou pour manger… Un sou, j’ai faim.

    Plus tard, j’ai pensé à l’histoire de Danaé, rejetée par son père et livrée aux vagues de la Méditerranée, échouée à Gênes ou dans toute autre ville de l’Europe.

    Cette ritournelle s’est transformée et inscrite dans le monde moderne et mécanique, un territoire où se dissolvent les êtres humains et les rêves, où les adresses ne sont plus celles du monde antique, mais la dérive d’une froideur individuelle dominée par le désir du confort – que rien ne bouge, que rien ne vive, que rien ne change.

    Ohé, les passants… Ohé, les voitures.

    J’ai mélangé ces deux impressions et c’est le récit que je vous propose de découvrir dans une lecture de Christiane Margraitner et une mise en lecture de Blaise Froidevaux.

    les photographies

    Je ne suis pas un photographe, je ne me promène pas avec un Leica.

    Je suis un regardeur qui s’intéresse à la lumière, alors quand elle me plait, je prends une image avec mon téléphone.

    Cet appareil dispose d’un programme qui imite le rendu d’un vieux film des années soixante, autorise le réglage d’un diaphragme numérique et la modification de la sensibilité.

    J’utilise ce moyen depuis neuf ans pour montrer ce que je perçois et considère comme immatériel.

    Je vous invite à regarder ce que j’ai regardé.

    l’univers sonore

    Depuis plusieurs années, à l’aide d’un enregistreur numérique, j’enregistre les sons dans les endroits que je traverse.

    L’exposition sera habitée par les ambiances sonores découvertes à Gênes, du bruit de la circulation aux éclats et chansons émergeant des manifestations politiques.

    l’affiche

    avec le soutien de

  • retour de Gênes – le bavardage

    présentation du texte de bavardage présenté au Cargo concernant la résidence à Gênes et les travaux d’écritures – ce texte doit être pensé comme l’amorce d’une discussion entre amis

    le bavardage, une manière de causer à propos de Gênes et de l’écriture

    extrait à propos du personnage du gorille

    extrait à propos du personnage de Gisèle

    retour au bavardage

  • Yves Robert – retour de Gênes – le bavardage

    présentation des travaux réalisés par Yves Robert à Gênes durant les mois de mars, avril et mai 2025

    le bavardage – le samedi 1er novembre 2025 à 20h

    J’ai découvert à Gênes de nombreuses galeries et ateliers alternatifs où se tenaient régulièrement des présentations expérimentales désignées sous l’appellation anglophone de Talk.

    Je reprends cette pratique sous la forme d’un bavardage.

    À cette occasion, je présenterai mon travail d’écriture, principalement à propos du roman écrit en Italie.

    Une fiction interrogeant sur les destins croisés et confondus de l’animalité et l’humanité au travers de deux personnages, une femme et un gorille.

    Cette rencontre laissera place à l’échange, bref, à un bavardage où chacun sera libre d’intervenir et de questionner.

    dates et horaires de l’exposition

    du 30 octobre au 16 novembre 2025

    le programme

    lecture – le petit silence de la nuit – le vendredi 7 novembre 2025 à 20h30

    lecture – le petit silence de la nuit – le samedi 8 novembre 2025 à 19h30

    En fin de séjour génois, j’ai travaillé à l’écriture d’un monologue racontant la traversée d’une journée ordinaire par une jeune femme, soit son quotidien mille fois répété.

    Cette banalité se termine par un événement particulier : un avortement.

    un extrait

    Les journées, des chemins pavés d’embûches menant à la nuit.

    Allées de graviers, petits pas accrochés aux entraves quotidiennes.

    Petits pas de ceux, qui, oubliés dans les villes, servent les rois, les reines, les marâtres et les princes.

    Toutes les journées débutent dans la cuisine, cheveux ébouriffés, le corps un peu sale de la chaleur du lit, de la chaleur des urines retenues.

    Retenues jusqu’aux premières lueurs, jusqu’au sommeil à nouveau brisé, quotidiennement brisé.

    Tellement brisée, trainant sur les éclats inconfortables de la couche, une femme patiente, n’ose bouger.

    Je suis cette femme… Chaque matin.

    lecture – Danaé sur le rivage – le vendredi 14 novembre 2025 à 20h30

    lecture – Danaé sur le rivage – le samedi 15 novembre 2025 à 19h30

    Un autre monologue s’est élaboré à partir de la mélopée répétée par un mendiant sur la rue, curieusement en français, mélodie attrapée par hasard un jour où je revenais des caruges .

    Un sou… Un sou pour manger… Un sou, j’ai faim.

    Plus tard, j’ai pensé à l’histoire de Danaé, rejetée par son père et livrée aux vagues de la Méditerranée, échouée à Gênes ou dans toute autre ville de l’Europe.

    Cette ritournelle s’est transformée et inscrite dans le monde moderne et mécanique, un territoire où se dissolvent les êtres humains et les rêves, où les adresses ne sont plus celles du monde antique, mais la dérive d’une froideur individuelle dominée par le désir du confort – que rien ne bouge, que rien ne vive, que rien ne change.

    Ohé, les passants… Ohé, les voitures.

    J’ai mélangé ces deux impressions et c’est le récit que je vous propose de découvrir dans une lecture de Christiane Margraitner et une mise en lecture de Blaise Froidevaux.

    les photographies

    Je ne suis pas un photographe, je ne me promène pas avec un Leica.

    Je suis un regardeur qui s’intéresse à la lumière, alors quand elle me plait, je prends une image avec mon téléphone.

    Cet appareil dispose d’un programme qui imite le rendu d’un vieux film des années soixante, autorise le réglage d’un diaphragme numérique et la modification de la sensibilité.

    J’utilise ce moyen depuis neuf ans pour montrer ce que je perçois et considère comme immatériel.

    Je vous invite à regarder ce que j’ai regardé.

    l’univers sonore

    Depuis plusieurs années, à l’aide d’un enregistreur numérique, j’enregistre les sons dans les endroits que je traverse.

    L’exposition sera habitée par les ambiances sonores découvertes à Gênes, du bruit de la circulation aux éclats et chansons émergeant des manifestations politiques.

    l’affiche

    avec le soutien de

  • Yves Robert – retour de Gênes

    Yves Robert – retour de Gênes

    exposition et lectures du 30 octobre au 30 novembre 2025

    travaux réalisés par Yves Robert à Gênes durant les mois de mars, avril et mai 2025

    avec le soutien de
  • Yves Robert – retour de Gênes – le vernissage

    présentation des travaux réalisés par Yves Robert à Gênes durant les mois de mars, avril et mai 2025

    vernissage le jeudi 30 octobre 2025 dès 18h

    L’exposition commence par un vernissage informel et le traditionnel bar autogéré – on vous y attend avec plaisir

    dates et horaires de l’exposition

    du 30 octobre au 16 novembre 2025

    le programme

    le bavardage – le 1er novembre 2025 à 20h

    J’ai découvert à Gênes de nombreuses galeries et ateliers alternatifs où se tenaient régulièrement des présentations expérimentales désignées sous l’appellation anglophone de Talk.

    Je reprends cette pratique sous la forme d’un bavardage.

    À cette occasion, je présenterai mon travail d’écriture, principalement à propos du roman écrit en Italie.

    Une fiction interrogeant sur les destins croisés et confondus de l’animalité et l’humanité au travers de deux personnages, une femme et un gorille.

    Cette rencontre laissera place à l’échange, bref, à un bavardage où chacun sera libre d’intervenir et de questionner.

    lecture – le petit silence de la nuit – le vendredi 7 novembre 2025 à 20h30

    lecture – le petit silence de la nuit – le samedi 8 novembre 2025 à 19h30

    En fin de séjour génois, j’ai travaillé à l’écriture d’un monologue racontant la traversée d’une journée ordinaire par une jeune femme, soit son quotidien mille fois répété.

    Cette banalité se termine par un événement particulier : un avortement.

    un extrait

    Les journées, des chemins pavés d’embûches menant à la nuit.

    Allées de graviers, petits pas accrochés aux entraves quotidiennes.

    Petits pas de ceux, qui, oubliés dans les villes, servent les rois, les reines, les marâtres et les princes.

    Toutes les journées débutent dans la cuisine, cheveux ébouriffés, le corps un peu sale de la chaleur du lit, de la chaleur des urines retenues.

    Retenues jusqu’aux premières lueurs, jusqu’au sommeil à nouveau brisé, quotidiennement brisé.

    Tellement brisée, trainant sur les éclats inconfortables de la couche, une femme patiente, n’ose bouger.

    Je suis cette femme… Chaque matin.

    lecture – Danaé sur le rivage – le vendredi 14 novembre 2025 à 20h30

    lecture – Danaé sur le rivage – le samedi 15 novembre 2025 à 19h30

    Un autre monologue s’est élaboré à partir de la mélopée répétée par un mendiant sur la rue, curieusement en français, mélodie attrapée par hasard un jour où je revenais des caruges .

    Un sou… Un sou pour manger… Un sou, j’ai faim.

    Plus tard, j’ai pensé à l’histoire de Danaé, rejetée par son père et livrée aux vagues de la Méditerranée, échouée à Gênes ou dans toute autre ville de l’Europe.

    Cette ritournelle s’est transformée et inscrite dans le monde moderne et mécanique, un territoire où se dissolvent les êtres humains et les rêves, où les adresses ne sont plus celles du monde antique, mais la dérive d’une froideur individuelle dominée par le désir du confort – que rien ne bouge, que rien ne vive, que rien ne change.

    Ohé, les passants… Ohé, les voitures.

    J’ai mélangé ces deux impressions et c’est le récit que je vous propose de découvrir dans une lecture de Christiane Margraitner et une mise en lecture de Blaise Froidevaux.

    les photographies

    Je ne suis pas un photographe, je ne me promène pas avec un Leica.

    Je suis un regardeur qui s’intéresse à la lumière, alors quand elle me plait, je prends une image avec mon téléphone.

    Cet appareil dispose d’un programme qui imite le rendu d’un vieux film des années soixante, autorise le réglage d’un diaphragme numérique et la modification de la sensibilité.

    J’utilise ce moyen depuis neuf ans pour montrer ce que je perçois et considère comme immatériel.

    Je vous invite à regarder ce que j’ai regardé.

    l’univers sonore

    Depuis plusieurs années, à l’aide d’un enregistreur numérique, j’enregistre les sons dans les endroits que je traverse.

    L’exposition sera habitée par les ambiances sonores découvertes à Gênes, du bruit de la circulation aux éclats et chansons émergeant des manifestations politiques.

    l’affiche

    avec le soutien de

  • la ligne obscure

    Voici le roman d’un homme qui meurt et s’en va seul, loin des siens. Son esprit libère des illuminations perdues où s’entremêlent les souvenirs de sa propre vie avec des bribes de la mythologie et de la barbarie humaine. Une animalité primaire s’ébauche en lui, affranchie de toute civilisation et de toute morale. Il se dépouille de sa condition d’homme et devient un fauve, un léopard… un tueur. 

    presse

    Auteur d’une œuvre théâtrale foisonnante abordant notamment certaines zones d’ombre de l’histoire, à destination tour à tour de l’enfant et de l’adulte, Yves Robert signe son premier roman à la cinquantaine. La ligne obscure offre une étonnante plongée dans la question du personnage, parallèlement à une méditation sur l’art de la fiction. Charles B, venu de la finance, est atteint d’une maladie létale dégénérative ; il perd le sommeil et entame une errance existentielle qui fera resurgir sa part animale, comme un double en forme de léopard silencieux, méditatif et tueur.

    Bertrand Tappolet (Le Courrier du 26 juillet 2014)

    Le Neuchâtelois Yves Robert signe là un récit porté par un puissant souffle poétique. Mythes anciens et réminiscences personnelles s’y mêlent au long d’une ligne en clair-obscur.

    Jean-Marie Félix (Entre les lignes, RTS, 27 mai 2014)

    De fait, le récit arpente un espace géographique jamais nommé mais aisément reconnaissable. Il perfore, en outre, les profondeurs de l’Histoire, pour relier l’esclavagisme d’hier, tel que le pratiqua le baron de Pury, aux réfugiés d’aujourd’hui.

    Dominique Bosshard (L’Express-L’Impartial, 16 mai 2014)

    la critique de la Baronne Bernadette – site du Grand Gazomètre

    description

    roman / 2014 / 11,5×16,5 cm / 164 pages / éditions d’autrepart

    biographie

    • . .Yves Roberthabite La Chaux-de-Fonds en Suisse. Il est l’auteur de vingt pièces de théâtre, ainsi que deux adaptations de romans destinées à la scène.

    radio

    Entre les lignes, RTS, 27 mai 2014
    interview dYves Robert

    par Jean-Marie Félix et lecture par Claude Thébert

  • Yves Robert – retour de Gênes

    informations à suivre…

    vernissage le jeudi 30 octobre 2025 dès 18h

    dates et horaires

    du 30 octobre au 16 novembre 2025

    affiche

  • René Gori et l’amour derrière les clapotis

    René Gori et l’amour derrière les clapotis

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    René Gori et son samovar, Gustave, nous invite à une veillée, histoire de parler d’amour, d’un scarabée extensible, d’un lampadaire philosophe et de la silhouette d’une femme, assise sur un banc installé le long d’un canal, une femme derrière les clapotis.

    l’affiche

    lieu

    dates et horaire

    samedi 13 septembre 2025 à 20h30

    autre date : vendredi 12 septembre 2025 à 20h30

    informations

    le spectacle

    . .

    soutiens et partenaires

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  • René Gori et l’amour derrière les clapotis

    René Gori et l’amour derrière les clapotis

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    René Gori et son samovar, Gustave, nous invite à une veillée, histoire de parler d’amour, d’un scarabée extensible, d’un lampadaire philosophe et de la silhouette d’une femme, assise sur un banc installé le long d’un canal, une femme derrière les clapotis.

     

     

     

     

    l’affiche

    lieu

    date et horaire

    vendredi 12 septembre à 20h30

     

     

    autre date : samedi 13 septembre 2025 à 20h30

     

     

    information

    le spectacle

    . .

     

     

     

     

    soutiens et partenaires

     

     

     

     

     

     

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  • la supercherie et la cohérence

    la supercherie et la cohérence

    éditorial du 6 juillet 2025

    préambule, la venue des orages – serrer la toile

    Par le passé, la situation du Cargo n’a jamais été stable, néanmoins il a toujours été possible de naviguer malgré les écueils.

    Mais force est de constater, une nouvelle fois, que des éléments contraires et imprévisibles mettent à mal le travail qui est le mien, fragilisent les équilibres qu’il était nécessaire de rebâtir, encore, et encore.

    Je vous propose de remonter le temps afin de comprendre les origines d’un de ces contraires imprévisibles.

    les origines, afin de comprendre ce qui est induit

    « En 2013 à l’initiative de Daniel Rossellat », nous informe le site de Capitale Culturelle Suisse – CCS (1), « inspiré par le succès des capitales européennes de la culture, le président du Paléo Festival et maire de Nyon s’est entouré de personnes ayant collaboré avec lui lorsqu’il était directeur des événements d’Expo.02 pour construire et défendre l’idée d’un programme de Capitales culturelles suisses ».

    Puis cette idée est parvenue, semble-t-il, aux oreilles d’un Conseiller d’État, qui l’a relayée à d’autres oreilles et en fin de compte, elle s’est imposée comme une perspective fantastique pour la ville courageuse sur la montagne, cette ville si fière de sa culture alternative et engagée, si généreuse dans sa culture populaire.

    La cible idéale à la réalisation de l’édition pilote.

    Personne ne s’interrogeait sur l’origine de la proposition, soit l’un des fondateurs d’un des plus grands festivals musicaux de Suisse, et, de fait, représentant d’une culture d’entreprise et commerciale hors du commun – de l’industrie culturelle.

    Ignorer cette relation, comme ignorer son passage à la direction des événements d’Expo.02, c’était prendre le risque de ne pas percevoir la culture managériale instillée dans le projet et l’inévitable destination de pouvoir pyramidale qu’obligerait le désir d’une réussite sécurisée et performative.

    Le projet a suivi sa route, et il n’est pas nécessaire d’en dresser la cartographie précise (à d’autres le soin d’en faire œuvre, si besoin).

    J’en arrive aux années récentes, vers 2023, un peu avant ou après, et leur suite, avec ma perception des paroles et des actes.

    L’art de la déflexion participative

    La déflexion est l’action de dévier la direction de quelque chose, un objet, un fluide ou un concept, par exemple.

    Mais que vient faire la déflexion ici ?

    J’ai par intermittence suivi le développement du projet Capitale Culturelle, lors de deux rencontres destinées à nous faire partager l’impatience et la joie d’y participer, ainsi que par des discussions régulières avec l’un ou l’autre des protagonistes.

    En leitmotiv ressortait le principe d’un développement participatif, mais surtout que nous serions informés et consultés.

    Dans ce cadre initial, nous avons pu jouer à un semblant de consultations lors de tables rondes et effectuer des collages de post-it annotés. 

    Quelques insolents, dont je faisais partie, indiquaient qu’une direction pyramidale n’était pas un concept chaux-de-fonnier, puisqu’il attribuerait un pouvoir sélectif sur les artistes ou les structures, autrement dit, cela exigerait un tri dans la culture locale.

    Nous recommandions une coordination, soit un système horizontal répartissant les responsabilités et laissant à l’ensemble des protagonistes la capacité d’agir selon leurs compétences.

    Nous mettions en garde sur le fait que la verticalité serait dénigrante, puisqu’elle obligerait les postulants à se soumettre au désidérata d’une expertise culturelle.

    Certains d’entre nous, pratiquant le métier depuis plusieurs décennies, et très souvent dans des situations de précarité, seraient contraints à une soumission volontaire par danger économique.

    En plus, l’imposition de thématiques nous semblait antinomique avec l’action artistique, parce que, par essence, celle-ci doit rester libre de choisir son chemin.

    Pour moi, le participatif s’est arrêté là, et je ne sais pas si d’autres ont eu la grâce, par la suite, de tirer des plans sur la comète (2).

    L’année passée, par la presse et les réseaux sociaux, j’ai découvert la mise au concours d’un poste de direction artistique, une annonce confirmant le choix d’un système vertical et le risque évident d’une manifestation verrouillée par l’expertise.

    Plus récemment est parue une injonction sympathique à découvrir les règles du jeu afin de participer à des thématiques mensuelles, réparties sur douze mois et douze propositions – toutefois, une légère inflexion semblait indiquer, en fin de litanie explicative, que nous ne serions pas obligés de suivre les thèmes proposés.

    J’ai perçu cette dernière mansuétude comme l’expression d’une liberté surveillée, car, hors de l’hypocrisie couvrant généralement la répartition inéquitable des moyens dans la culture, je sais que l’appréciation des experts est notoirement favorable si l’on œuvre dans leurs sens ou selon leurs « règles ».

    Le participatif, tel que je me l’imaginais, ou tel qu’il était sous-entendu lors des maigres travaux préparatoires, était définitivement mort et enterré dès ce moment.

    Il pouvait laisser place à la résurrection souhaitée d’un autre et très différent participatif.

    Soit le participatif dans les règles et le cadre fixé par les experts, incitant la main-d’œuvre locale à se débrouiller avec les contraintes et les budgets attribués.

    De fait les artistes se métamoprphosaient en prestataires de service, engendrant une inévitable servitude volontaire, où Monsieur Loyal laisse les éléphants et les girafes réaliser un tour de piste sous la lumière, les étincelles et les vivats.

    Enivrés par les éclats, après la prestation, ces animaux retournent sagement au paddock.

    Mais comment reprocher l’acceptation de cette domestication, quand la survie dépend de la quantité de fourrage attribuée par ce même Monsieur Loyal, lui-même dépendant des dames patronnesses, des partenaires publics ou privés ?

    La culture n’est pas un espace libre, c’est une série de faux-semblants, comme le sont les décors de théâtre, et dont il ne faut jamais révéler la face cachée au public.

    Tintin au Congo

    La déflexion est faite, le participatif de main-d’œuvre est valorisé et se présente sous la forme d’une force de travail local, si possible garnie d’un engouement populaire généreux, force de travail fournie par les artistes et les gens habitants la ville sur la montagne.

    Ils pourront devenir cette curiosité indigène qui émeut, par son naturel et sa générosité, les âmes citadines, éduquées et civilisées de la plaine ou du vaste monde.

    En tant qu’habitant de cette cité, je ne peux m’empêcher d’avoir l’impression d’être l’un de ces « petits nègres » de Tintin au Congo.

    Alignés sagement sur les bancs d’une école en torchis et toit de pailles.

    Ils semblent heureux d’apprendre l’orthographe et les mathématiques grâce à un reporter blanc et intelligent – La Ford T est garée sur côté avec dedans, la carabine, la caméra et l’indispensable « boy ».

    Dans notre situation, et en transposition, nous devrions être heureux d’apprendre notre métier d’artiste auprès de gens aimables, mais sévères, dont les compétences révèlent d’insoupçonnables qualités, qualités qu’ils pourront exporter ailleurs, sitôt la fête terminée.

    Après leur départ et des adieux émouvants, nous balayerons les confettis et viderons les poubelles du banquet.

    Qui oserait remettre en cause la réussite d’une telle opération ?

    Les différents exécutifs ou législatifs ont attribué les millions nécessaires, les partenaires privés ont engagé leur l’intelligence de sponsors et les médias mordent rarement la main qui les nourrit.

    Qu’ils se rassurent tous, à la fin, tout sera propre et les médailles distribuées.

    À mes yeux, seule la connaissance des budgets et des stratégies, effectuée en amont des choix, aurait permis la tenue d’une capitale culturelle équitable avec un rapport de force honnête entre les parties et une réalisation typiquement chaux-de-fonnière.

    Bref, de l’horizontalité et de la transparence.

    Je sais que certains politiciens se sont battus bec et ongles afin d’infléchir le cap, et ont obtenu quelques résultats ténus.

    En définitive, je constate leur impuissance tout en saluant leur courage d’apparence.

    Comme dit précédemment, il ne faut jamais révéler l’envers des décors.

    C’est découvrir la matérialité des supercheries.

    Pour ma part, j’ai regardé cet envers, et je me suis dit que je n’appartiens pas à La Chaux-de-Fonds telle qu’imaginée et élaborée par CCS.

    Demeure la question : suis-je le seul ?

    La réponse est dangereuse, car, dans l’un des cas, je serai solitaire dans ma cité, cité que j’aime.

    La cohérence, comme une ligne d’horizon

    Il y a presque dix ans se dessinait le projet du Cargo. 

    Je ne disposais pas encore d’un lieu, mais, tout en cherchant un point de chute, j’élaborais les lignes de conduite auxquels je devrais tenir.

    Le moyen le plus simple de faire comprendre ce qui anime mes décisions artistiques, stratégiques et administratives est de porter à votre connaissance quelques-unes de ces lignes. 

    Pour commencer, l’action du Cargo ne devait pas perturber les équilibres du biotope culturel local et supplanter les activités préexistantes.

    Dans ce sens, le Cargo doit rester un atelier, lieu d’artisanat destiné à plusieurs formes d’art, principalement axé sur le travail d’écriture théâtrale et la mise à disposition d’un espace d’exposition.

    L’endroit ne reçoit pas de spectacles existants, car c’est un lieu où ils se construisent. On les essaye, on échoue, on recommence, encore, et encore, tant qu’il le faut jusqu’à trouver le geste – un atelier.

    Ici, vous ne verrez pas de triomphes, mais des artisans, pas mal de copeaux sur le sol, des pièces ratées et pas mal de sueur.

    J’avais la volonté de garantir la liberté sur le diktat du temps, autrement dit, savoir qu’un travail artistique n’est pas une invention qui émerge sur un claquement de doigts, mais qui s’inscrit sur une durée.

    Autrement dit, fabriquer des « objets artistiques d’usages (3) ».

    Sur un autre terrain, le Cargo est un lieu ouvert, laissant la place à d’autres artistes dans le cadre de résidences, toujours gratuites, et sans sélection artistique, car le seul juge de paix est le public.

    Afin de préciser ce point, je m’inscris en réfutation de la conception bourgeoise et méritocratique, laissant les experts déterminer, souvent avant réalisation, ce qui aura la qualité nécessaire pour accéder à la scène.

    Ce processus dit de « prescription (4) » est un des moyens de contrôle sur la création, et est surtout la garantie pour la « bourgeoisie culturelle dominante » de déterminer le bon ou le mauvais art, de fermer ou d’ouvrir la porte, de garder le décor propre.

    Il est vrai que c’est le regard de l’autre qui donne une existence, mais seulement en aval, car en amont, il est une censure déguisée.

    L’action artistique doit appartenir au monde parce qu’elle est un travail et non le gage d’une supériorité sur les autres.

    L’art ne plait pas à tout le monde, ce n’est pas important – C’est la raison de la présence d’une machine à café dans les locaux, disponible à tout un chacun, pour parler foot ou de toutes les misères de la vie.

    La culture est une généralité englobant les usages de la société et le tissu relationnel entre les individus, et il ne m’appartient pas ici d’en déterminer le cadre précis.

    Au Cargo, je m’efforce à faire de l’art, c’est-à-dire d’accomplir le geste d’artisan qui fabrique une œuvre spécifique ne s’appartenant qu’à elle-même, avant que le public pose son regard et son appréciation.

    Le résultat demande force de patience et de recommencement, d’avoir l’orgueil d’atteindre ce qui est par essence inatteignable.

    C’est une défaite programmée, mais, comme nous le verrons en dessous, je revendique la défaite comme une nécessité.

    Comme l’ensemble les activités humaines, le paysage culturel est un champ de bataille où la vérité se perd dans les travées de la communication, situation similaire à sa consœur sur le terrain des affrontements militaires – la vérité, première victime de la guerre.

    En m’installant au Cargo, j’ai estimé que le meilleur moyen de retrouver une « ébauche de vérité », je devrais dire d’intégrité, est de chercher la cohérence des actes et des faits.

    Si ce que je donne à voir sur scène raconte le monde, alors il m’est indispensable, hors de scène, d’affronter le monde tel qu’il m’apparaît, d’agir en fonction et de ne pas céder aux facilités diplomatiques donnant accès aux moyens de production.

    Les propos de ma part d’auteur ne doivent pas être trahis par mes nécessités de producteur.

    Dans ce sens, il serait profitable de déposer un projet consensuel en répondant aux règles du jeu fixées par CCS, de rester dans un silence poli et de laisser l’eau couler sous les ponts, mais ça serait contrevenir à la cohérence que je recherche.

    Affirmer cette inflexibilité, c’est construire la défaite, car on ne lutte pas impunément contre la détermination des rouleaux compresseurs, que cette détermination soit volontaire ou non.

    Le rouleau compresseur compresse, c’est dans sa nature.

    Un événement de l’importance de CCS aplanira le terrain et mangera la quasi-totalité des ressources, marginalisera les « ZAD » et bénéficiera d’une aura médiatique hégémonique.

    On l’a compris, mais je le dis avec la simplicité des mots, en tant qu’acteur artistique local, je ne participerai pas à la Capitale Culturelle (peut-être me verra-t-on à l’un ou l’autre des spectacles, spectateur attentif et respectueux du travail des copains).

    C’est dans ce refus que s’inscrit la défaite, parce que je la choisis.

    de la défaite et de la légèreté

    Ces dernières années, des amis bien intentionnés, et à qui je conserve toute mon amitié, n’ont eu de cesse de me rappeler qu’on ne mord pas la main qui nourrit, qu’il faut savoir faire le dos rond et saisir les opportunités lorsqu’elles se présentent.

    Je pense de plus en plus qu’il s’agit d’une erreur d’appréciation et que la défaite est préférable.

    La défaite est cet instant magique et désespéré où l’on refuse de reculer, de faire consensus et de se plier aux conditions du dominant.

    On sait la défaite inéluctable, car le rapport de force est défavorable, mais on crée un miracle, sous la forme de l’apparition d’une ligne rouge tracée sur le sable du temps, que peu remarque et qui n’est, pour certains, qu’une simple gêne.

    La seule existence de cette ligne fragile remet en question le dominant, soit il écrase, soit il s’arrête.

    Sa responsabilité est révélée, pour peu qu’on veuille la donner à voir.

    Le perdant reste un perdant, il se débrouille avec les ennuis et les désillusions.

    Ce qu’il a gagné par sa défaite n’appartient qu’à lui et reste sans valeur pour les autres, même si, parfois, un quidam attentif remarque que la démarche du perdant semble plus légère.

    conclusion, une joyeuse mandoline

    Durant les temps à venir, et surtout durant cette année 2027, le Cargo essayera de maintenir ses activités usuelles en conservant son mode de production, proposant des « objets artistiques d’usages » et garantissant son travail d’artisan (5).

    D’un autre côté, et dans un futur proche, je suis curieux de voir les effets, ou l’absence d’effets, sur notre travail suite à la défaite annoncée et assumée.

    Cet automne, le Cargo revient grâce à une exposition de photographies de Gênes avec la présentation de deux ou trois monologues réalisés en résidence d’écriture.

    En effet, la Ville de La Chaux-de-Fonds m’a offert durant les mois de mars, avril et mai 2025 la possibilité de travailler dans ce port italien.

    Je suis sensible à l’importance de ce soutien et je les en remercie.

    Après, je ne sais pas la couleur des avenirs possibles, mais on verra s’il se dessine une ligne d’horizon au-delà du brouillard.

    En rédigeant cet éditorial, me tourne en tête la ritournelle joyeuse chantée dans un film d’Alfred Hitchcock par Doris Day : Que sera, sera.

    Accompagnée par une mandoline, cette chanson entrainante parle de la différence entre nos rêves et le réel advenu de nos vies, mais ce qu’il faut retenir, c’est que cette lucidité n’est aucunement triste et la mélodie demeure enlevée.

    Le film est The Man Who Knew Too Much… 

    le

    Notes

    1 LCDF27 est la structure locale gérant le projet de capitale culturelle.

    2 Je précise, afin de ne pas l’oublier, que j’ai partagé un repas en 2024 au Cargo avec la directrice artistique et le directeur administratif – à ce jour, en partie à cause de ma mémoire défaillante, je ne saurais dire ce qu’il en reste, à part une impression de brouillard et d’une absence d’horizon (Il me fut toutefois confirmé qu’aucune aide structurelle n’était prévue dans la phase de développement, autrement dit, le Cargo devrait assumer seul les charges liées à l’élaboration d’un projet – pour une structure aussi fragile que la mienne, j’avais indiqué que c’était vraisemblablement éliminatoire).

    3  Par opposition à un « objet artistique de consommation » dont CCS est un exemple, soit une utilisation éphémère et spectaculaire nécessitant de grands moyens de mise en œuvre sur une durée courte : une culture à usage unique – par métaphore, un mouchoir en papier moderne, soyeux et pratique versus le mouchoir tissu, rêche, mais réutilisable et ayant traversé le temps.

    4 La prescription dans le sens culturel est apparue, entre autres, en Angleterre durant les années Margaret Thatcher. Les prescripteurs avaient pour mission de changer la destination des fonds culturels, jugés comme trop souvent attribués à des créateurs « politiques », en les dirigeant vers un nouvel usage : le divertissement.

    5 Alors que je terminais la rédaction de cet édito, armé d’un certain optimisme, le service cantonal de la culture a mis en ligne les critères d’évaluations pour les demandes de subventions. À l’évidence, le travail artisanal et artistique mené à Cargo ne rentre pas dans les visions « prescriptives » issues ou confirmées par la toute nouvelle loi sur l’encouragement culturel. Peut-être qu’un jour, il faudra s’intéresser sérieusement aux conséquences durables de ce texte de loi et se demander pourquoi, à certaines occasions, nos députés font si peu république (mais, c’est une autre histoire).

  • Pierre Estoppey – la beauté des monstres – vernissage

    En ces temps où se dévoile la banalité des monstres, nous exposons des œuvres fantastiques, reflets de nos beautés et de nos laideurs

    vernissage le 18 juin dès 18h

    du 18 juin au 5 juillet 2025

    en savoir plus…

    affiche

  • Pierre Estoppey – la beauté des monstres

    Pierre Estoppey – la beauté des monstres

    du 18 juin au 5 juillet 2025

    En ces temps où se dévoile la banalité des monstres, nous exposons des œuvres fantastiques, reflets de nos beautés et de nos laideurs

  • exposition Pierre Estoppey

    exposition Pierre Estoppey

    éditorial du 16 juin 2025

    La beauté des monstres

    En ces temps où se dévoile la banalité des monstres, le Cargo expose des œuvres fantastiques, reflets de nos beautés et de nos laideurs.

    Au commencement de nos vies, ces créatures étaient tapies dans l’ombre de nos cauchemars enfantins, de nos sommeils chahutés. Ils étaient des effrois que la tendresse pouvait apaiser ou que nos imaginaires enfermaient à l’intérieur des livres d’enfants, pour la journée, avec la précaution d’un geôlier.

    Puis nous avons grandi.

    Les monstres… En observant le monde, Hannah Arendt consignait leur multitude et leur banalité dissimulées derrière l’épouvantail emblématique d’un dictateur. Elle indiquait que chacun, s’il n’y faisait pas attention, basculerait de l’autre côté du miroir.

    Ailleurs, ils ressortaient sous la forme de films et réclamaient le droit de se joindre à nous. 

    Elephant man de David Lynch revendiquait la considération humaine pour un être défiguré par la maladie et les malformations.

    Riddley Scott avec Alien, démontrait que, dans le vide intersidéral, on ne vous entend pas crier, que l’horreur se trouve privée de son expression – le monstre est pour soi et en soi uniquement, fœtus qui ne demande qu’à croître.

    D’autres œuvres, moins connues, tel Henry, portrait d’un serial killer de John McNaughton les matérialisaient avec « une presque absence » de jugement moral, obligeant le spectateur à déterminer, seul, sa position face aux dérives criminelles.

    Plus récemment, La zone d’intérêt de Jonathan Glazer observe au microscope la tranquillité fallacieuse de Rudolf Höss, commandant d’Auschwitz, et de sa famille logeant dans l’antre du carnage. Le massacre, discret et omniprésent par le son et les fumées, enrobe la joliesse du jardin et l’éclosion des roses. Au centre de cet univers improbable, une piscine, une douche et le rire des enfants s’amusant – un décor endormi sous la verticale heureuse du ciel bleu – les habits, les peaux et les sourires sont épanouis, mais que dire des âmes ?

    Pour ne pas céder totalement à l’obscurité, scrutons un registre inverse. Il faut se souvenir de La belle et la bête de Cocteau, remettant en cause l’apparence monstrueuse et appelant à regarder ce qui se blotti sous la surface, sous la première impression, sous les préjugés.

    De ce maelström autour de la présence des monstres, masqués ou révélés, je retiens une réplique puissante de la série dystopique Station Eleven.

    Un récit où des survivants, une compagnie de théâtre itinérante, traversent les paysages du désastre et s’évertuent à interpréter les pièces de Shakespeare devant le maigre public des rescapés – une réplique fulgurante et ambiguë.

    « aux yeux des monstres, nous sommes les monstres ».

    En terre occidentale, nous sommes sûrs que le monstre est l’autre parce que nous avons apaisé nos pulsions à l’aide du droit et de nos mœurs civilisées, mais, malgré ces intentions vertueuses, les chemins de nos inhumanités se multiplient sur la cartographie de nos vies, et parfois, nous refermons l’un ou l’autre de nos atlas afin de ne pas voir la conséquence de routes choisies.

    La mer Méditerranée rutile, turquoise, sous le soleil de juin et ne dévoile pas au premier abord le cimetière qui sommeille dans les profondeurs.

    Qui veux céder son confort pour empêcher les noyades clandestines ?

    « Aux yeux des… »

    La perversion se nourrit de nos indifférences et de nos silences.

    Alors, l’artiste, parfois, trouble l’eau des rivières et nous oblige à percevoir ce qui se dissimule sous la surface, voire dans la fange. Cet acte permet de saisir les contours, la précision, la beauté cachée de l’indicible, et d’en restituer la matière avec la sureté d’un geste mille fois répété.

    Ces voyageurs imprudents foulent le territoire dangereux de la lucidité, et, souvent, ceux qui s’y risquent y laissent une partie de leur âme.

    Mais tout n’est pas sombre, au contraire.

    En admirant L’Enfer de Hieronymus Bosch, nous découvrons que le burlesque supplante la terreur.

    À propos du travail exposé, je ne connais pas les motivations de Pierre Estoppey, et encore moins la force qui le contraint à dépenser temps et énergie pour faire exister ses œuvres fantastiques.

    De manière générale, je ne sais pas ce qui oblige un artiste à soumettre à nos regards de spectateurs, sa singularité, cette variation se démarquant de nos importants bavardages du quotidien, ce geste fou donnant à voir l’incompréhensible.

    Peut-être est-ce une contrainte héritée de l’enfance… Forcer les créatures à se terrer dans le format des cadres ou à l’intérieur des livres d’images.

    Un miracle renouvelé nous permettant d’être le geôlier de nos peurs.

    Yves Robert

  • la mort de Vladimir – TPVH

    la mort de Vladimir – TPVH

    le vendredi 6 juin 2025 à 21h – Le Pouget 34230 Quartier haut

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  • la mort de Vladimir – TPVH

    la mort de Vladimir – TPVH

    le samedi 11 avril 2025 à 20h – Salle des fêtes – 34725 Saint-André-de-Sangonis

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  • Gênes

    Gênes

    résidence d’écriture

    après trois mois de travail demeurent les premières versions d’un roman et de trois monologues


    soutiens et partenaires

  • le CCHAR

    le CCHAR

    diverses résidences du 1er mars au 30 mai au 2025 – Arts de la rue

    en vrac

    mise à disposition des locaux du Grand Cargo afin de permettre au CCHAR d’accueillir diverses résidences des arts de la rue.