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Yves Robert – Page 6 – Atelier Grand Cargo

Auteur/autrice : Yves Robert

  • Pierre Gattoni – posture

    Pierre Gattoni – posture

    peintures, dessins et sculptures

    du 27 août au 13 septembre 2020

    éditorial

    presse

    biographie

  • mille nuits ♀︎

    Atelier Grand Cargo

    Cornes-Morel 13, 2300 La Chaux-de-Fonds

    Yves Robert – texte et mise en lecture 
    Dominique Bourquin – lecture

    Une femme amoureuse promet d’attendre mille nuits la réponse de l’homme qu’elle convoite. Mille nuits à patienter sous un lampadaire la venue de l’être désiré. Ce soir, c’est la millième nuit et l’instant de vérité approche… 

  • mille nuits ♂︎

    Atelier Grand Cargo

    Cornes-Morel 13, 2300 La Chaux-de-Fonds

    Yves Robert – texte et mise en lecture 
    Yves Robert – lecture

    Un homme amoureux promet d’attendre mille nuits la réponse de la femme qu’il convoite.

    Mille nuits à patienter sous un lampadaire la venue de l’être désiré.

    Ce soir, c’est la millième nuit et l’instant de vérité approche… 

  • la posture ou la position particulière du corps

    la posture ou la position particulière du corps

    les temps chahutés

    Dans les temps chahutés et présents, dans ce moment où le mensonge se ment à lui-même, le sens premier de posture se dilue. À l’évocation de ce terme, il nous remonte en bouche comme un arrière-goût « d’imposture ». Ce n’est plus l’expression et l’exposition d’une position particulière qui domine, mais nous pressentons que l’usage de la posture porte en elle avec régularité une signification insincère et hypocrite issue de la tactique.

    Par exemple, les postures politiques abreuvent le monde de vérités changeantes et les changements à force d’être la règle perdent toutes particularités. Ces variances ne sont plus une évolution, mais des régressions, au mieux des redites. Les entreprises et leurs bataillons de communicants nous assènent à coup d’injonctions publicitaires une permanence d’irréalité.

    Face à cet environnement, ce biotope dans lequel nous errons, nous risquons d’être en définitive dans la posture de l’homme courbé.

    Échapper à cela implique la volonté du regard et l’intégrité des questionnements. Il s’agit sans fausse pudeur de faire partie intégrante de l’image du monde et de savoir dénicher ce qui vrille – ne pas avoir peur du déséquilibre, premier pas vers la conscience de l’équilibre.

    On peut considérer que trouver la posture ou la position particulière de l’humain dans le monde est une des nécessités de l’art.

    Le travail et le parcours de Pierre Gattoni sont établis sur des recherches multiples et variables, entre autres, les arts vivants, le déséquilibre et le questionnement, mais aussi la stabilité du cadre, la certitude et la rigueur. Un observateur inattentif ne percevrait en cela que la fragilité d’un état de paradoxal, toutefois il n’en est rien.

    À regarder de plus près, la cohérence se nourrit de l’incohérence, fait sens et vie.

    Une des œuvres exposées de Pierre Gattoni représente un personnage dressé sur un socle vertigineux. Il est une figure exposée au pilori du vertige. C’est un empilement de parallélépipèdes rectangles que par simplification nous nommerons – boîtes.

    Ces boîtes, volumes stables par essence, construisent paradoxalement une forme qui se brise et se déséquilibre. La répartition et « l’anarchie » des couleurs sur les facettes renforcent les perspectives et nous devinons le personnage en danger, le percevons comme vivant.

    Cet empilement devient soudainement une situation particulière, une forme humaine sur lesquelles nous avons loisir de nous projeter. Nous devenons alors spectateur interpelé et troublé par la proposition et nous appréhendons à nouveau le sens premier de posture – la position particulière d’un corps.

    Les autres œuvres exposées sont à chaque fois une variation de positions particulières, chacune contenant un temps et une histoire. Chacune nous interpelant sur une séquence de vie spécifique et pourtant commune à la nôtre.

    Un éclair de quotidien dans le quotidien, mais avec ce décalage qui force le regard.

    Pierre traverse le monde, la vie et réalise un travail artistique avec ce qu’il faut de décalage pour obliger le regard des spectateurs à se porter hors des évidences.

    Il occupe la position particulière de l’artiste

    Yves Robert

  • mille nuits ♀︎

    Atelier Grand Cargo

    Cornes-Morel 13, 2300 La Chaux-de-Fonds

    Yves Robert – texte et mise en lecture 
    Dominique Bourquin – lecture

    Une femme amoureuse promet d’attendre mille nuits la réponse de l’homme qu’elle convoite. Mille nuits à patienter sous un lampadaire la venue de l’être désiré. Ce soir, c’est la millième nuit et l’instant de vérité approche… 

  • Milles nuits ou regarder les grenouilles nager ♀︎

    Milles nuits ou regarder les grenouilles nager ♀︎

    © Yves Robert – consultation uniquement

    droits déposés à la Société Suisse des Auteurs


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  • mille nuits ou regarder les grenouilles nager ♂︎

    mille nuits ou regarder les grenouilles nager ♂︎

    théâtre monologue

    Un homme amoureux promet d’attendre mille nuits la réponse de la femme qu’il convoite. Mille nuits à patienter sous un lampadaire la venue de l’être désiré. Ce soir, c’est la millième nuit et l’instant de vérité approche… 

    extrait

    description cahier et commande

  • mille nuits ♂︎

    Atelier Grand Cargo

    Cornes-Morel 13, 2300 La Chaux-de-Fonds

    Yves Robert – texte et mise en lecture 
    Yves Robert – lecture

    Un homme amoureux promet d’attendre mille nuits la réponse de la femme qu’il convoite.

    Mille nuits à patienter sous un lampadaire la venue de l’être désiré.

    Ce soir, c’est la millième nuit et l’instant de vérité approche… 

  • la rivière à la mer

    la rivière à la mer

    le 8 février 2020 à 20h30 – Théâtre Ça respire encore – Nancy

  • la rivière à la mer

    la rivière à la mer

    le 9 février 2020 à 18h – Théâtre Ça respire encore – Nancy

  • une vie de facteur

    une vie de facteur

    samedi 25 janvier 2020 à 19h – en résidence au Cargo – Cie Ceux qui parlent aux inconnus

    une proposition de
    Éric Desport & Léo Vuille

    d’après le livre de
    Jean-Jacques Kissling

    Une Vie de Facteur est un spectacle tout public qui mêle texte, art du geste manipulation d’objets et de marionnettes. Il s’inspire de l’autobiographie d’un facteur genevois qui nous plonge dans un univers de lettres et de voyages. Au fil des mots et des images, on découvrira que le temps compte et que compter est devenu plus important que voyager. Un tempo vécu ici par deux comédiens qui joueront tous les protagonistes de cette histoire. Deux caractères, deux identités, mais la même vie, les mêmes rencontres.

    Éric Desport, Léo Vuille adaptation, dramaturgie, mise en scène et interprétation
    Simon Caillaud regard extérieur
    Pierre Gattoni scénographie
    Matthias Mermod création lumière
    Janick Nardin costumes
    Lucas Vuitel  Atelier 333  photographie
    François Chédel
    administration

    partenaires

  • une vie de facteur

    une vie de facteur

    janvier 2020 – en résidence au Cargo

    Cie Ceux qui parlent aux inconnus

    une proposition de Éric Desport & Léo Vuille d’après le livre de Jean-Jacques Kissling

    Une Vie de Facteur est un spectacle tout public qui mêle texte, art du geste manipulation d’objets et de marionnettes. Il s’inspire de l’autobiographie d’un facteur genevois qui nous plonge dans un univers de lettres et de voyages. Au fil des mots et des images, on découvrira que le temps compte et que compter est devenu plus important que voyager. Un tempo vécu ici par deux comédiens qui joueront tous les protagonistes de cette histoire. Deux caractères, deux identités, mais la même vie, les mêmes rencontres.

    distribution

    adaptation, dramaturgie, mise en scène et interprétation

    Éric Desport, Léo Vuille

    regard extérieur

    Simon Caillaud

    scénographie

    Pierre Gattoni

    création lumière

    Matthias Mermod

    costumes

    Janick Nardin

    photographie

    Lucas Vuitel  Atelier 333 

    administration

    François Chédel

    partenaire

  • livres

    livres

    édités

  • Pablo Fernandez – exposition 2019

    Pablo Fernandez – exposition 2019

    one time several spaces – du 8 au 24 novembre 2019

    à propos

    one time several spaces

  • le lieutenant de guerre

    le lieutenant de guerre

    théâtre monologue

    Avant sa chute, cet homme était né et vivait dans le monde de la fortune et de la gestion. Il était un lieutenant de guerre dans la finance, une forteresse tranquille et confortable loin des foules, loin de la réalité quotidienne, du métro et du salaire minimum. Il pratiquait une guerre feutrée se déroulant sur les écrans des ordinateurs avec des chiffres qui s’inscrivent et s’effacent par magie. Les carnages qui en découlent se produisent au loin et dans l’indifférence, mais parfois il suffit de regarder pour voir.

    extrait

    description cahier et commande

  • la rivière à la mer

    la rivière à la mer

    le 31 octobre 2019 à 19h – Théâtre du Concert – Neuchâtel

    distribution

    texte et lecture Yves Robert

    mise en lecture Blaise Froidevaux

  • la rivière à la mer

    la rivière à la mer

    le 30 octobre 2019 à 19h – Théâtre du Concert – Neuchâtel

    distribution

    texte et lecture Yves Robert

    mise en lecture Blaise Froidevaux

  • la rivière à la mer

    23 octobre 2019 – Atelier Grand Cargo (cinq représentations jusqu’au 27 octobre 2019)

    distribution

    texte et lecture Yves Robert

    mise en lecture Blaise Froidevaux

    presse

    répertoire

    Cette lecture-spectacle est au répertoire – pour les conditions et les disponibilités – nous contacter

  • la rivière à la mer

    la rivière à la mer

    Gauchebdo

    LECTURE • Auteur d’une vingtaine de pièces et de plusieurs récits, l’écrivain et metteur en scène de chaux-de-fonnier Yves Robert aime à mêler l’épique à l’intime, l’historique au métaphysique, comme dans «La Rivière à la mer».

    atelier créatif pour dire deuils et naissances

    Sous la direction du comédien Blaise Froidevaux, l’écrivain et homme de théâtre Yves Robert donne en lecture La Rivière à la mer en fond de cale de son Atelier Grand Cargo. Cette tanière artistique, il l’a créée au cœur de l’Esplanade, un quartier «populaire surgi dans les années 90 avec des logements sociaux». Le lieu accueille ses écritures et mises en scènes ainsi que photographes ou peintres exposés, agapes littéraires et concerts.

    A la source de l’Atelier, la réflexion suivante: «Travailler un spectacle, monter une production est une chose compliquée. Chaux-de-fonds n’est pas riche en adresses de spectacles avec ses deux structures principales, L’Heure Bleue-TPR et le Théâtre ABC intensément occupées. Disposer de temps et d’espace de répétition en devient un luxe.» D’où quelque chose, à une échelle bien plus modeste, du rêve de Brecht imaginant les représentations telles des respirations publiques au cœur d’un travail continu alliant écriture, essais, tâtonnements, recherches et répétitions. Il fallait oser ce site singulier en Suisse romande cultivant la modestie spatiale avec ses 35 places. «La vitesse de croisière d’un spectacle se trouve au fil des séances et de l’apprentissage de l’écoute du public», souligne le maître des lieux. L’infrastructure culturelle est financée par des mécènes et des privés extra-cantonaux, les subventionnements locaux étant destinés, eux, à la création.

    Morts

    Ceux qui suivent Yves Robert savent le plaisir qu’il prend à jouer avec les limites de la narration. Sa Rivière à la mer ne déroge pas à la règle. Cet écrivain de l’errance n’hésite pas à casser la chronologie, à l’émailler de flash-back ou de sauts dans le temps manière d’évoquer, de restaurer, mais aussi de reconstruire une mémoire défaillante. La vie est là, s’offrant et se retirant, comme la mer, pénétrante, tour à tour lointaine et familière. En témoigne aussi son récit La Ligne obscure, arpentage de la notion de personnage entre animalité originelle et barbarie mythologique ainsi que réflexion sur l’art de la fiction. Et sa pièce, Lieutenant de guerre. Elle dévoile un SDF tenter un improbable dialogue avec une femme posée derrière son entrée. «Vous devrez écraser mes mots, les réduire au silence. Si vous voulez refermer cette porte», dit- il.

    «À quoi bon regretter ce qui ne s’explique pas», confie l’auteur sur la mort du père. Le constat vaut pour la tante atteinte de démence sénile ou d’Alzheimer. A quel point-sommes- nous portés par l’absence d’êtres toujours en vie, mais sans plus d’accès au monde, réfugiés dans une forme de blancheur qui se confond avec l’effacement de soi. La mémoire de la tante «morte avant d’être morte» est ce «cerveau en paysage lisse. Un horizon toujours recommencé.» La maladie d’Alzheimer est un paysage blanc qui touche la personne qui ne peut s’en extraire. Elle «affecte l’individu sans qu’il puisse s’en réveiller. Il a mené à son terme la disparition de soi et n’a plus de comptes à rendre à un monde qu’il ne comprend plus ou ne veut plus comprendre», relève l’anthropologue David Le Breton.

    Naissances

    Le récit évoque notamment la mise en détention de Pinochet en Angleterre et la sinistre Opération Condor, cam- pagne d’assassinats et de répression touchant n’importe quel «dissident potentiel et ses proches» conduite par les services secrets chiliens, argentins, boliviens, brésiliens, paraguayens et uruguayen, de 1975 à 1983 avec le soutien des États-Unis. «Le plan Condor, des milliers de disparus. Des femmes, des hommes nus, tremblants. Balancés depuis les hélicoptères au large des mers australes. Éventrés vivants à coups de couteau. Un cadavre percé ne flotte pas», écrit Yves Robert relativement aux «vols de la mort» effectués au Chili et en Argentine. Ces faits historiques recoupent une interrogation essentielle: «Combien de naissances pour être un homme?» Ce thème des naissances multiples vient de la chanson de Dylan, Blowing in the Wind et son «how many times», comme dans «Combien de fois un homme doit-il lever les yeux/Avant de voir le ciel?» L’auteur considère ainsi que chaque événement qui nous constitue – avec sa prise de conscience sur notre état d’existence – est une naissance.

    «Lui, il regarde le visage fermé de son père et s’interroge. Il ressent de l’agacement à le voir s’accrocher. Un curieux mélange. Il ne sait pas comment dire adieu. Qui peut le savoir?», entend-on dans La Rivière à la mer. L’enterrement permet alors de saisir qu’à la disparition du père, le fils peut devenir son rêve. En entretien, le dramaturge tient à préciser: «S’imaginer que notre existence n’est valable que par le rêve des trépassés est une forme d’abstraction, de réinvention de notre réalité en partant du regard prêté au mort. Mais il ne s’agit pas d’accomplir les rêves inachevés de mon père».

    On suit ce travail de déduction, d’imagination qu’il faut réaliser pour que les vivants répondent aux morts, les présents aux absents: le décès du grand- père – «un vieux monsieur avec une canne, un chapeau et un sourire de fonctionnaire postal à la retraite» – en ses dimensions parfois burlesques constitue le cœur de cet ensemble, la pierre angulaire du récit. Comme souvent chez l’écrivain, le rire se dissimule dans la gravité. Ainsi la mort subite du pasteur devant prononcer l’oraison funèbre du grand-père, la veille de celle-ci. Narré avec une cinglante concision, l’épisode incongru scande la première compréhension de la mort en sa dimension tragicomique chez l’enfant de La Rivière à la mer. ■

    Bertrand Tappolet

  • la rivière à la mer

    23 octobre 2019 – Atelier Grand Cargo (cinq représentations jusqu’au 27 octobre 2019)

    distribution

    texte et lecture Yves Robert

    mise en lecture Blaise Froidevaux

    presse

    répertoire

    Cette lecture-spectacle est au répertoire – pour les conditions et les disponibilités – nous contacter

  • la rivière à la mer

    23 octobre 2019 – Atelier Grand Cargo (cinq représentations jusqu’au 27 octobre 2019)

    distribution

    texte et lecture Yves Robert

    mise en lecture Blaise Froidevaux

    presse

    répertoire

    Cette lecture-spectacle est au répertoire – pour les conditions et les disponibilités – nous contacter

  • la rivière à la mer

    23 octobre 2019 – Atelier Grand Cargo (cinq représentations jusqu’au 27 octobre 2019)

    distribution

    texte et lecture Yves Robert

    mise en lecture Blaise Froidevaux

    presse

    répertoire

    Cette lecture-spectacle est au répertoire – pour les conditions et les disponibilités – nous contacter

  • la rivière à la mer

    la rivière à la mer

    lecture-spectacle – octobre 2019

    Les circonstances de mon premier enterrement furent burlesques. Non pas réellement le mien, puisque je suis encore de ce monde, mais celui de mon grand-père, un vieux monsieur avec une canne, un chapeau et un sourire de fonctionnaire postal à la retraite. Par un curieux hasard, le pasteur désigné pour l’oraison mourut dans la nuit précédant la cérémonie. Vu son âge, l’ecclésiastique avait convenu que le croque-mort viendrait le chercher avec son automobile noire, et, vu son âge, il avait négligé de prévenir sa gouvernante à propos de la cérémonie prévue. Un oubli.

    distribution

    texte et lecture

    Yves Robert

    mise en lecture

    Blaise Froidevaux

    photographie

    @ Catherine Meyer

    durée

    60 minutes


    soutiens et partenaires

  • la rivière à la mer

    23 octobre 2019 – Atelier Grand Cargo (cinq représentations jusqu’au 27 octobre 2019)

    distribution

    texte et lecture Yves Robert

    mise en lecture Blaise Froidevaux

    presse

    répertoire

    Cette lecture-spectacle est au répertoire – pour les conditions et les disponibilités – nous contacter

  • la rivière à la mer

    la rivière à la mer

    théâtre monologue

    Les circonstances de mon premier enterrement furent burlesques. Non pas réellement le mien, puisque je suis encore de ce monde, mais celui de mon grand-père, un vieux monsieur avec une canne, un chapeau et un sourire de fonctionnaire postal à la retraite. Par un curieux hasard, le pasteur désigné pour l’oraison mourut dans la nuit précédant la cérémonie. Vu son âge, l’ecclésiastique avait convenu que le croque-mort viendrait le chercher avec son automobile noire, et, vu son âge, il avait négligé de prévenir sa gouvernante à propos de la cérémonie prévue. Un oubli.

    extrait

    description cahier et commande

  • Pascal Bourquin

    Pascal Bourquin

    peintre

    travaux au Cargo

     9 encres de Chine 2024 

    exposition 2019

    est né en 1970 à Southampton (GB), il vit et travaille à La Chaux-de-Fonds après avoir grandi à Saignelégier. Cet artiste est diplômé de l’EAA de La Chaux-de-Fonds en 1993. Il travaille dans cette ville depuis lors. Il expose régulièrement dans la région et a notamment participé à six Biennales organisées au MBAC à La Chaux-de-Fonds, dont il est le lauréat en 1993. Ce musée lui achète un diptyque en 2007.

  • Pascal Bourquin – exposition 2019

    Pascal Bourquin – exposition 2019

    peintures – du 29 août au 15 septembre 2019

    répression

    éditorial

    biographie

  • Gênes, 20 juillet 2001

    Gênes, 20 juillet 2001

    mort d’un anarchiste

    Lorsque j’ai visité l’atelier de Pascal Bourquin, une peinture se distinguait des autres et  s’enfonçait dans le cœur comme une écharde.

    On y voyait le corps étendu de Carlo Giuliani, un manifestant de 23 ans tué lors du G8 à Gênes en juillet 2001.

    L’homme à terre est encerclé par une multitude de policiers en tenues antiémeutes, figures inquiétantes et dont presque aucune n’ose regarder directement vers le cadavre.

    J’ai eu immédiatement une affinité pour cette peinture.

    En 2001, j’avais pris quelques notes à partir des relations journalistiques traitant de cette première grande manifestation internationale contre la globalisation.

    Cela avait constitué le matériel nécessaire à la conclusion d’une pièce de théâtre écrite, elle, en 2003 : La mort de Vladimir.

    Je l’ai raconté à Pascal et lui m’a confié avoir été arrêté parmi les manifestants ce jour à Gênes.

    Dans le centre de détention où il était retenu, il avait entendu cette phrase si éclairante de l’état d’esprit dominant les forces de l’ordre : on s’en est fait un !

    Chaque année, le 20 juillet, il rejoint Gênes et rend hommage à Carlo, mort à 17h27 sur la place Gaetano Alimonda, renommée à chaque fois : Piazza Carlo Giuliani – ragazzo.

    À l’évidence, cette peinture vient de loin.

    De manière générale, un parcours d’artiste qui ne s’inscrit pas dans le réel d’une façon ou d’une autre court le risque de se révéler insipide.

    Parfois, la beauté et la présence du monde se discernent par l’équilibre des couleurs, de la composition, et permet à nous humains, de replonger dans une nature qui fut notre premier habitat et retrouver le plaisir des beautés simples.

    Telles sont ses toiles de forêts, de combes et d’étangs, une facette différente de son travail.

    En regard de celle exposant le cadavre de Carlo, ce n’est pas une dissonance, mais un contrepoint.

    Il y a les représentations d’ateliers, traces d’un passé industriel en disparition. L’homme est absent de l’image, pourtant la présence de son âme reste indélébile. Les fantômes des perdants de la disruption demeurent.

    L’homme réel et le travail réel ont été effacés par la robotisation et un progrès autoproclamé, mais toutefois le souvenir est tenace.

    Peindre, c’est résister à la vitesse et accepter la lenteur, c’est inscrire du temps sur la toile, y accrocher de la mémoire.

    On le voit, la palette de l’artiste est large, l’homme est complet, sa discrétion : une sagesse.

    Un pas de retrait afin de mieux cerner la complexité du monde et le donner à voir avec l’humilité du peintre.

    La représentation de la mort de Carlo Giuliani ne s’est pas faite sur un coup de tête ou dans la précipitation de l’émotion, elle a pris son temps, trouvé sa maturité et s’est construite dans la difficulté avec le souvenir et la douleur.

    Je ne sais pas s’il s’agit d’un exorcisme, car cette part de secret lui appartient.

    Ce que je sais, c’est que l’ensemble de son travail s’établit avec une démarche intègre.

    Humblement, j’espère le travail d’expérimentation mené à l’Atelier Grand Cargo être sur une ligne similaire.

    Soit ne pas être innocent et ne pas s’inquiéter des tabous, montrer ce qui nous apparaît être le monde, fût-il violent, indélicat et provocant, mais toujours s’accrocher à cette alouette fuyante : la rigueur, à ce nuage inaccessible : la beauté. 

    Gênes, le 21 juillet 2019

  • Niobé, un matin

    Niobé, un matin

    © Yves Robert – consultation uniquement

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  • Aurore Faivre

    Aurore Faivre

    comédienne

    Travaux au Cargo

    Niobé, un matin

    Après sa formation à l’école Les Teintureries à Lausanne (2011-2014) Aurore Faivre crée la Cie Balor avec Lucas Schlaepfer, plasticien. La compagnie compte trois créations à son actif : « Les Sirènes », spectacle qui à vu le jour en 2016, « Bicmaquinas », animation performance créée en 2017 et qui tourne encore actuellement ainsi que « Le Roi s’arpente la Plage des six pompes », déambulation de rue. Aurore quitte la compagnie en 2018.

    Depuis sa sortie de l’école, elle a joué dans une dizaine de spectacles sur diverses scènes de la suisse romande et de la suisse allemande. Elle travaille notamment avec la Cie Pasquier / Rossier, Benjamin Knöbil, Anne Schwaller et Sandro Atillio Palese. Elle à mis en scène sa première pièce en février 2017, une commande de la Cie RRK.

    Dernièrement, elle a travaillé sur différents projets dont la réalisation d’un court métrage ainsi qu’une lecture musicale autour de textes de Sénèque et d’Elfriede Jelinek avec la pianiste Coraline Cuenot. 

  • Niobé, un matin

    Niobé, un matin

    théâtre monologue

    C’est le récit de la vie d’une femme amoureuse, perdue et éperdue. Elle aime un homme tel qu’il est et le prend dans son intégrité de la beauté à l’obscurité. C’est aussi le trouble de l’orgueil, poison subtil qui fait perdre la raison et provoque la chute, stimule le comportement vers une folie stupéfiante. Convaincue par l’illusion d’être supérieure ou égale aux divinités, Niobé laisse ses quatorze enfants se faire massacrer.

    extrait – une marée froide montée de la lune

    description cahier et commande

  • Niobé, un matin

    Niobé, un matin

    lecture – spectacle – 2019

    C’est le récit de la vie d’une femme amoureuse, perdue et éperdue. Elle aime un homme tel qu’il est et le prend dans son intégrité de la beauté à l’obscurité. C’est aussi le trouble de l’orgueil, poison subtil qui fait perdre la raison et provoque la chute, stimule le comportement vers une folie stupéfiante. Convaincue par l’illusion d’être supérieure ou égale aux divinités, Niobé laisse ses quatorze enfants se faire massacrer. 

    distribution

    texte et mise en lecture

    Yves Robert

    lecture

    Aurore Faivre

    photographies

    © Catherine Meyer

    durée

    60 minutes


    soutiens et partenaires

  • Niobé, un matin

    C’est le récit de la vie d’une femme amoureuse, perdue et éperdue. Elle aime un homme tel qu’il est et le prend dans son intégrité de la beauté à l’obscurité. C’est aussi le trouble de l’orgueil, poison subtil qui fait perdre la raison et provoque la chute, stimule le comportement vers une folie stupéfiante. Convaincue par l’illusion d’être supérieure ou égale aux divinités, Niobé laisse ses quatorze enfants se faire massacrer. La conscience tardive de son malheur la pétrifie, elle devient rocher avec deux ruisseaux de larmes. 
    Nous la découvrons à son réveil après mille ans, mille jours, peu importe, car ce matin-là le temps n’a plus d’importance. Sa mémoire troublée reconstitue les épisodes de sa vie et remonte à rebours son destin jusque vers l’enfance.

    liste des pièces à lire

    traductions

    information importante

    les textes sont libres d’accès pour la lecture individuelle et privée – une demande d’autorisation est indispensable pour toute autre utilisation

  • la mort de Vladimir

    30 avril 2019 à 20h30 – Tastemot, Café Théâtre du Bourg

    La Mort de Vladimir évoque en toute simplicité la vie d’un bébé très méconnu et tout à fait célèbre, puisqu’il s’agit de celui qui se trouvait dans la poussette du film « Le Cuirassé Potemkine » d’Eisenstein.

    On le surprend alors qu’il dévale les escaliers d’Odessa sous le feu des soldats, début d’une vie faite tout entière d’aventures et de luttes qui traverse le XXe siècle.

    Sans surprise, à la fin, il meurt ! 

    distribution

    texte et lecture

    Yves Robert

    lecture

    Samuel Grilli

    musique

    Coraline Cuenot

    la simplicité

    C’est une lecture sans effet de manche. Une valise, quelques photographies et la corne d’un vieux gramophone pour écouter des musiques désuètes servent de point d’appui ou de respiration, toutefois avec les attributs d’un spectacle, soit de la lumière, une sonorisation et une scénographie.

    soutiens et partenaires

  • Roberto Romano – exposition 2019

    Roberto Romano – exposition 2019

    necroscopia – du 14 avril au 6 avril 2019

    Cette exposition nous dévoile une Italie peu connue du grand public. Celle de lieux chargés d’histoire(s) qui sont laissés à l’abandon faute de moyens. Sanatoriums, grands hôtels, monastères et autres hôpitaux psychiatriques en proie aux dégâts du temps et au vandalisme. Chacun de ces lieux, au travers de ces photographies, nous invite à imaginer son histoire et ses acteurs passés.

    éditorial – le 14 mars 2019

    presse

    biographie

  • Blaise Froidevaux

    Blaise Froidevaux

    Blaise Froidevaux est né à La Chaux-de-Fonds en 1961 et vit à Neuchâtel depuis 1998. Il travaille comme comédien, scénographe et metteur en scène.

    En 1991, il cofonde la compagnie Théâtre Rumeur, dont il est membre permanent de 1994 à 2006, en 2000 il est l’un des  cofondateurs de la Maison du Concert, lieu de création artistique professionnelle dans le domaine des arts vivants à Neuchâtel.

    En  2008  il cofonde la compagnie Théâtre à tous les étages dont il est membre jusqu’à sa dissolution en 2013.

    Depuis 2014 il développe des projets personnels tout en continuant à travailler régulièrement avec différentes compagnies. Il a notamment travaillé avec: Yves Robert, Olivier Nicola, Jean-Pierre Laroche, Dominique Bourquin, Jacint Margarit, Raphaël Pattoud, Robert Sandoz, Sylvie Girardin, Samuel Grilli… 

  • le temps des intendants

    le temps des intendants

    Nécroscopie ou observer dans le cadavre des choses mortes.

    Au-delà de la qualité esthétique des photographies de Roberto Romano, j’ai été immédiatement interpellé par la résonance fantomatique de ces lieux morts capturés en images, cadavres modernes et témoins de notre époque : le temps des intendants.

    Je ne saurais pas dire quand cela a commencé, mais un jour, ils étaient là. Ils avaient des sourires affables et serraient les mains de chacun comme s’ils s’entretenaient avec un ami cher. Pratiquant le pouvoir, ils furent de moins en moins concernés par le réel et devinrent de plus en plus redevables à une aristocratie gestionnaire. Leurs idéaux se mélangèrent jusqu’à devenir identiques. La foi dans une même religion économique en a fait d’excellents intendants qui redistribuent largement le produit des terres aux possédants et contraignent les citoyens à l’usure et l’économie.

    Pour les plus faibles, de ces manœuvres surgit la ruine.

    Drame sans importance tant que demeure l’illusion de la croissance et la perspective de sauvegarder le confort des plus méritants. Alors sur les périphéries se dresse inexorablement un paysage de décombres. Des villes sans hôpitaux s’assèchent, des régions perdent leurs industries, les jeunes tentent leur chance ailleurs, des usines deviennent des friches, les rues se délabrent et les magasins disparaissent derrière la face agglomérée de panneaux tagués et recouverts d’affiches. Lentement, nous nous habituons à cet état qui s’installe dans le quotidien, lentement cette image s’expose jusque sur les murs des musées et sur les parois des galeries – des ateliers comme le nôtre.

    Un jour, Roberto nous a présenté son travail et il est devenu évident que nous l’exposerions.

    Toutefois ne présenter ces photographies que sur leurs valeurs esthétiques serait à mon sens un acte vain.

    Je veux croire qu’exposer ce réel de l’abandon nous permet de conserver, comme un devoir de conscience, la trace de cette humanité barrée d’un trait de plume aux actifs du bilan. Si les intendants s’évertuent à rendre les gens invisibles, cela est plus difficile avec les lieux où ces mêmes gens ont travaillé, vécu, aimé, joui ou souffert. Sur une des photographies de Roberto Romano, quatre assiettes sont restées sur une table, le reste est en ruine. Au-delà de la beauté, les décombres avec leur lumière, nous pouvons nous imaginer un repas interrompu, une discussion tue, la présence d’une famille ou d’amis, des artisans, des ouvriers. En bref un quotidien laborieux.

    Qui étaient-ils ?

    Nous ne le saurons jamais.

    Mais nous pouvons supposer sans trop nous tromper que c’étaient des gens simples, la modestie de la table et des chaises en témoignent.

    Pour ma part, je veux regarder dans la profondeur jusqu’à traverser ces splendides images et affirmer que les gens ne sont pas que des lignes comptables – ici vivaient des gens de sang, de pensées, d’os et de chair. Le travail photographique de Roberto Romano nous montre que le monde a été le monde, que du délabrement émerge toujours les lambeaux de la beauté et surnage la trace des existences.

    Lorsque nous avons choisi d’exposer le travail de Roberto Romano, les autorités n’avaient pas encore décidé de supprimer l’école de notre quartier, l’un des plus précaires de la ville. C’est maintenant chose faite. Même s’il est difficile de prédire l’avenir, l’hypothèse du délabrement doit être considérée comme probable.

    Dans quelques années, peut-être qu’un photographe aussi talentueux que Roberto Romano s’introduira dans les appartements vides, recherchera les meilleures lumières et nous livrera un travail qui nous rappellera qu’ici, joyeusement, des gens ont fait l’amour.

  • Roberto Romano

    Roberto Romano

    photographe

    travaux au Cargo

    exposition necroscopia – 2019

    Roberto Romano est né et a grandi dans le canton de Neuchâtel, Suisse. Photographe autodidacte depuis le début des années 1990, il se plaît à jouer avec les contraintes et les temporalités propres à la photographie argentique. C’est rarement le sujet qui donne vie aux photographies de Roberto Romano. Dans certaines il en est même pratiquement absent. C’est plutôt le regard qui est porté. Comme autant de tentatives de capter l’invisible. L’inexplicable émotion face à certains paysages, la sensation d’une présence en un lieu abandonné, l’esthétique involontaire d’un élément urbain.

  • deux frères – écritures croisées

    deux frères – écritures croisées

    performance – 2018

    L’un présente son nouveau roman, l’autre l’ébauche d’une nouvelle pièce de théâtre. Le plaisir entre deux frères de croiser leurs regards sur leurs écritures


    soutiens et partenaires

  • le lieutenant de guerre

    18 novembre 2018 à 11h – Atelier Grand Cargo (dix représentations jusqu’au 18 novembre)

    distribution

    écrit et mis en scène par Yves Robert
    interprété par Blaise Froidevaux